Comment veilles-​tu ?

25 janvier 2009
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La masse d’information que nous devons trai­ter chaque jour est tou­jours plus impor­tante. Face au risque d’infobésité, nous sommes tous contraints de mettre en place des stra­té­gies de trai­te­ment de l’information au moyen d’outils plus ou moins per­fec­tion­nés. La défi­ni­tion de telles stra­té­gies repose sur la défi­ni­tion d’un équi­libre entre deux prin­cipes oppo­sés mais non contradictoires :

-la recherche de sources d’informations tou­jours plus nom­breuses et diver­si­fiées, afin de ne pas man­quer les inno­va­tions qui appa­raissent constam­ment dans la plu­part des champs d’activité (la société de l’information est une société de l’innovation)

-le fil­trage tou­jours plus sévère de l’information col­lec­tée pour ne pas perdre de temps à devoir trai­ter de l’information non per­ti­nente ou redondante.

La lit­té­ra­ture sur le sujet est assez sou­vent déce­vante parce qu’elle s’intéresse ou bien aux outils, ou bien aux prin­cipes géné­raux. Il est en revanche bien dif­fi­cile de trou­ver des conseils pra­tiques pour mettre en œuvre une stra­té­gie de veille mobi­li­sant les outils évoqués et res­pec­tant les prin­cipes géné­raux fai­sant l’objet de recom­man­da­tions. La rai­son en est évidente : il revient à cha­cun de défi­nir sa stra­té­gie en fonc­tion de ses objec­tifs par­ti­cu­liers. Défi­nir une stra­té­gie de veille effi­cace relève de la méca­nique de pré­ci­sion et demande une bonne connais­sance, non seule­ment des outils à dis­po­si­tion et du domaine sur lequel on tra­vaille, mais aussi de ses propres habi­tudes intel­lec­tuelles, ce qui est le plus difficile.

Rien n’empêche cepen­dant d’échanger sur nos pra­tiques de veille, sur nos stra­té­gies concrètes, c’est à dire pas seule­ment quels outils nous uti­li­sons, mais com­ment nous les uti­li­sons. Et pour échan­ger, pour­quoi ne pas déve­lop­per une chaîne de blogs per­met­tant de com­pa­rer les pra­tiques de cha­cun ? Je com­mence donc par expo­ser ma stra­té­gie de veille et je deman­de­rai en fin de billet à 5 blo­gueurs d’en faire de même. Je ne par­le­rai pas seule­ment de ma pra­tique de veille à l’instant , mais aussi des évolu­tions dans cette pratique.

Les outils

Car il faut bien com­men­cer par là, mal­gré tout. Etant assez gad­ge­to­phile, je crois bien avoir testé la plu­part des outils parus sur le mar­ché au cours des der­nières années ; j’ai bien dit testé ; pas uti­lisé. Pour me tenir au cou­rant, j’utilise en par­ti­cu­lier l’excellent Outils Froids qui est une réfé­rence en la matière. En gros, pour effec­tuer une veille à peu près effi­cace, il faut uti­li­ser trois types d’outils com­plé­men­taires : les agré­ga­teurs de flux RSS, les signets et biblio­gra­phies par­ta­gées, les réseaux sociaux.

Côté agré­ga­teurs

Après avoir expé­ri­menté les logi­ciels ins­tal­lés en local (RSSowl entre autres, puis le ges­tion­naire de RSS de Thun­der­bird), je me suis porté vers Blo­glines, sur les conseils de Véro­nique et Jean-​Christophe, que j’ai uti­lisé pen­dant des années. J’ai pour­tant fini par aban­don­ner cet outil au pro­fit de Google Rea­der pour une rai­son simple : la faci­lité avec laquelle cet outil per­met de sélec­tion­ner des items (“s”), de les par­ta­ger avec les autres (Shift+“s”) et de les taguer (“l”+tag) et de par­ta­ger sa liste d’items tagués avec d’autres. Ces fonc­tion­na­li­tés existent sans doute aujourd’hui dans Blo­glines, mais Google Rea­der a eu un temps d’avance sur son concurrent.

En ce qui concerne les signets par­ta­gés, je reste fidèle à Deli­cious sans trop aller voir ailleurs. Le prin­ci­pal inté­rêt d’un ser­vice de signets par­ta­gés ne réside pas dans la sophis­ti­ca­tion des fonc­tion­na­li­tés qu’il met à dis­po­si­tion je pense, mais dans l’importance de sa base uti­li­sa­teurs. Deli­cious donc : c’est rapide, c’est simple, c’est mains­tream.

