Introducing the book

19 février 2007
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Daniel Gar­cia, de Livres Hebdo, signale cet amu­sante vidéo qui com­pose, mine de rien, une méta­phore des dif­fi­cul­tés et de l’intérêt de l’appropriation des tech­no­lo­gies (nou­velles ?) par le plus grand nombre. Dans le sketch, un moine découvre l’ergonomie dérou­tante d’un nou­vel objet, le Codex. Réti­cences et incom­pré­hen­sions. Quand la vidéo et l’humour décryptent des pro­ces­sus ô com­bien contemporains.

On retrou­vera évoqués dif­fé­rentes conven­tions et divers usages induits par les tech­no­lo­gies numé­riques. C’est le cas de deux bou­tons des navi­ga­teurs web (flèche avan­cer, flèche recu­ler), ces éléments indis­pen­sables que cer­tains cherchent par­fois à cacher, offi­ciel­le­ment par souci de sim­pli­fi­ca­tion ergo­no­mique, en réa­lité pour cap­tu­rer l’utilisateur et le rame­ner en situa­tion de dépen­dance, comme le font si bien les DVD au moment des publi­ci­tés… Est égale­ment convo­qué le pro­blème de la conser­va­tion des don­nées, inquié­tude sans cesse res­sas­sée par les scep­tiques du numé­rique (ils ont en par­tie rai­son, mais en tirent rare­ment des conclu­sions utiles). Est égale­ment au menu la ques­tion de l’introduction de nou­veaux éléments arbi­traires par le nou­veau medium. Ici, le moine est étonné par la dis/​continuité du texte entre les pages. Ailleurs on pour­rait citer d’autres arbi­traires, comme par exemple le très tech­no­cen­tré http:// au début des adresses des pages web, qui a long­temps consti­tué un effi­cace retar­da­teur de l’appropriation du Web (htpp ou http/ : ou http::/ ou bien htpt/​/ : ??). Il reste tou­jours une bizar­re­rie mal com­prise, que la plu­part des navi­ga­teurs ajoutent à la place de l’utilisateur. La vidéo cite égale­ment les incon­tour­nables pro­blèmes de l’allumage et de l’extinction de la bes­tiole : com­ment ça se ferme ? Et com­ment ça s’ouvre lorsque l’objet a été retourné (« so, that actually mat­ters ? ») ? De quoi com­men­cer avec légè­reté et pro­fon­deur, tout à la fois, un cours sur les usages…

Au cha­pitre des regrets, on pourra cepen­dant noter le flou concer­nant l’auteur, le réa­li­sa­teur, les autres corps de métier ayant par­ti­cipé au docu­ment, ainsi que les acteurs et, last but not least, la licence. Défaut de jeu­nesse du média, certes, qui méri­tera, dans un ave­nir proche, de s’enrichir de méta­don­nées pré­cises. En l’espèce, le média n’est pas en cause par nature, mais par immaturité.


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