Les bibliothèques ont de l’avenir

8 janvier 2010
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J’ai été invité par Alain Gif­fard à pré­sen­ter une confé­rence inti­tu­lée « Read/​Write Book. Le livre ins­crip­tible » à la Cité du Livre, à Aix-​en-​Provence, dans le cadre d’un col­loque de deux jour­nées por­tant sur les méta­mor­phoses numé­riques du livre. Inté­res­sant exer­cice, pour moi, que de pré­sen­ter les évolu­tions en cours à un public essen­tiel­le­ment com­posé de libraires, de biblio­thé­caires et d’éditeurs, alors que je parle en géné­ral à des publics uni­ver­si­taires. Il fal­lait dépla­cer le débat et les exemples, habi­tuel­le­ment cen­trés sur l’approche heu­ris­tique, à un niveau plus géné­ral. Je ne suis pas sûr d’y être lar­ge­ment par­venu, car les pro­blé­ma­tiques scien­ti­fiques sont rela­ti­ve­ment dif­fé­rentes de celles qui concernent la lec­ture publique. J’étais d’autant plus gêné par ce « trou » dans mon rai­son­ne­ment que je parle habi­tuel­le­ment de démo­cra­ti­sa­tion de l’accès au texte par le numé­rique. Mais je sen­tais bien que c’est plus com­pli­qué dès qu’on sort du monde de la publi­ca­tion savante.

L’avenir fédéré des bibliothèques

Je suis donc arrivé à la confé­rence avec une ques­tion en tête: mais que vont deve­nir les biblio­thèques, en tant que lieu, alors qu’Internet n’est pas un lieu? Je venais plai­der, notam­ment, pour l’abandon du féti­chisme du sup­port papier, pour la prise en compte des menaces sur la neu­tra­lité du réseau, pour la prise en compte de la révo­lu­tion de l’accès que consti­tue Inter­net (et son cor­tège de nou­velles pra­tiques de lec­tures), et pour la construc­tion d’une fédé­ra­tion de biblio­thèques, pour qu’elles puissent se regrou­per autour de la construc­tion d’un annuaire de res­sources élec­tro­niques qui pour­rait suc­cé­der au mori­bond Dmoz. Moi-​même, ayant créé puis aban­donné l’Album des sciences sociales, je connais l’ampleur et la com­plexité d’une telle tâche.

L’appropriation, coeur d’une stra­té­gie numérique

Mais, je dois l’avouer, j’étais embar­rassé face à l’apparente contra­dic­tion entre l’ancrage ter­ri­to­rial très fort d’une biblio­thèque et le carac­tère hors-​sol d’internet. Com­ment ne pas par­ta­ger la crainte des biblio­thèques face au déve­lop­pe­ment des pra­tiques d’internet à l’extérieur de leurs murs? Com­ment pourraient-​elles se réin­ven­ter dans les ter­ri­toires numé­riques? Com­ment pourront-​elles valo­ri­ser auprès des mai­ries, des conseils géné­raux et régio­naux, des actions en ligne qui ne s’adressent pas expli­ci­te­ment aux admi­nis­trés des ins­ti­tu­tions qui financent? J’ai pro­posé une réponse, en insis­tant sur la for­ma­tion, je dirais même l’éducation, que les biblio­thèques devraient four­nir aux popu­la­tions. Le modèle d’appro­pria­tion (voir «  La longue marche vers l’appropriation  »), sur la base duquel j’ai conçu le pro­jet ini­tial de Revues​.org, repose sur cette idée prin­ci­pale : le déve­lop­pe­ment de com­pé­tences numé­riques est un impor­tant enjeu de société, et il doit tra­ver­ser l’ensemble du corps social, à tous âges. Il faut for­mer les pro­fes­sion­nels, les chô­meurs, les jeunes, les vieux, les retrai­tés et les col­lé­giens. L’ampleur de la tâche est énorme, pour pas­ser du digi­tal gap à la com­pé­tences numé­rique, qui per­met­tra à notre société de maî­tri­ser son ave­nir numé­rique. C’est-à-dire de pro­cé­der à des choix de société inté­grant les évolu­tions du numé­rique, et orien­tant for­te­ment ces évolutions.