Mon uti­li­sa­tion des réseaux sociaux pour la veille est beau­coup plus récente. Je suis sur Face­book et la plu­part de mes « amis » sont des contacts pro­fes­sion­nels (mais néan­moins amis sans guille­mets pour la plu­part). Gar­der un œil sur les traces de vie qu’ils laissent sur cette pla­te­forme m’est donc utile. Comme ils sont aussi sur d’autres pla­te­formes, j’utilise aussi Friend­feed pour les suivre. J’avoue ne pas y pas­ser des heures. J’ai récu­péré le fil RSS de mes “amis” Friend­feed dans Google rea­der qui m’annonce plu­sieurs cen­taines de traces pro­duites par jour. Je regarde de temps en temps.

Place à la stra­té­gie maintenant

Je crois assez peu à l’efficacité d’un tra­vail de veille qui ne serait pas du tout lié à une quel­conque pro­duc­tion. Autre­ment dit, le tra­vail de trai­te­ment d’une masse très impor­tante d’informations doit être orien­tée par un objec­tif opé­ra­tion­nel concret ; veiller, ce n’est pas se tenir au cou­rant ; c’est sélec­tion­ner, capi­ta­li­ser, agré­ger puis syn­thé­ti­ser l’information pour en faire quelque chose. De mon côté, l’out­put de ma veille, c’est Homo Nume­ri­cus. Les lec­teurs de ce maga­zine en ligne savent qu’il est de publi­ca­tion irré­gu­lière ; c’est vrai aussi de la veille qui le pré­pare ; il y a tou­jours une dis­tance plus ou moins grande entre les objec­tifs affi­chés et la réalité…

Pour pré­pa­rer mes textes dans Homo Nume­ri­cus, j’applique ce que je consi­dère être une stra­té­gie des tamis successifs :

Pre­mier tamis

Dans Google rea­der, je par­cours très vite ma liste « all items » agré­geant les der­nières publi­ca­tion dans les 200 flux et quelques aux­quels je suis abonné. J’essaie d’aller très vite. Je suis quand même en mode de visua­li­sa­tion « déployé » et non en mode liste, car les titres seuls ne me per­mettent pas tou­jours de juger de l’intérêt d’un article.

Dans ces 200 flux, j’en ai quelques uns qui sont auto­ma­tiques : des flux issus de recherche de mots clés sur Google news (« infor­ma­tique, inter­net », « cyber* », etc), le flux de mes « amis » sur Friend­feed, le flux de mon « net­work » dans Deli­cious. A ce niveau mon tra­vail consiste pour l’essentiel à sélec­tion­ner, par­ta­ger et taguer les articles qui me semblent dignes d’attention. C’est un pre­mier tamis ; je suis donc large, en mar­quant aussi des infor­ma­tions pure­ment fac­tuelles, de détail. Cette sim­pli­cité du pre­mier tamis est toute récente. Pen­dant long­temps, j’ai cher­ché à clas­ser mes flux : dans des dos­siers thé­ma­tiques d’abord (poli­tique, écono­mie, usages, tech­nos), puis par type de source (presse, blogs, com­mu­ni­ca­tion ins­ti­tu­tion­nelle), puis les deux. Je me suis rendu compte que ce clas­se­ment ne me ser­vait à rien. J’ai ensuite créé un niveau de pré­se­lec­tion, un dos­sier « A suivre », avec une tren­taine de sources que je consi­dé­rais comme plus impor­tantes que les autres. Résul­tat : je ne lisais plus que ces sources. Fina­le­ment, j’ai décidé d’abandonner tout prin­cipe de clas­se­ment sur mes sources et de le déve­lop­per plus fine­ment sur les articles que je sélectionne.

