Pourquoi le Peer to peer n’est pas nécessairement le diable dénoncé par les inquiets et les chagrins

23 décembre 2005
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Que choi­sir et le Labo­ra­toire ADIS de l’Université Paris XI ont publié une étude qui met à mal bien des cer­ti­tudes sur le Peer to peer (P2P). Si on résume cette étude, on dira que :

-le P2P ne fait pas bais­ser les ventes. En réa­lité, le phé­no­mène est bien plus com­plexe. Une forme d’écosystème se met en place : cer­tains MP3 télé­char­gés auraient pu être ache­tés, mais des CD sont ache­tés en maga­sin car il ne s’agit pas du tout du même objet, et d’autre part la décou­verte d’oeuvres et d’artistes consti­tue une for­mi­dable chambre d’écho per­met­tant de dif­fu­ser de la culture musi­cale (exac­te­ment comme pour­rait le faire la radio si elle ne se can­ton­nait pas à quelques dizaines de titres dif­fu­sés en boucle), ce qui pro­duit par contre­coup des pra­tiques d’achat (en maga­sin ou en bou­tique en ligne).

-Il est faux de pen­ser que le P2P fait croire à ses uti­li­sa­teurs que la musique n’a pas de valeur. Le suc­cès des dis­quaires en ligne est d’ailleurs une preuve écla­tante de cette affirmation.

-Les gros consom­ma­teurs de MP3 via P2P sont égale­ment de gros acheteurs.

-Les adaptes du P2P ne sont pas seule­ment de jeunes déli­quants. Ils sont répar­tis dans toutes les caté­go­ries sociales.

La conclu­sion de l’étude est que l’industrie du disque (et, avec elle, des dizaines d’artistes ayant du mal à com­prendre ce qui se passe, et qui s’inquiètent au sujet des traites de leur trois-​mâts) cherche à figer et à ren­for­cer une posi­tion domi­nante sans se don­ner la peine de com­prendre la logique du phé­no­mène P2P ni de s’en sai­sir pour inven­ter de nou­velles formes de dif­fu­sion, de com­mer­cia­li­sa­tion et de valo­ri­sa­tion qui soient adap­tées au nou­veau médium. Et rentables.

Soyons inven­tifs et allons de l’avant, que diable.

Réfé­rence : Que choi­sir — Une étude inédite des com­por­te­ments des internautes

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2 Responses to Pourquoi le Peer to peer n’est pas nécessairement le diable dénoncé par les inquiets et les chagrins

  1. Anonyme on 27 décembre 2005 at 17 h 18 min

    je suis effec­ti­ve­ment 1 gros ache­teur de cds car je suis aussi col­lec­tion­neur. et si j’utilise le P2P c’est effec­ti­ve­ment pour décou­vir des artistes que je ne connais pas avant d’acheter leurs cds. ensuite, j’achète en ligne car le choix est plus vaste qu’en maga­sin pour qui réside en pro­vince. et enfin je ne suis pas 1 jeune délin­quant mais 1 qua­dra qui sait ce qu’il fait et en a marre de l’hypocrisie qui reigne autour du P2P.
    quant aux artistes, s’ils sont lai­sés ce n’est pas la faute aux inter­nautes qui uti­lisent le P2P mais à celle des majors qui s’en foutent plein les fouilles et refusent de prendre des risques en sou­te­nant la créa­tion musi­cale au pro­fit de pro­duits for­ma­tés, sans saveur ni éven­ti­vité. et que l’on ne pré­tende pas le contraire…
    encore une der­nière chose, lorsque l’on goûte comme moi la qua­lité sonore, on ne peut se satis­faire défi­ni­ti­ve­ment des for­mats pro­po­sés par le P2P. le P2P n’est dons pas une fin en soi mais une alter­na­tive de dépannage…

  2. chris on 14 janvier 2006 at 10 h 27 min

    La Sacem a cen­suré cette oeuvre !
    http://​www​.citoyen​lambda​.net/​s​o​/​pol…

    Moi, je la trouve excel­lente cette oeuvre :)

    Signez et faites signer la péti­tion EUCD

    http://​www​.eucd​.info

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