Des liseuses aux terminaux mobiles

25 août 2009
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Cré­dits illus­tra­tion : « La liseuse », par Denis Col­lette. Licence CC/​. http://​www​.fli​ckr​.com/​p​h​o​t​o​s​/​d​e​n​i​s​c​o​l​l​e​t​te/
Une lec­ture confortable…

Le monde de l’édition semble attendre beau­coup des machines à lire por­tables. Ces dis­po­si­tifs, ima­gi­nés dès les années 1970 dans le labo­ra­toire de recherche de Palo Alto de Xerox [Soc­cavo, p.66 dans La bataille de l’imprimé], sont appa­rus au début des années 2000, puis, après une longue éclipse, sont reve­nus en 2008 et ont com­mencé à consti­tuer un mar­ché spé­ci­fique en 2009 (sur­tout autour du Kindle d’Amazon, exclu­si­ve­ment aux USA). On les a long­temps appe­lés E-​Readers, voire même E-​books, confon­dant ainsi le contenu et la machine qui per­met de le lire. Vir­gi­nie Clays­sen a pro­posé d’adopter le terme de liseuse pour dési­gner la machine.

La liseuse, une machine qui concentre les atten­tions et qui fascine

La lec­ture sur ordi­na­teur a mau­vaise presse. On a ten­dance à lui repro­cher une fatigue occu­laire exces­sive, qui serait due à un scin­tille­ment exces­sif des écrans. Étran­ge­ment, l’argument semble per­du­rer avec l’abandon des écrans CRT et l’adoption pro­gres­sive des écrans LCD, pour­tant extrê­me­ment dif­fé­rents. Il est vrai que sub­siste une lumi­no­sité forte. Mais constitue-​t-​elle un véri­table han­di­cap ? Il semble que la fatigue occu­laire soit moins dûe à l’inadaptation des écrans qu’à notre dif­fi­culté à adop­ter des nou­veaux dis­po­si­tifs de lec­ture, dans un envi­ron­ne­ment qui n’est pas opti­misé pour cela. Les fabu­leux pro­grès de l’anti-aliasing et des réso­lu­tions d’écran n’ont sans doute pas suf­fit à rendre la lec­ture en ligne très sédui­sante. En par­ti­cu­lier, l’ergonomie des sites web s’est par­ti­cu­liè­re­ment déve­lop­pée pour les textes courts ou mi-​longs, et pas pour les livres, qui posent des pro­blèmes spé­ci­fiques. A l’inverse, le for­mat PDF est apparu à de nom­breux acteurs comme un for­mat d’édition élec­tro­nique idéal. Cela s’explique par sa proxi­mité avec le papier, confor­tée par le choix d’embarquer les polices dans le fichier pour pro­duire un rendu stable et pré­cis. Or, les pages web dépendent des polices dis­po­nibles sur le poste du lec­teur et sont donc sou­mises à des varia­tions d’affichage impor­tantes. Mais le for­mat PDF a pour objec­tif prin­ci­pal de per­mettre une impres­sion proche du fac simile. Ce for­mat clône le livre, c’est-à-dire qu’il le clôt : il ne l’ouvre pas sur l’internet. Il n’a pas été déve­loppé pour déve­lop­per une lec­ture à l’écran, encore moins une lec­ture en ligne, asso­ciant des inter­ac­tions hyper­tex­tuelles et des éléments dynamiques.