Mais je sen­tais bien qu’il y avait là une réponse exces­si­ve­ment par­tielle à la ques­tion de l’avenir des biblio­thèques. Les biblio­thèques doivent déve­lop­per leur offre de for­ma­tion des usa­gers, c’est entendu. Mais, au-​delà?

Sou­ve­nirs de biblio­thèque publique, le week-​end

Suite à la grève de la BPI, nous échan­gions, Bruno, Inès, Pierre et moi nos sou­ve­nirs dans ce lieu de culture très impor­tant. Ce qui res­sor­tait le plus, c’était la proxi­mité avec les livres, qui consti­tue pour beau­coup une révé­la­tion, et l’extraordinaire liberté des horaires. Fer­me­ture tar­dive, ouver­ture le week-​end, avaient fait de cette biblio­thèque un lieu de tra­vail et de plai­sir, une réponse à une pro­fonde demande sociale.

Ouvrons les portes

En réa­lité, les biblio­thèques sont des lieux. Elles consti­tuent des lieux de média­tion avec le savoir. Des lieux d’accès au savoir. Elles consti­tuent égale­ment des lieux de démo­cra­ti­sa­tion du savoir et de l’accès à celui-​ci. Des biblio­thèques ouvertes à l’intérieur de plages horaires larges, pro­po­sant l’accès au savoir et à la lit­té­ra­ture, ana­lo­giques ou numé­rique (qu’importe !), voilà ce dont nous avons besoin. Ouvrons les portes. Offrons des lieux de calme, d’accès à inter­net, mais aussi d’accès aux ins­tru­ments qui per­mettent de mani­pu­ler le savoir numé­rique (trai­te­ments de texte en ligne, outils biblio­gra­phiques, moteurs, ges­tion de don­nées et d’annotations per­son­nelles, etc.). Quelle est la pro­por­tion de la popu­la­tion des lycées et étudiants qui n’ont pas accès au pri­vi­lège d’avoir une chambre où tra­vailler serei­ne­ment, avec un bureau, un dic­tion­naire, un accès haut débit à inter­net et un équi­pe­ment infor­ma­tique digne de ce nom? Quelle est la pro­por­tion de la popu­la­tion qui dis­pose, dans son entou­rage proche, des per­sonnes pou­vant les gui­der dans le maquis du savoir, leur indi­quant les grilles de lec­ture per­met­tant d’identifier un lieu publiant des textes de qua­lité par rap­port à d’autres, moins métho­diques et moins structurés?

Nous n’avons jamais eu autant besoin de médiation.

Déci­dé­ment, les biblio­thèques ont de l’avenir.

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15 Responses to Les bibliothèques ont de l’avenir

  1. […] This post was men­tio­ned on Twit­ter by Marin Dacos, Julien Sicot. Julien Sicot said: RT: @marind: Les biblio­thèques ont de l’avenir — http://​blog​.homo​-nume​ri​cus​.net/​a​r​t​i​c​l​e​1​0​3​4​5​.​h​tml […]

  2. Pierre Mounier on 8 janvier 2010 at 0 h 45 min

    Très inté­res­sant. A lire en contre­point de l’intervention de Fran­çois Gèze sur « le livre déma­té­ria­lisé » dans un col­loque orga­nisé par l’ENSSIB.

    http://​www​.ens​sib​.fr/​b​i​b​l​i​o​t​h​e​q​u​e​-​n​u​m​e​r​i​q​u​e​/​d​o​c​u​m​e​n​t​-​4​8​048

    Invité à pré­dire l’avenir du livre en 2019, il assigne aux biblio­thèques un rôle très dif­fé­rent de celui que tu pro­poses. Il voit en effet ces ins­ti­tu­tions uni­que­ment comme des ache­teuses d’accès à des bou­quets de res­sources numé­riques. Cette dif­fé­rence tient évidem­ment à des posi­tions très dif­fé­rentes sur l’open access : dans un océan de res­sources en accès libre, les biblio­thèques ont évidem­ment un rôle de média­tion très impor­tant à jouer. Les res­sources en accès payant font en revanche l’objet de poli­tiques d’acquisition. Autre­ment dit, on a une vision de l’information comme bien com­mun –où les biblio­thèques jouent un rôle de média­teur — contre une vision de l’information comme mar­ché — où elles sont des agents économiques.

