On s’agite beaucoup autour des questions de numérisation actuellement. On numérise en masse ; on va numériser à la chaîne. Tâche ingrate, difficile et qui ne peut être menée que par de grosses institutions car nécessitant une lourde manipulation logistique (le mot qui revient le plus souvent dans les conversations est « volumétrie »).
Et puisqu’on parle de la presse du XIXème, ailleurs, on a commencé un travail de nature un peu différente : il y a numérisation, certes, mais pas seulement : car l’objectif est de profiter de la mobilisation autour de l’enjeu de numérisation pour mobiliser une équipe scientifique effectuant un travail historique sur le texte. Du coup, on aboutit à une double édition : à la fois numérisée (en mode image) et annotée (en mode texte).
Et tout cela finit chez Google bien sûr…




Le projet de l’écho de la fabrique représente selon moi l’avenir de la collaboration entre les instituts de conservation et les chercheurs et services d’édition électronique universitaire.
Chacun a une place, un métier et des missions. Celle des bibliothèques est de conserver et de mettre à disposition du public son fond, difficile dillemme dont une des réponses est trouvée dans la numérisation et évidemment en mode image pour garantir l’intégrité originale de l’ouvrage, le fac-similé numérique qui permet aux chercheurs de s’appuyer sur cette numérisation sans crainte de perte d’informations trop importantes. Celle des chercheurs est de critiquer cette masse d’informations, l’anayser voire l’éditer, c’est à dire donner à lire un texte plus compréhensible pour le commun des mortels. Or, ce genre de projet montre comment une collaboration entre ces deux mondes peut apporter une valeur ajoutée très intéressante pour le lecteur. Ca me rappelle le petit billet que nous avons commis avec Manue : « Numériser, ce n’est pas éditer« .
Et tout cela finit peut-être chez google, mais aussi et surtout dans In-extenso ;-)