Mal­gré ce han­di­cap appa­rent, la lec­ture à l’écran semble très cou­rante et en fort déve­lop­pe­ment. Il est en revanche notable qu’elle impose une posi­tion du corps à la fois sta­tique, ortho­go­nale et peu confor­table. En outre, le temps de lec­ture est concur­rent avec le temps passé à tra­vailler, à cor­res­pondre, à échan­ger. Ceci consti­tue une concur­rence redou­table, d’autant que les postes infor­ma­tiques sont des lieux de sol­li­ci­ta­tion impor­tante, pour les­quels une lec­ture iso­lée du reste du monde impose de se pro­té­ger… A l’opposé, le livre est un objet mobile par excel­lence, en par­ti­cu­lier dans son édition de poche. Cela per­met son uti­li­sa­tion à temps perdu, dans des lieux et à des moments où l’environnement et les sol­li­ci­ta­tions ne sont pas tou­jours attrac­tifs. Il est en effet des lieux pri­vi­lé­giés de lec­ture, comme le canapé du salon, le lit et les toi­lettes. Asté­rix aux jeux olym­piques étant trop long pour un séjour nor­mal, des tolé­rances fami­liales existent pour une occu­pa­tion pro­lon­gée des toi­lettes, qui sont d’ailleurs sou­vent gar­nies de rayon­nages de livres pour com­bler l’ennui de l’impétrant ! En dehors du lieu de rési­dence, les lieux de lec­ture ne manquent pas non plus : l’ascenseur, le train, le métro, le bus, le taxi sont des lieux pri­vi­lé­giés de lec­ture, pen­dant les­quels on cherche à tuer le temps et à s’isoler du bruit et de l’agitation urbaine. Par ailleurs, il existe des lieux confor­tables, comme le canapé, le fau­teuil et le lit, qui peuvent accueillir une lec­ture de plai­sir ou de détente, sans com­pa­rai­son avec le fau­teuil à rou­lettes du bureau… Enfin, il existe encore des lieux non connec­tés et des dépla­ce­ments pour les­quels on n’emporte pas son ordi­na­teur, fût-​il por­table, pour des rai­sons écono­miques ou pour se décon­nec­ter réel­le­ment, y com­pris du tra­vail. Dès lors, à la plage, au som­met des Alpes ou dans la val­lée de la Loire, le lec­teur appré­cie d’être décon­necté et de pou­voir empor­ter de la lec­ture. L’apparition des ordi­na­teurs à bas prix plus petits que des ultra­por­tables, les net­books, début 2008, n’a pas changé grand-​chose à cette situa­tion. L’Eee-PC d’Asus n’est pas fait pour lire et il n’a pas été opti­misé pour être ouvert entre la sta­tion St Mar­cel et la sta­tion Mai­rie de Bagno­let, avec fer­me­ture rapide pen­dant la bous­cu­lade des chan­ge­ments de station…

Une machine à tout lire ou autant de dis­po­si­tifs que d’usages, d’usagers et de situations ?

Ce sont tous ces argu­ments qui ont donné nais­sance à l’idée que les livres élec­tro­niques avaient besoin d’une machine dédiée, opti­mi­sée pour la lec­ture des livres : les liseuses. L’attrait sym­bo­lique est évident : une liseuse rema­té­ria­lise l’objet-livre. Ce fai­sant, elle faci­lite la tran­si­tion entre l’ancien et le nou­veau monde, et favo­rise l’adoption par la pro­fes­sion de ce nou­veau sup­port. Ce rai­son­ne­ment a été poussé un peu trop loin et a débou­ché sur l’attente de la liseuse abso­lue, celle qui allait faire bas­cu­ler le monde de l’édition dans l’électronique. Il pour­rait ne pas y avoir de bas­cule, mais un glis­se­ment pro­gres­sif. Il y aura pro­ba­ble­ment un ensemble com­po­site de solu­tions cor­res­pon­dant à des usages et à des popu­la­tions dis­tinctes. Il faut en effet se rap­pe­ler com­bien le monde de l’édition couvre des sujets, des usages et des popu­la­tions divers. De la recette de cui­sine à l’ouvrage savant sur la défi­ni­tion de la notion de temps, du roman poli­cier à la saga Harry Pot­ter en sept volumes, des jeux dont vous êtes le héros aux best-​sellers des­ti­nés à la plage, des livres rédi­gés par des hommes poli­tiques pour soi­gner leur image aux beaux livres, des réédi­tions du Petit Nico­las aux dic­tion­naires de langues, des manuels sco­laires à la col­lec­tion de La Pléiade, il y a un monde. A la fois dans le contenu : la forme, la lon­gueur, la com­plexité, le besoin d’indexation ; dans le lec­to­rat : classes popu­laires, classes moyennes, uni­ver­si­taires, élèves, étudiants… ; dans les besoins de ce lec­to­rat : lire dans le bus qui va à l’école, lire sous la couette avec sa lampe de poche, sur­li­gner, anno­ter, apprendre par cœur, retrou­ver une réfé­rence et même… don­ner fière allure à une biblio­thèque dans un salon.