Second tamis

Comme en géné­ral, je n’arrive pas à tout par­cou­rir sur autant de sources, je regarde pério­di­que­ment et sys­té­ma­ti­que­ment un cer­tain nombre de flux par­ti­cu­liers de publi­ca­tions qui sont très proches de mes pré­oc­cu­pa­tions et/​ou de très bonne qua­lité : Inter­net Actu, La Feuille, bien sûr, OA news, Read­Wri­te­Web, la rubrique techno du New York Times par exemple. Là, il s’agit de ne rien lais­ser pas­ser. Depuis peu, je fais de même avec les listes de par­tage d’un cer­tain nombre de mes contacts dans Google rea­der. Cette liste est très utile pour moi, et je regrette qu’un plus grand nombre de per­sonnes ne l’utilise pas. Lorsque cela m’intéresse, je sélec­tionne, par­tage, tague.

Troi­sième tamis

Je reprends ma liste d’items sélec­tion­nés. La fonc­tion Trends de Google rea­der me dit que sur 2700 items par­cou­rus, j’en ai sélec­tionné une cen­taine, donc un peu moins de …heu, je laisse les matheux faire le cal­cul. Je regarde à tête repo­sée cette liste d’items sélec­tion­nés, qui est aussi ma liste d’items par­ta­gés, et j’essaie de voir si des ten­dances se dégagent : quel sujet est en train de mon­ter ? de quoi parle-​t-​on ? qu’est-ce qui fait l’objet de débats intéressants ?

Qua­trième tamis

A par­tir de quelques réponses à ces ques­tions, je décide d’une brève dans Homo Nume­ri­cus, dans laquelle j’exploite quelques une des réfé­rences que j’ai pu trou­ver. Dans la plu­part des cas, en cours d’écriture, je fais une boucle de rétro­ac­tion : je reviens dans le moteur de recherche du rea­der et je lance une requête sur le sujet que je suis en train de trai­ter sur tous les items de mes flux. Cette recherche me per­met sou­vent de déga­ger une pro­fon­deur his­to­rique du sujet que je n’ai pas tou­jours en pre­mière approche. Car le moteur retient tout ce qui a été syn­di­qué et me res­sort sou­vent des articles vieux de plu­sieurs années. Ainsi, les articles que je n’ai pas eu le temps de lire ne sont pas tota­le­ment per­dus. Il me servent éven­tuel­le­ment a pos­te­riori pour ali­men­ter un cor­pus de veille dans lequel je viens pui­ser régulièrement.

C’est d’ailleurs la force de Google d’offrir la puis­sance de son moteur de recherche sur des ser­vices comme Gmail et Google Rea­der : il s’agit bien de ser­vices de trai­te­ment de flux, mais tout l’intérêt consiste à pou­voir sto­cker aussi le flux et consti­tuer un cor­pus cher­chable, tota­le­ment per­son­na­lisé et qui gran­dit avec le temps.

Bran­che­ment du percolateur

Dans tous mes textes sur Homo Nume­ri­cus, j’essaie de rendre plus expli­cites mes réfé­rences et mes liens. Pour le faire de manière plus effi­cace, j’utilise Zotero (où n’entrent donc que les réfé­rences qui font l’objet d’une cita­tion effec­tive dans mes textes) qui m’aide à gérer et for­ma­ter des réfé­rences. Cela m’intéresse de pro­cé­der ainsi, parce que je sais que mes brèves dans Homo Nume­ri­cus me four­nissent des maté­riaux pour l’écriture d’articles plus longs, plus aca­dé­miques dans les­quels je repren­drai les mêmes réfé­rences, même s’il s’agit de billets de blogs ou d’articles de jour­naux. Sans être arrivé à le mettre en pra­tique réel­le­ment jusqu’à pré­sent, j’essaie d’ailleurs de ren­for­cer cet aspect de per­co­la­tion et de construc­tion pro­gres­sive de l’information depuis le pre­mier acte de sélec­tion de l’information jusqu’à l’écriture de dis­cours longs et construits pour des publi­ca­tions for­melles. Ce n’est pas évident, mais c’est à cela que je tra­vaille, avec l’aide d’Homo Nume­ri­cus qui devrait consti­tuer une bonne part de la colonne ver­té­brale du per­co­la­teur à idées.

Le per­co­la­teur a quelques tuyaux secon­daires qui viennent l’alimenter de manière annexe : je suis abonné à quelques listes de dif­fu­sion, mais le moins pos­sible. L’envahissement du mail est si impor­tant que je pré­fère ne pas y ajou­ter en ajou­tant dans ma boîte des mil­liers de mes­sages qui ne me sont pas per­son­nel­le­ment des­ti­nés. Je suis aussi d’un oeil les Twitt de mes contacts, via un gad­get dans mon Gmail. Au pas­sage, inutile de s’abonner au mien, je ne poste rien sur Twit­ter. Lorsque je repère, par ces moyens des nou­velles inté­res­santes, je les ajoute manuel­le­ment sous forme de note dans Google Rea­der. Ces notes viennent alors s’ajouter au cor­pus glo­bal et je les sélectionne.

