La «french touch» des archives ouvertes


Conférence de presse
La semaine der­nière, les repré­sen­tants des prin­ci­paux orga­nismes de recherche et de l’enseignement supé­rieur en France, on fait une confé­rence de presse pour pré­sen­ter la plate-​forme natio­nale d’archives ouvertes qu’ils sont en train de mettre en place. En fait, quand on creuse un peu, on se rend compte que ce n’est pas tel­le­ment la plate-​forme en soi qui est nou­velle (elle existe en effet depuis 2001), que le pro­to­cole d’accord, signé par tous, qui lui donne un sta­tut de plate-​forme natio­nale uni­fiée pour les archives ouvertes en France.

Ce pro­to­cole d’accord, et l’approche des archives ouvertes qu’il sou­tient, est très par­ti­cu­lier, et mérite quelque expli­ca­tion. Les bons connais­seurs de la ques­tion n’ont en effet pas man­qué de remar­quer à quel point le texte, mais sur­tout la notion même de plate-​forme natio­nale, est en déca­lage par rap­port à la réa­lité et au mode opé­ra­toire du mou­ve­ment à l’échelle inter­na­tio­nale. Comme on le voit écrit sou­vent, la notion d’archive ouverte signi­fie beau­coup de choses. His­to­ri­que­ment cepen­dant, elle est liée à l’implémentation d’un pro­to­cole d’interopérabilité per­met­tant à des dépôts locaux d’articles scien­ti­fiques d’être indexés par des moteurs spé­cia­li­sés indé­pen­dants de ces dépôts. L’objectif est la sim­pli­cité et la proxi­mité. Il s’agit, à l’origine du mou­ve­ment, de per­mettre à des acteurs proches des équipes de recherche, de mettre très sim­ple­ment et faci­le­ment à leur dis­po­si­tion des outils de mise à dis­po­si­tion des publi­ca­tions tout en satis­fai­sant à des cri­tères mini­maux de des­crip­tion de ces publi­ca­tions leur per­met­tant d’être faci­le­ment agré­gés au niveau d’outils de recherche et d’exploration d’information scien­ti­fique. Ce mou­ve­ment s’appuie donc sur une arti­cu­la­tion local-​global direc­te­ment congruente avec les pro­prié­tés de l’information numé­rique. Dans cette pers­pec­tive, on voit fleu­rir sur la sur­face de la pla­nète une mul­ti­pli­cité d’archives ouvertes basées sur la proxi­mité ins­ti­tu­tion­nelle (l’archive de telle ou telle uni­ver­sité, ou même de tel dépar­te­ment de telle ins­ti­tu­tion de recherche) ou dis­ci­pli­naire (en phy­sique des hautes éner­gies, en écono­mie, en sciences cog­ni­tives, etc.).

Ici, en France, les choses ne sont pas aussi simples. La pré­gnance d’une culture poli­tique idio­tique (atten­tion, je n’ai pas dit idiote), rend très dif­fi­cile le déve­lop­pe­ment et la péren­ni­sa­tion d’initiatives locales non relayées par le pou­voir cen­tral. On peut tou­jours s’agiter autour des slo­gans de la décon­cen­tra­tion, de la décen­tra­li­sa­tion, des pro­ces­sus de prise de déci­sion bottom-​up et de la gou­ver­nance res­pon­sable, la réa­lité quo­ti­dienne de l’exercice banal du pou­voir est encore essen­tiel­le­ment inverse : top-​down, cen­tra­lisé, cloi­sonné dans les limites d’une société de caste. Non pas que toute inno­va­tion en soit ban­nie. On pour­rait citer mille exemples de pro­jets inno­vants, venus des acteurs de ter­rain et ayant connu un cer­tain déve­lop­pe­ment. Ces pro­jets connaissent d’ailleurs sou­vent une cer­taine popu­la­rité : petits, mar­gi­naux, créa­tifs, ils sont sym­pa­thiques. Le drame vient après, lorsqu’il s’agit de gros­sir, d’avoir prise sur son contexte, lorsque l’innovation doit chan­ger véri­ta­ble­ment quelque chose dans son champ. A ce moment, la quasi-​totalité des pro­jets se heurte au mur en béton armé du conser­va­tisme et des posi­tions établies…et dépé­rit. Pour résu­mer un constat fait dans de nom­breux domaines, nous savons conce­voir des pro­jets inno­vants, nous savons faire per­du­rer des ins­ti­tu­tions, mais lorsqu’il s’agit que l’innovation ait prise sur l’institution et, pour le dire sim­ple­ment, la réforme, la bataille est très sou­vent perdue.

