
Voici, comme promis, la deuxième partie de ma chronologie sur l’édition électronique, qui doit beaucoup à celle de Marie Lebert, même si j’ai fait des ajouts et des retraits.
Les projets éditoriaux
1971 – Gutenberg project
1993 – ABU, la bibliothèque universelle
1995 – Le Monde diplomatique est le premier périodique imprimé français à se doter d’un site web.
1995 – Amazon.com, librairie en ligne.
1996 – Zazieweb, site sur l’actualité du livre.
1996 – Cylibris, pionnier francophone de l’édition électronique commerciale.
1996 – Internet archive, destiné à archiver le web.
1997 – Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.
1998 – Les éditions 00h00 sont le premier éditeur au monde à vendre des livres numériques.
2000 – Numilog, première librairie francophone à vendre exclusivement des livres numériques
2000 – Le lyber, lancé par les éditions de l’Eclat.
2000 – Lancement du Million book project, dans le but de numériser un million de livres.
2000 – Stephen King tente de publier en ligne un livre chapitre après chapitre.
2001 – Wikipedia, encyclopédie collaborative en ligne.
2001 – Internet Wayback Machine, qui permet de consulter des photographies de pages web dans le passé (Internet archive).
2002 – Bookshare.org, bibliothèque numérique payante pour personnes aveugles et malvoyantes.
2003 – PLos, Public Library of Science, destiné à la création de revues scientifiques en libre accès.
[EDIT] 2003 – Projet Sourceberg. Rapidement renommé Wikisource.[/EDIT]
2003 – MIT OpenCourseWare, ensemble de cours du Massachusetts Institute of Technology en libre accès.
2003 – CSS Zen Garden, site démontrant la puissance de la séparation de la forme et du fond grâce à CSS.
2004 – Google Print, projet de bibliothèque numérique mondiale de Google.
2005 – Open Content Alliance (OCA), projet de bibliothèque numérique mondiale associant de nombreux acteurs (dont Yahoo ! et Internet archives).
2006 – Google Book Search remplace Google Print et permet le téléchargement des oeuvres du domaine public (jusque-là ni impression ni téléchargement n’étaient possibles).
2006 – Live Search Books, projet de bibliothèque numérique mondiale de Microsoft.
2006 – Open-Access Text Archive, bibliothèque numérique dédiée aux textes (Internet Archive).
2008 – Knol, a unit of knowledge, encyclopédie en ligne de Google.
2008 – Aux USA, accord dit de « settlement » dans l’affaire « The Authors Guild, Inc., et alii vs. Google Inc. »
2008 – En France, lancement conjoint du Sony Reader par Sony, Hachette et la Fnac. Gallimard annonce se lancer dans les ebooks.
2008 – Europeana, bibliothèque numérique européenne.
Questions
Est-ce que ça tient la route ?
Je n’ai pas encore trouvé la date de création de Safari Books. Je l’ajouterai probablement dès que j’aurai l’information. http://www.safaribooksonline.com




De mon point de vue il manque les Expanded Books de Voyager, avec le Jurassic Park de Michael Crichton, 1991.
Pour Safari :
Première version (O’Reilly) le 14 décembre 2000 ;
Deuxième version (joint venture O’Reilly/Pearson) le 13 septembre 2001, soit le Surlendemain.
Merci pour vos remarques.
@Alain : Je vais regarder. Je découvre.
@Xavier : Merci pour la précision. J’en profite pour ajouter une question : est-ce que des résultats chiffrés ont été publiés par O’Reilly au sujet du succès de cette initiative ?
Il me semble qu’il manque Amazon search inside books, 2003.
2003 – Lancement du premier éditeur libraire québécois en ligne sur Internet avec impression à la demande (Fondation littéraire Fleur de Lys – http://manuscritdepot.com/).
Pourquoi ne pas ajouter Gallica2 (2007), dernière version de la bibliothèque numérique Gallica de la BNF ? Au-delà des améliorations apportées à Gallica, c’est surtout le projet d’association de la BNF avec le CNL, le SNE et les éditeurs qui est important.
N’oublions pas que c’est ce projet qui agit aujourd’hui comme déclencheur dans les grandes maisons d’édition pour préparer des ebooks, grâce à la subvention généreuse du CNL.
Il me semblerait important d’ajouter :
(novembre) 2003 : création de Wikisource, un projet de bibliothèque numérique multilingue, en libre accès, sans publicité, s’appuyant sur la technologie wiki et soutenu par la fondation Wikimedia.
C’est dommage que vous fassiez l’impasse sur les domaines suivants :
documentation technique : un secteur moteur dans la publication électronique, du fait des besoins de disponibilité de la documentation en un nombre de points géographiques importants (pensez aviation ou armement pas exemple)
Edition législatives : ce sont certainement les pionniers dans l’édition de CD, puis ce sont aussi eux qui sont rapidement allés sur internet du fait des mises à jour permanentes de leur information.
l’institutionnel est aussi important en termes de CD, et aujourd’hui de publication sur Internet. Regardez, par exemple, l’intérêt d’un site comme servicepublic.fr
enfin, et de façon plus transversale, les avancées des dictionnaires et encyclopédies me paraissent importantes : qui aurait cru au moment ou l’encyclopaedia arrêtait le papier pour lancer le CD (puis DVD) que ce pari allait fonctionner.
enfin, je crois que les recherches sur le papier électronique ont le droit de cité, juste parceque c’est plus simple quand on répare le moteur d’un avion d’avoir une feuille qu’un ordinateur.
Oui ! Les Expanded Books ont constitué la première tentative éditoriale méthodique exploitant les possibilités multimédia des micro-ordinateurs.
Ce qui me remet en mémoire la technologie utilisée par Voyager, et qui paraît manquer dans ta chronologie (1) : HyperCard. Ce programme de Bill Atkinson a été fourni avec tous les Macintosh à partir de 1987. Il utilisait la métaphore des cartes, avec un fond et des calques superposés contenant les objets (texte, illustration, boutons). L’établissement de liens hypertextes entre cartes était très simple. Son langage de programmation HyperTalk, aussi simple que du Basic, en faisait un environnement de développement qui a enthousiasmé des milliers d’auteurs.
Cela impliquerait dans ce cas de compléter le côté technique avec mention des techno CD/CDi et le DataDiscman de Sony (qui a donné lieu au terme d’ »electronic book » et à la création de la première association d’acteurs du livre électronique)
@Xelle : La chronologie proposée doit être synthétique. J’ai préféré privilégier Europeana.
@Edwige : Merci. En effet, Wikisource est une initiative importante. Elle introduit, par ailleurs, des nouveautés par rapport au modèle Gutenberg.