L’art du recyclage

Le secret d’un trai­te­ment effi­cace de l’information, il me semble, c’est de réus­sir à réuti­li­ser n fois la même infor­ma­tion. C’est ce que je m’efforce de faire. On a vu qu’une même infor­ma­tion peut être uti­li­sée deux fois, grâce au couple Google Reader-​Zotero : à la fois pour l’écriture de brèves dans Homo Nume­ri­cus, et pour l’écriture de textes plus longs sous forme de réfé­rences biblio­gra­phiques. Ces infor­ma­tions sont uti­li­sées une troi­sième fois via mon flux Friend­feed que j’ai bran­ché sur mon compte Face­book. Ainsi, toute infor­ma­tion par­ta­gée dans Google Rea­der passe dans Friend­feed et atter­rit dans mon pro­fil Face­book. Enfin, j’ai mis au point une petite astuce qui me per­met d’alimenter auto­ma­ti­que­ment Homo Nume­ri­cus en nou­velles syn­di­quées par ce moyen : lorsque je sélec­tionne et par­tage une infor­ma­tion dans Google Rea­der, je la tague. Le pre­mier de mes tags cor­res­pond à une des quatre rubriques d’Homo Nume­ri­cus : poli­tique, écono­mie, usages ou tech­no­lo­gies. J’ai par­tagé le flux RSS de cha­cun de ces tags et bran­ché ce flux sur cha­cune des rubriques d’Homo Nume­ri­cus. Si vous allez sur la page de pré­sen­ta­tion de ces rubriques, vous ver­rez ces infor­ma­tions appa­raître dans le bloc « Nou­velles syn­di­quées ». Astu­cieux non ? Plus récem­ment, j’ai essayé de faire plus sub­til en par­ta­geant les flux de cha­cun des tags par­ti­cu­liers par les­quels je décris les infor­ma­tions que je sélec­tionne : « édition élec­tro­nique », « copy­right », « pri­vacy », etc. Dans Homo Nume­ri­cus, je tague de la même manière les brèves que j’écris, et j’ai mis en place un sys­tème, grâce à Spip, qui établit une cor­res­pon­dance entre les deux. C’est encore incom­plet et pas vrai­ment opé­ra­tion­nel mais ça va venir.

Fina­le­ment, un cer­tain nombre d’informations que je relève dans ma veille quo­ti­dienne sont très poin­tus et concernent plus par­ti­cu­liè­re­ment le domaine de l’édition élec­tro­nique scien­ti­fique qui est mon coeur d’activité pro­fes­sion­nelle. Ces infor­ma­tions sont taguées « pro » et je dirige le flux RSS généré par ce tag sur notre wiki en intranet.

A qui le tour ?

Bon voilà, j’ai fait le tour de ma machine infer­nale. Peut-​être quelques uns d’entre vous auront pu y pui­ser quelques idées. Je suis pre­neur de toutes sug­ges­tions sus­cep­tible de l’améliorer. Si Marin avait écrit ce billet, il nous aurait fait un superbe schéma met­tant en évidence tous les tuyaux qui se branchent dans tous les sens. Eh bien jus­te­ment, c’est à lui en pre­mier que je trans­mets la ques­tion : com­ment veilles-​tu ? Je la pose aussi à d’autres per­sonnes donc j’admire la capa­cité à déni­cher des infor­ma­tions inté­res­santes : Hubert bien sûr (à moins que ce soit un secret pro­fes­sion­nel), André, Fran­çois, Véro­nique, Sil­vère, Jean-​Christophe, Gau­tier, Oli­vier…com­ment ? ça ne fait pas 5 ? Je vous l’avais dit, c’est vous les matheux.

P.S. : n’hésitez pas à venir signa­ler ici en com­men­taire le billet où vous décri­vez votre propre pra­tique de veille. Et pour ceux qui n’ont pas de blog, vous pou­vez évoquer vos pra­tiques direc­te­ment en commentaire.