    Il serait dom­mage que le pas­sage au numé­rique des biblio­thèques signi­fie un aban­don ou une dimi­nu­tion impor­tante de leurs mis­sions de média­tion au pro­fit des mis­sions d’acquisition qui, par ailleurs, se com­plexi­fient sur le plan tech­nique (et demandent donc res­sources et com­pé­tences). J’ai bien peur que ce soit un peu le cas : j’ai l’impression qu’il appa­raît comme plus valo­ri­sant pour des biblio­thé­caires de dis­cu­ter tech­nos et gros sous avec des four­nis­seurs de res­sources payantes ou des inter­mé­diaires d’abonnement que d’aider le public à maî­tri­ser les bases de la digi­tal lite­racy… Comme toi, je pense qu’il faut au contraire rééqui­li­brer la valeur accor­dée à ces dif­fé­rentes mis­sions. Les biblio­thèques s’interrogent sur leur ave­nir ? Et bien il y a là un bou­le­vard à occu­per : si elles pou­vaient être iden­ti­fiées aussi bien en BU qu’en lec­ture publique (et on pour­rait par­ler des CDI aussi) comme des lieux de réfé­rence pour amé­lio­rer ses capa­ci­tés à trou­ver, iden­ti­fier, qua­li­fier l’information, ce serait un énorme pro­grès. On n’y est pas.

  3. Gunthert on 8 janvier 2010 at 0 h 56 min

    Belle ana­lyse théo­rique. Mais tu viens en même temps de nous expli­quer pour­quoi les biblio­thèques vont mou­rir. A la dif­fé­rence d’internet, qui peut res­ter ouvert dimanche et jours fériés sans sur­coût, le main­tien d’un accès au public dans les lieux phy­siques est d’abord et avant tout une ques­tion bud­gé­taire. Pour avoir cogéré une assoc qui a essayé vaille que vaille de main­te­nir l’accès à ses fonds, je peux te dire qu’on était content d’arriver à ouvrir quatre demi-​journées par semaine. Pas sûr que ça fasse vrai­ment le poids :-(

  4. Hubert Guillaud on 8 janvier 2010 at 2 h 30 min

    Je suis un peu de l’avis d’André sur le sujet. On voit bien que pour l’instant, l’ouverture des portes (même sur les col­lec­tions numé­riques) est bien faible (on ne consulte que sur site bien sou­vent). Et on ne parle pas des pro­blèmes d’ouvertures des lieux phy­siques… Ni sur le fait qu’aucune biblio­thèque fran­çaise ne pro­pose par exemple des for­mules d’envoi de livres par la poste…

    Je suis loin d’être opti­miste quand je dois par­ler de l’avenir des biblio­thèques pour ma part. Leur seules actions dans le numé­rique sont sur la numé­ri­sa­tion et l’offre de bou­quets d’abonnement. La média­tion (et la for­ma­tion) sont le parents pauvre.

    Ne par­lons pas enfin du pro­blème prin­ci­pal : la fédé­ra­tion d’initiatives. Pour exis­ter sur l’internet, il faut que les biblio­thèques déve­loppent des ser­vices com­muns, à por­tée natio­nale (et pas seule­ment locale), dans les­quels cha­cun contri­bue. Pas seule­ment des actions de numé­ri­sa­tion, mais sur­tout des actions de média­tion et de créa­tion de nou­veaux ser­vices. Des ser­vices de par­tage de lec­ture (Zazie­web), des ser­vices de prêts dis­tants (Papers­tine), des ser­vices de ren­sei­gne­ments (Gui­chet du savoir), des ser­vices de recom­man­da­tion qua­li­fiés (qua­si­ment des médias qua­li­fiant de l’information sur une mul­ti­tude de sujets)…

    Pour arri­ver à cela, il faut que les biblio­thèques s’associent les unes les autres. Et là, il y a du travail.

