Les dépôts OAI francophones en SHS

10 juillet 2007
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Taïwan
En 2005, j’ai com­mencé sur ce blog, dans le cadre de la rubrique « Obser­va­toire des sciences humaines et sociales », à faire un point sur les dépôts OAI fran­co­phones. Il y a quinze jours, j’ai fait quelques nou­veaux comp­tages, qui confirment la ten­dance à la crois­sance, régu­lière et sou­te­nue, du nombre de docu­ments disponibles.

Du côté des por­tails de revues, on trouve :

- Cairn

2006 : 16 251 enregistrements

2007 : 27 580 enregistrements

- Per­sée

2005 : 12 262 enregistrements

2006 : 55 881 enregistrements

2007 : 84 313 enregistrements

- Revues​.org

2005 : 10 005 enregistrements

2006 : 16 228 enregistrements

2007 : 22 361 enregistrements

Il s’agit là d’une for­mi­dable crois­sance de l’ensemble des por­tails, dont on ne peut que se féli­ci­ter. Les par­ti­cu­la­ri­tés dis­ci­pli­naires et tech­niques de cha­cun pour­raient être com­men­tées, pour affi­ner l’analyse. Mais, en l’état, les valeurs brutes pré­sentent une infor­ma­tion de base.

Si d’autres por­tails fran­co­phones SHS étaient dotés d’un dépôt OAI, merci de me l’indiquer, afin que je puisse les ajou­ter à la liste.

On note l’apparition du CRHST :

- Centre de Recherche en His­toire des Sciences et des Techniques

2007 : 2 540 enregistrements

L’École natio­nale des chartes reste stable :

2005 : 253 enregistrements

2006 : 256 enregistrements

2007 : 256 enregistrements

Du côté de l’édition de thèses, Cyber­thèses pour­suit son bout de chemin :

- Uni­ver­site Lyon 2 — Cybertheses

2005 : 542 enregistrements

2006 : 816 enregistrements

2007 : 992 enregistrements

Enfin, comme on pou­vait s’y attendre, la crois­sance du dépôt d’archives ouvertes HAL reste forte.

- Hal SHS

2005 : 2 061 enregistrements

2006 : 10 969 enregistrements

2007 : 19 100 enre­gis­tre­ments (dont 8000 com­portent le texte intégral)

Pho­to­gra­phie © par Cédric. http://​fli​ckr​.com/​p​h​o​t​o​s​/​l​e​c​e​d​r​e​/​6​9​2​5​0​7​3​10/

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3 Responses to Les dépôts OAI francophones en SHS

  1. jpd on 11 juillet 2007 at 2 h 23 min

    Il est tou­jours déli­cat de se lan­cer dans des comp­tages lorsque l’on parle d’archives ouvertes et encore plus si on limite son pro­pos aux SHS, sans pré­ci­ser ce que l’on veut (dé)montrer.

    Si on veut évaluer le dyna­misme du mou­ve­ment des archives ouvertes, il vau­drait mieux regar­der l’ensemble des dépôts fran­çais toutes dis­ci­plines confon­dues et repé­rer ce qui avance, ce qui stagne et ce qui recule ou dis­pa­raît. Pour cela, le site du ROAR (Regis­try of Open Access Repo­si­to­ries) http://​roar​.eprints​.org/
    offre une vision glo­bale de la situa­tion fran­çaise, site par site, en détaillant par sys­tème et par type de docu­ments dépo­sés dans l’archive.

    A la lec­ture de ces résul­tats, la situa­tion appa­raît plus contras­tée que ce qui est indi­qué ci des­sus, en pré­ci­sant qu’il s’agit sur le site du Roar d’un tableau mul­ti­dis­ci­pli­naire. On note une très grande diver­sité que ce soit à pro­pos des logi­ciels uti­li­sés, des types docu­men­taires et ins­ti­tu­tion­nels d’archives. Un tiers des archives uti­lisent la plate forme Eprints, 18% le sys­tème HAL, 13% Dspace et 40% des sys­tèmes divers. Cela mérite peut-​être de s’y arrê­ter : on voit bien que les choix tech­no­lo­giques sont ouverts : il serait inté­res­sant de savoir pré­ci­sé­ment ce qu’en pensent les ins­ti­tu­tions qui uti­lisent ces dif­fé­rentes plates formes et quelles ont été les rai­sons de leur choix initial.