Les très grands lec­teurs sont heu­reux de pou­voir trans­por­ter dans une machine de 700 grammes leurs 25 livres des vacances, qui rem­plis­saient autre­fois une petite malle dans un coffre encom­bré. Pour les petits lec­teurs, les liseuses spé­cia­li­sées consti­tuent un encom­bre­ment sup­plé­men­taire, un coût ini­tial non négli­geable, un risque de vol, d’oubli ou de des­truc­tion acci­den­telle. Dès lors, il faut sur­tout faire en sorte que les livres aillent vers leur lec­to­rat, plu­tôt que d’attendre que le lec­to­rat vienne vers les livres. Il faut, pour cela, s’inspirer du suc­cès des télé­phones por­tables. Lorsqu’ils se sont dotés d’une fonc­tion­na­lité d’appareil pho­to­gra­phique, celle-​ci a été plé­bis­ci­tée et les télé­phones por­tables sont deve­nus des téléphones-​appareil pho­to­gra­phique por­tables. La médio­crité tech­nique de l’appareil photo, tant en ce qui concerne la vitesse, la lumi­no­sité et la réso­lu­tion, n’a pas empê­ché un suc­cès popu­laire for­mi­dable. L’aspect pra­tique l’a emporté. C’est autour de ces appa­reils poly­va­lents, ainsi que des lec­teurs MP3/​vidéo por­tables, que se trouve un débou­ché pour le livre élec­tro­nique de masse.

Quel est le parc ins­tallé d’appareils poly­va­lents sus­cep­tibles de se trans­for­mer en liseuses ? En 2009, 78% des foyers amé­ri­cains pos­sèdent un télé­phone mobile, 71% un ordi­na­teur et 40% une console de jeux [http://​www​.ctam​.com/​h​t​m​l​/​n​e​w​s​/​r​e​l​e​a​s​e​s​/​0​9​0​8​0​4​.​htm]. Au deuxième tri­mestre de l’année 2009, 286 mil­lions de télé­phones mobiles ont été ven­dus dans le monde, dont 40 mil­lions de smart­phones (Source : Gart­ner). On ima­gine ainsi que les man­gas pour­raient se déve­lop­per sur Nin­tendo DS et sur PSP, les guides tou­ris­tiques sur des télé­phones équi­pés d’un GPS (Iphone), les livres de cui­sine sur ordi­na­teur por­table ou sur ordi­na­teurs fami­liaux équi­pés d’une impri­mante, les pro­chains grands feuille­tons pour ado­les­cents se décom­po­ser en mini-​chapitres envoyés par MMS sur leur télé­phone ou par Itunes sur leur Ipod… A l’inverse, on ne lira peut-​être par Emma­nuel Kant sur une PSP, mais le Gaf­fiot sur Iphone fera peut-​être les délices des Hypo­khâ­gneux si on le dote d’une inter­face per­for­mante ? Le Robert, le Vidal, la col­lec­tion Poésie/​Gallimard, sauront-​ils trou­ver leur sup­port élec­tro­nique de pré­di­lec­tion, celui qui paraî­tra natu­rel au lec­teur, en exploi­tant les res­sources du dis­po­si­tif de lec­ture et en s’adaptant à la culture ainsi qu’à l’équipement du lec­teur. Il reste beau­coup à explorer. 

Dans ce contexte, les liseuses spé­cia­li­sées pour­raient trou­ver leur place si elles s’ouvrent à la fois vers le réseau, afin de s’inscrire dans la nou­velle socia­bi­lité du livre et de per­mettre les rebonds per­mis par la lec­ture hyper­tex­tuelle, et vers les autres sup­ports, en n’enfermant pas le livre élec­tro­nique dans la liseuse, mais en faci­li­tant le pas­sage d’un même exem­plaire vers l’Iphone, l’ordinateur, ou l’imprimante, en fonc­tion des besoins du lec­teur au moment où il s’exprime…

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7 Responses to Des liseuses aux terminaux mobiles

  1. […] — — — — — — — — — — — — – […]

  2. dbourrion on 25 août 2009 at 3 h 57 min

    Sur le der­nier para­graphe : à mon avis, pro­bable conver­gence (tech­no­lo­gique — je parle de l’affichage e-​ink) pré­vi­sible entre net­book, tablettes type Crunch­pad ou l’encore hypo­thé­tique ver­sion Apple, liseuses dont vous par­lez ici.