Annexes

Ma liste de par­tage sur Google Reader

http://​www​.google​.fr/​r​e​a​d​e​r​/​s​h​a​r​ed/…

Mon compte Delicious

http://​deli​cious​.com/​p​i​o​trr

Mon pro­fil Facebook

http://​www​.new​.face​book​.com/​h​o​m​e​.ph…

Mon fil Friendfeed

http://​friend​feed​.com/​p​i​o​trr


Cré­dit photo : « Bins », par Slim­mer Jim­mer, sur Fli­ckr, en CC by-​nc-​nd

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11 Responses to Comment veilles-​tu ?

  1. Hubert Guillaud on 25 janvier 2009 at 11 h 50 min

    Aucun secret. Juste trou­ver le temps de le faire. Merci en tout cas, tou­jours bien d’avoir un miroir.

  2. Mathieu Ch. on 25 janvier 2009 at 15 h 11 min

    Merci pour cet article. Moi coté veille ça change régu­liè­re­ment car la syn­thèse est un blog consa­cré aux outils du web2. Donc comme je test tout ce que je trouve et bien ça m’arrive de chan­ger pour des nou­veaux outils que je découvre ou encore d’augmenter ma liste.

    J’ai déjà fait un billet sur mon blog consa­cré aux outils que j’utilise mais je pense en réécrire un plus détaillé. Ma veille se concentre tout de même sur Net­vibes (blog, twit­ter, google alerts).
    D’ailleur, quel avan­tage d’utiliser Google Rea­der plu­tôt que Net­vibes ?
    A bientôt.

  3. Piotrr on 26 janvier 2009 at 0 h 03 min

    Merci pour votre mes­sage. Très bonne idée de faire un billet sur votre blog (n’oubliez pas de venir le signa­ler ici), mais atten­tion : le jeu consiste à docu­men­ter ses pra­tiques, et non les outils qu’on uti­lise. Donc, essayez de nous dire com­ment vous uti­li­sez Net­vibes et d’autres outils : com­ment vous les consul­tez, com­ment vous inter­agis­sez avec eux, quelle est votre stra­té­gie et quelles sont vos tac­tiques de trai­te­ment de l’information.

    Pour moi Net­vibes est un excellent outil, mais pas pour le tra­vail. Il ne me per­met pas, par exemple, d’agréger tous les posts de tous mes flux, il n’est pas adapté à une consul­ta­tion à grande vitesse et uti­li­taire. En revanche, je l’utilise beau­coup pour tout ce qui concerne mes loi­sirs : presse géné­ra­liste, blogs bd, flux Fli­ckr, blogs d’arts et de pho­tos, actua­lité cultu­relle. (j’ai un onglet par caté­go­rie). D’ailleurs, mon uni­vers est même public : http://​www​.net​vibes​.com/​p​i​o​trr

  4. Delphinebr on 26 janvier 2009 at 1 h 51 min

    Merci pour cet éclai­rage, c’est très ins­truc­tif, pour démê­ler les pinceaux.…

  5. Mathieu Ch. on 26 janvier 2009 at 1 h 52 min

    Je ne man­que­rais pas de détailler mes méthodes :)
    Je tes­te­rais donc Google Rea­der dans les pro­chains jours dans ce cas et peut-​être qu’il figu­rera dans ma liste d’outils ;)
    Merci,
    a bientôt.

  6. Thomas on 28 janvier 2009 at 0 h 55 min

    Merci pour ce coup d’oeil sur vos méthodes :)

    Pour ma part j’utilise Net­vibes et Google rea­der simul­ta­né­ment :
    Net­vibes est ma fenêtre de sur­veillance ; j’y range tous les fils ayant un rythme de publi­ca­tion impor­tant et pro­dui­sant beau­coup de bruits : RSS de mots-​clés deli­cious, friend­feeds des amis, jour­naux etc. J’y mets aussi des sites « en test » lorsque je veux suivre un nou­veau site d’un oeil.
    Dans Google rea­der, je range les sites dont je ne veux pas perdre une miette.

    La par­tie archi­vage et trai­te­ment de l’info, je la confie à Diigo, une sorte de Deli­cious avec de très nom­breuses fonc­tion­na­li­tés de par­tage, de clas­se­ment, et d’annotation : cet outil per­met notam­ment d’extraire des pas­sages d’une page Web et d’y ajou­ter ses notes, fonc­tion­na­li­tée essen­tielle lorsqu’on archive des articles de fond.