    La diver­sité ins­ti­tu­tion­nelle et docu­men­taire est une don­née qua­li­ta­tive impor­tante : le lec­teur mérite plus que le signa­le­ment de quelques sites « phares » parce qu’ils sont quan­ti­ta­ti­ve­ment signi­fi­ca­tifs ou parce qu’ils sont issus d’initiatives fédé­ra­trices ou cen­tra­li­sa­trices. On ne peut pas évoquer la situa­tion des archives ouvertes fran­çaises voire fran­co­phones, même sim­ple­ment en SHS en men­tion­nant uni­que­ment, Cairn, Revues​.org, Per­sée ou Cyber­thèses. La réa­lité sur le ter­rain est beau­coup plus diver­si­fiée et c’est cela qui est inté­res­sant et mérite atten­tion. Les grandes ini­tia­tives croissent et embel­lissent parce qu’elles sont ados­sées à un sup­port ins­ti­tu­tion­nel ou dis­ci­pli­naire impor­tant. Mais l’éclosion ou la per­sis­tance d’initiatives locales ou décen­tra­li­sées, en un mot dif­fé­rentes, est peut-​être plus révé­la­teur de la situa­tion actuelle.

    Enfin, il faut sur le plan métho­do­lo­gique pré­ci­ser la nature des docu­ments dépo­sés dans une archive qui lui confèrent le sta­tut d’archive : ne doivent être pris en compte que les sys­tèmes qui donnent accès à des docu­ments et non pas à des notices biblio­gra­phiques. Il existe depuis long­temps des bases de don­nées biblio­gra­phiques qui rendent des ser­vices bien connus mais de nature dif­fé­rente. Ce qu’attend le lec­teur qui inter­roge une archive ou un por­tail c’est l’accès au docu­ment lui-​même. Cette pré­ci­sion docu­men­taire évitera de « mélan­ger les carottes avec les navets » et redon­nera sa vraie valeur aux dépôts. Cette pré­ci­sion quant à la diver­sité des enre­gis­tre­ments, se retrouve quant à la nature des docu­ments signa­lés : on peut sup­po­ser (mais je n’ai pas pu véri­fier parce que l’adresse du site n’était pas four­nie) que mettre à dis­po­si­tion 256 docu­ments à l’école des Chartes n’est pas de même nature que d’engranger des docu­ments au for­mat pdf ou des notices bibliographiques.

    L’archivage ouvert cor­res­pond à des pra­tiques édito­riales bien dif­fé­rentes et par consé­quent des usages et des publics dif­fé­rents selon les ins­ti­tu­tions et les pro­jets.
    L’observation des usages est néces­saire à une condi­tion ( au moins :=)) : que l’on ait clai­re­ment défini de quoi l’on parle, et que l’on dresse d’abord un pano­rama exhaus­tif du pay­sage fran­çais ou fran­co­phone en matière d’archives ouvertes.

    Le ratio­ci­neur de ser­vice : jpd

    PS : ne pas oublier de don­ner le lien vers l’url des sites mentionnés.

  2. Marin on 11 juillet 2007 at 4 h 38 min

    En effet, ce modeste billet ne concerne que les Sciences humaines et sociales et ne traite pas du mou­ve­ment des archives ouvertes. En effet, il compte des docu­ments de nature, de type et de for­mats hété­ro­gènes. Il reste qu’il donne des éléments dont je dis­po­sais et que je sou­hai­tais rendre publics. Pas plus, mais pas moins.

    Ps : j’ai ajouté les liens vers les sites.

  3. J. Schöpfel on 19 juillet 2007 at 0 h 42 min

    Quand on parle d’usage, il faut aller plus loin. L’augmentation du nombre de docu­ments dépo­sés est inté­res­sante, tout comme la répar­ti­tion de ces docu­ments entre les dif­fé­rents sites. Mais qu’en est-​il de l’usage du point de vue uti­li­sa­teur final (« lec­teur ») ? Que sait-​on aujourd’hui de l’utilisation réelle des res­sources en ligne dans les archives et pla­te­formes édito­riales en SHS ?

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