    Par ailleurs, une fois liseuse connec­tée (sans doute géné­ra­li­sa­tion sur les modèles à venir — c’est déjà le cas sur cer­taines), on peut par­fai­te­ment ima­gi­ner mise en réseau et syn­chro de la lec­ture sur tous les outils uti­li­sés : le lec­teur (je parle de l’être humain) pos­sède une biblio­thèque (un paquet) de “livres” sous forme numé­rique en ligne. Il s’y connecte avec n’importe quel outil de lec­ture et retrouve sa lec­ture là où il l’a laissé — l’outil de lec­ture adap­tant le texte en fonc­tion de ses pos­si­bi­li­tés propres, à l’instant T (i.e. réseau ou pas, grand écran /​petit écran, etc…)

    Voilà, c’était la minute : c’est pas encore super les livrels (oui, je pré­fère) mais qu’est-ce que ça sera super bien­tôt (imaginons)

  3. Aldus on 25 août 2009 at 4 h 30 min

    Bravo pour ce billet, j’aime beau­coup l’expression « glis­se­ment pro­gres­sif », c’est effec­ti­ve­ment ce qui va se pas­ser. Cette ren­trée voit l’arrivée de nou­veaux lec­teurs de petits for­mats à des prix plus attrayants, une amé­lio­ra­tion notable de la mise en page avec le for­mat ePub, autant d’éléments déci­sifs pour ce nou­veau mar­ché. En espé­rant que nous rat­tra­pions rapi­de­ment notre retard vis-​à-​vis des anglo-​saxons en ce qui concerne l’offre de livres.
    Il faut aban­don­ner le terme livre élec­tro­nique qui, en effet, confond à la fois conte­nant et contenu.
    Pour ce terme de « rea­der », je milite pour lec­teur (eInk ou ePub, on a bien lec­teur mp3), lec­to­rès en espa­gnol, let­tore en ita­lien, lese­gerät en alle­mand.
    Pour les livres, l’affreux ebook à pros­crire, je crois que l’on est tous d’accord, je pense que livrel ou livre numé­rique sont de bonnes options.

  4. dbourrion on 25 août 2009 at 4 h 41 min

    Zut, je radote, j’ai dit exac­te­ment la même que ci-​dessus il y a quelques mois :-( (http://​detout​sur​rien​.word​press​.com/… )

  5. sdo on 2 octobre 2009 at 17 h 35 min

    Bon­jour,

    10 ans après l’apparition des pre­mières liseuses, on conti­nue à pen­ser que les liseuses sont des­ti­nés à des lec­teurs et on s’étonne donc qu’il n’y ait tou­jours pas une explo­sion des ventes. Ou bien, à l’inverse, on s’étonne qu’elles ne soient pas encore pas­sées aux oubliettes.

    Le concept de liseuse a été ima­giné pour répondre non aux besoins des lec­teurs mais à celui des « empê­chés de la lec­ture » c’est à dire tous ceux qui pour une rai­son ou une autre ne peuvent accé­der à la lec­ture sur papier. Cela va du voya­geur qui ne peut trans­por­ter sa biblio­thèque à l’amateur de skate board qui s’est frac­turé les deux poi­gnets en pas­sant par les mal-​voyants ou le lec­teur bou­li­mique qui, par suite de grippe, est inter­dit de biblio­thèque publique. Les nou­velles liseuses rem­plissent de mieux en mieux les fonc­tions atten­dues pas ce type de lec­to­rat (bien que l’on pour­rait faire mieux en matière face pour tenir compte de la situa­tion de ceux qui n’ont plus la capa­cité phy­sique à tour­ner une page même en cli­quant sur un écran tac­tile). Mais une liseuse ne fera pas d’un non-​lecteur un lec­teur. Et elle ne séduira un lec­teur que lorsqu’il se retrouve en situa­tion d’empêchement. Donc même si les nou­velles liseuses vont atti­rer un public plus large, il ne fau­dra jamais s’attendre à un raz de marée.