  7. bibliobsession on 26 janvier 2009 at 2 h 52 min

    Chouette billet et très bonne idée d’axer sur la méthode plus que les outils. Je relève le défi et je fais un billet très bientôt !

  8. Mathieu Ch. on 3 février 2009 at 13 h 28 min

    et bien ça c’est de l’organisation. J’aimerais vrai­ment pou­voir m’organiser aussi bien que ça :)
    En tout cas bravo.

  9. Acquier on 9 mars 2009 at 8 h 01 min

    J’ai lu plu­sieurs fois votre article car je n’ai pas encore ren­con­tré de docu­men­ta­liste avec qui échan­ger sur ce sujet, les méthodes de veille de sélec­tion des informations.

    Je suis docu­men­ta­liste dans un labo­ra­toire de petite taille dont la thé­ma­tique « les ambiances urbaines » est com­mune à l’ensemble des membres. Ayant un public aux contours assez cohé­rents, je leur ai pro­posé un blog de veille (actua­lité, annonces de col­loques, paru­tion d’ouvrage…).
    Ce blog leur apporte visi­ble­ment de nou­velles infor­ma­tions bien ciblées et les ras­sure aussi. Ils y sont attachés.

    J’ai donc été très sen­sible à votre argu­ment : sans objec­tif de pro­duc­tion, point de veille effi­cace. C’est parce que je donne à lire ma quête, qu’elle prend son sens. Du coup, il me semble que je dois sans cesse mieux connaître leur thème de recherche, sans cesse me réajus­ter à l’évolution de leur façon d’aborder les ambiances (ques­tion­naire, appel d’offre réussi..) pour essayer de gar­der de la pertinence.

    Sur la ques­tion des outils, vous avez évacué les mails. Or je reçois beau­coup de mails (lettre d’actualité, annonce de paru­tion de petite mai­son d’édition..). Le temps que je passe à les trier est long mais c’est là aussi que je trouve des perles. Alors com­ment gérer les flux (rss, mails) ? Régu­liè­re­ment, il serait peut-​être bon de sup­pri­mer les abon­ne­ments ou les flux dont la per­ti­nence baisse. Mais je n’arrive pas à le faire. Par exemple : Fabula est très pro­lixe, sur les 200 flux heb­do­ma­daires, 3 vont être per­ti­nents mais ces 3 là, je ne vais pas les trou­ver ailleurs. C’est sur cette ques­tion là que je m’interroge le plus, car j’éprouve mes propres limites à trier toutes ces infor­ma­tions.
    Par ailleurs j’ai formé les doc­to­rants à lire les flux (via Véro­nique Ginou­vès et JC Peys­sard qui m’avaiant pré­cé­dem­ment formé !!), donc nous lisons les mêmes flux. La sélec­tion que je leur pro­pose est par­fois redon­dante. Du coup que faire ?
    Conser­ver déli­bé­re­ment la redon­dance ou cher­cher de nou­veaux fils ?

    Merci pour votre réflexion qui m’ouvre des pistes pour sans cesse gar­der une lon­gueur d’avance !!
    http://doc.cresson.grenoble.archi.f…

  10. Benoît on 23 avril 2009 at 11 h 56 min

    Je vous remer­cie pour cet article très com­plet.
    Débu­tant dans la « blo­go­sphère », j’y ai appris de nom­breuses choses notam­ment Zotero (module de Fire­fox) mais aussi des liens vers du contenu de qua­lité (que je me suis empressé de rajou­ter à mon agré­ga­teur de contenu ;) ).
    Pour ma part, j’utilise Net­vibes, agré­ga­teur de contenu, qui me per­met de voir l’information en quelques clics. Orga­ni­ser en rubriques, c’est une manière rapide d’effectuer une bonne veille.
    Cor­dia­le­ment,
    Benoît Dufleit
    Geek-​Trend

  11. christophe on 15 octobre 2009 at 3 h 59 min

    Je me sers per­son­nel­le­ment des flux RSS des sites inter­net que je regroupe dans un agré­ga­teur clas­si­fié par thème et par site inter­net.. je trouve que cette méthode est fan­tas­tique car elle me per­met le matin d’avoir en un clin d’oeil une vision com­plète de l’actualité mon­diale dans la plu­part des domaines qui m’intéressent. oli­vier chauvin

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