  5. Intéressant à lire « Ma(g) BU on 8 janvier 2010 at 4 h 32 min

    […] Inté­res­sant à lire Extrait: En réa­lité, les biblio­thèques sont des lieux. Elles consti­tuent des lieux de média­tion avec le savoir. Des lieux d’accès au savoir. Elles consti­tuent égale­ment des lieux de démo­cra­ti­sa­tion du savoir et de l’accès à celui-​ci. Des biblio­thèques ouvertes à l’intérieur de plages horaires larges, pro­po­sant l’accès au savoir et à la lit­té­ra­ture, ana­lo­giques ou numé­rique (qu’importe !), voilà ce dont nous avons besoin. Ouvrons les portes. Offrons des lieux de calme, d’accès à inter­net, mais aussi d’accès aux ins­tru­ments qui per­mettent de mani­pu­ler le savoir numé­rique source: Extrait: En réa­lité, les biblio­thèques sont des lieux. Elles consti­tuent des lieux de média­tion avec le savoir. Des lieux d’accès au savoir. Elles consti­tuent égale­ment des lieux de démo­cra­ti­sa­tion du savoir et de l’accès à celui-​ci. Des biblio­thèques ouvertes à l’intérieur de plages horaires larges, pro­po­sant l’accès au savoir et à la lit­té­ra­ture, ana­lo­giques ou numé­rique (qu’importe !), voilà ce dont nous avons besoin. Ouvrons les portes. Offrons des lieux de calme, d’accès à inter­net, mais aussi d’accès aux ins­tru­ments qui per­mettent de mani­pu­ler le savoir numé­rique source: Blogo Numéricus […]

  6. Arnaud Lelache on 8 janvier 2010 at 5 h 02 min

    Je suis tout à fait d’accord avec cette ana­lyse, la biblio­thèque est avant tout un LIEU avec une atmo­sphère par­ti­cu­lière. Un lieu par­ti­cu­lier ou on se sent à son aise quand on res­sent un besoin de culture ou de connaissance.

    Le peer2peer n’a pas tué les concerts live, il per­met au contraire de faire connaitre des artistes. Il est en concur­rence avec l’écoute indi­vi­duelle (CD), pas avec la pra­tique cultu­relle partagée.

    De la même façon, la télé­vi­sion et inter­net n’ont pas fait dis­pa­raitre les salles de cinéma.

    Les biblio­thèques, ou média­thèques conti­nue­ront de jouer un rôle impor­tant dans la cité de demain.

  7. […] This post was men­tio­ned on Twit­ter by Arnaud Lelache and Arnaud Lelache, Arnaud Lelache. Arnaud Lelache said: Bon article sur l’avenir des biblio­thèques à l’ère du numé­rique http://​bit​.ly/​8​f​8​7tK Je suis tout à fait d’accord… http://​bit​.ly/​6​X​D​SA0 […]

  8. Kathie Durand on 8 janvier 2010 at 5 h 33 min

    @ Pierre Mou­nier : « Il serait dom­mage que le pas­sage au numé­rique des biblio­thèques signi­fie un aban­don ou une dimi­nu­tion impor­tante de leurs mis­sions de média­tion » : ce serait dra­ma­tique en effet, mais, sans volonté de défendre les biblio­thé­caires –dont je suis c’est vrai-​, et pour les fré­quen­ter pas mal sur les routes du Cher, je vous assure que leur pre­mier réflexe est de se deman­der com­ment don­ner accès à ces res­sources; il y a à inven­ter ici, sur­tout que l’on n’est pas sûr d’être déjà hyper per­for­mant pour la média­tion du livre … qui n’est jamais gagnée et à construire sans cesse. Le souci avec la tech­nique, c’est que les biblio­thé­caires doivent se la col­ti­ner un peu seuls … alors for­cé­ment, il y a une phase indis­pen­sable où elle semble un peu prendre le des­sus;
    je retourne lire les autres commentaires !