    Les ter­mi­naux mobiles, eux s’adressent au grand public. Et pour vendre des ter­mi­naux, il faut encou­ra­ger les flux, peu importe les­quels. Le flux le plus facile à encou­ra­ger sur les ter­mi­naux a été celui de la com­mu­ni­ca­tion inter­per­son­nelle (télé­phone et mes­sa­ge­rie), puis la musique, puis la vidéo. Les fabri­cants de ter­mi­naux et les four­nis­seurs d’accès explorent main­te­nant le reste et donc la lec­ture. Cela res­tera très mar­gi­nale par rap­port aux autres flux mais aucune niche est à négli­ger et l’on verra effec­ti­ve­ment se déve­lop­per une offre de contenu tex­tuel se déve­lop­per et dans une bonne logique com­mer­ciale, cette offre sera aussi ciblée que pos­sible : manga sur console de jeux, rubrique bour­sière et horo­scope sur les iphones, … Est-​ce que les ter­mi­naux mobiles seront un media pour les romans et les ouvrages longs et abs­traits ? Pro­ba­ble­ment pas plus que les liseuses. Verra-​t-​on appa­raitre des hybrides entre les ter­mi­naux mobiles et les liseuses (un ter­mi­nal mobile à écran de 10 pouces), très pro­ba­ble­ment (la rumeur est forte d’iTouch d’apple avec un écran de ce type).

    Pour l’évolution des liseuses, cela reste encore incer­tain comme il y a 10 ans : soit les fabri­cants se posi­tionnent sur le grand public (mais celui-​ci sera plus séduit par un ter­mi­nal multi-​fonctionnel) soit ils explorent à fond leur niche des lec­teurs empê­chés qui n’est pas si étroite qu’elle n’en a l’air (il suf­fit de voir le nombre de, lec­teurs qui, pas­sés, 50 ans mettent à la pou­belle leur col­lec­tion de livres de poche aux minus­cules carac­tères, achètent des lunettes et regrettent que les cata­logues de livres en grands carac­tères soient si indi­gents). Mais pour cela ils fau­drait qu’ils aille plus loin tech­no­lo­gi­que­ment par rap­port aux besoins de ce public : tourne page amé­lioré pour han­di­ca­pés moteur, explo­ra­tion des vrais for­mats mul­ti­mé­dia comme le Daisy qui est sou­vent trop injus­te­ment oublié, .…

  6. Anonyme on 7 octobre 2009 at 15 h 58 min

    Le pas­sage qui com­pare le HTML et le PDF est peut-​être un peu sché­ma­tique. Tout d’abord par ce que la nou­velle ver­sion d’HTML offre la pos­si­bi­lité de télé­char­ger à la volée les polices de carac­tère. Des attri­buts comme Can­vas per­mettent de faire des choses simi­laires au Post­script. D’autre part, PDF a évolué pour intro­duire les hyper­liens, les fichiers atta­chés, les vidéos et même dans la der­nière ver­sion un sys­tème de calques qui peut per­mettre de don­ner à un docu­ment PDF un aspect « à la site Web » avec un menu, des che­mins de lec­ture, des endroits à cli­quer, etc.
    Il me semble qu’il y a conver­gence entre les deux for­mats (en tout cas en ce qui concerne leurs fonc­tion­na­li­tés) et que c’est sans doute HTML qui va gagner pour le meilleur comme pour le pire.

  7. Eric Duchemin on 11 octobre 2009 at 19 h 16 min

    Beau Billet, court et com­plet. Il fau­drait aussi que les revues scien­ti­fiques et les cher­cheurs s’y mettent. les revues ne donnent plus de copies papiers aux auteurs mais leur four­nissent le pdf. Les cher­cheurs télé­chargent les ver­sion pdf des articles, mais pour les consul­ter (ce qu’ils font régu­liè­re­ment et sou­vent à l’extérieur du bureau où se trouvent les ver­sions pdf) ils impriment encore. L’utilisation d’une liseuse et une ver­sion per­for­mante de l’article sur celle-​ci serait un must. A ma connais­sance ce n’est pas encore le cas. Pour l’instant j’utilise un por­table et les ver­sions pdf des articles…coute cher en éner­gie et pas néces­sai­re­ment conviviale.

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