  9. Kathie Durand on 8 janvier 2010 at 5 h 52 min

    @ Hubert Guillaud, yes, il y a du tra­vail …! mais il y a aussi pas mal d’initiatives qui fusent d’une mul­ti­tudes de biblio­thèques, Cher­me­dia, Tou­rai­ne­me­dia, Bagno­let, Issy les Mou­li­naux, calice68, BU Angers, BPI, Saint Her­blain Lyon Nantes Pru­niers en Sologne et toutes celles que j’oublie et toutes celle que je ne connaît pas des petites des moyennes des grandes qui se croisent et se saluent sur Inter­net et Twit­ter …c’est le début de quelque chose de nou­veau, à tra­vailler et à suivre

  10. Kathie Durand on 8 janvier 2010 at 5 h 53 min

    connais avec un s !

  11. mehrezi moncef on 8 janvier 2010 at 6 h 27 min

    Les biblio­thèques doivent chan­ger leurs modes de fonc­tion­ne­ment, elles devraient apprendre à gérer des flux d’information et pas seule­ment un fonds docu­men­taire. La for­ma­tion des biblio­thé­caires doit prendre en consi­dé­ra­tion les nou­velles exi­gences liées au numé­rique, le biblio­thé­caire voit son rôle en chan­ge­ment, en muta­tion vers des méthodes qui se basent sur le numé­rique et qui s’adresse à un nou­vel usa­ger. Les biblio­thèques vont peut être perdre la notion de « lieu de savoir » mais elles res­te­ront tou­jours « un espace de connais­sance » sous forme phy­sique ou vir­tuelle à tra­vers leurs site web par exemple.

  12. Bibliobsession on 8 janvier 2010 at 8 h 58 min

    Tout à fait d’accord avec Hubert et vous autres, bien sûr. Poin­ter aussi qu’il y a for­ma­tion des usa­gers ET… for­ma­tion des usa­gers. (c’est comme les bons chas­seurs! :-) ) Trop sou­vent me semble-​t-​il nous sommes obli­gés de for­mer à des inter­faces de bases de don­nées riches, mal faites plu­tôt qu’à des DÉMARCHE de recherche docu­men­taire. Il y a là un large débat pas facile entre une néces­sité de fédé­rer des accès autour de moteurs de recherche fédé­rés très très larges sur un modèle « google scho­lar » plu­tôt que de for­mer des usa­gers à connaître tel ou tel type de res­source pour tel ou tel besoin, démarche biblio­cen­trée, mais encore indis­pen­sable aujourd’hui…

  13. Bruno on 8 janvier 2010 at 13 h 30 min

    L’idée du paral­lèle avec le concert live ou de la salle de cinéma me plaît assez. Un temps et un lieu de per­for­mance avec des visages, des voix, des ren­contres me paraît tou­jours néces­saire.
    Médias sans média­tion ne seraient-​ils que ruine de l’âme ou bouillie infâme ? :)

    Du côté de l’idée de fédé­ra­tion, peut-​être que les biblio­thé­caires n’attendent que ça d’avoir des outils tech­no­lo­giques stan­dar­di­sés (ou nor­ma­li­sés) et passe-​partout.

  14. A lire sur le web (01-02-2010) | Tête de Quenelle ! on 1 février 2010 at 0 h 36 min

    […] Les biblio­thèques ont de l’avenir – Blogo-​Numericus - les biblio­thèques sont des lieux. Elles consti­tuent des lieux de média­tion avec le savoir. Des lieux d’accès au savoir. Elles consti­tuent égale­ment des lieux de démo­cra­ti­sa­tion du savoir et de l’accès à celui-​ci. (…) Offrons des lieux de calme, d’accès à inter­net, mais aussi d’accès aux ins­tru­ments qui per­mettent de mani­pu­ler le savoir numérique […]

  15. […] lira le billet opti­miste de Marin Dacos, « Les biblio­thèques ont de l’avenir », paru en jan­vier 2010 sur Blogo-​numericus, le blog d’homo nume­ri­cus. Extrait : […]

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