Ce pas­sage par lequel l’innovation pla­cée, du fait même de ses carac­té­ris­tiques, dans un sta­tut rela­ti­ve­ment mar­gi­nal prend une posi­tion plus cen­trale et change les choses, est très exac­te­ment ce qui est en train de se dérou­ler pour cette plate-​forme par­ti­cu­lière, mais aussi, plus géné­ra­le­ment pour le mou­ve­ment des archives ouvertes en France. La confé­rence de presse de la semaine der­nière, ne serait-​ce que pour sa mise en scène sym­bo­lique, à l’Académie des sciences au coeur du 6ème arron­dis­se­ment pari­sien avec son pro­to­cole de prise de parole, en est l’éclatante mani­fes­ta­tion. Et évidem­ment, pour en arri­ver là, c’est-à-dire un sou­tien offi­ciel des repré­sen­tants ins­ti­tu­tion­nels au mou­ve­ment, il a fallu le tein­ter for­te­ment de cette culture natio­nale cen­tra­li­sée si étran­gère en fait au mode d’organisation fédé­ra­tif des archives ouvertes dans le monde. Ce serait un bel exer­cice de socio­lo­gie poli­tique appli­quée que de prendre HAL pour objet d’étude et d’en décor­ti­quer les traits dis­tinc­tifs sous cet angle d’analyse ; comme un objet-​frontière, à l’interface entre des envi­ron­ne­ments hété­ro­gènes, ayant pour fonc­tion de résoudre une série de contra­dic­tions. Je n’ai mal­heu­reu­se­ment pas le temps de pous­ser cette ana­lyse ici, mais peux sim­ple­ment indi­quer des pistes, comme l’invention du « tam­pon » qui est propre à cette plate-​forme, véri­table coup de génie techno-​politique et qui méri­te­rait un article à lui tout seul.

Dire que le mou­ve­ment des archives ouvertes est aujourd’hui au point cri­tique de son ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion, de son pas­sage de la mar­gi­na­lité à la cen­tra­lité et que HAL est l’outil de ce pas­sage en France n’est ni opti­miste ni pes­si­miste ; ni cri­tique ni favo­rable à l’égard de HAL. C’est sim­ple­ment dési­gner le lieu où vont s’exercer à par­tir de main­te­nant et de manière de plus en plus puis­sante les rap­ports de force entre des acteurs dif­fé­rents et par­fois oppo­sés, pour­sui­vant cha­cun des objec­tifs dis­cor­dants : cher­cheurs CNRS, uni­ver­si­taires, com­mu­nau­tés dis­ci­pli­naires, docu­men­ta­listes, admi­nis­tra­tifs et poli­tiques de la recherche (direc­tions de ministère/​CNRS/​ANR), direc­teurs d’établissement, res­pon­sables de labo­ra­toire, et je dois en oublier, tout le monde se retrouve dans HAL et cha­cun n’y voit évidem­ment qu’une par­tie de l’ensemble. Les choses auraient été évidem­ment dif­fé­rentes, les forces de pres­sion bien moins fortes dans une contexte natio­nal dif­fé­rent engen­drant plu­sieurs archives dis­sé­mi­nées à plu­sieurs endroits et plu­sieurs niveaux. Mais voilà, nous sommes en France, il ne sert à rien de s’en lamen­ter, nous ne pou­vions donc faire autre­ment que pro­duire une archive unique confor­mé­ment à notre génie natio­nal. Il est à cet égard très ins­truc­tif de lire le véri­table dia­logue de sourds qui a pu s’engager entre le bri­tan­nique (mais bon connais­seur des par­ti­cu­la­ri­tés fran­çaises) Ste­van Har­nad et Franck Laloe sur ce sujet. L’argument de la proxi­mité sur lequel Har­nad revient en per­ma­nence est sans doute valable un peu par­tout dans le monde ; il ne l’est cer­tai­ne­ment pas en France où nous avons besoin, pour des rai­sons socio­lo­giques et poli­tiques bien iden­ti­fiées, d’un lieu spec­ta­cu­laire unique où cha­cun vient se repré­sen­ter sa posi­tion dans la société (savante ici) .

On peut être cocar­dier, fier, comme on l’a sou­vent été, de ce que nous sommes et croire à l’excellence de notre modèle com­pa­ra­ti­ve­ment à ce qui se fait ailleurs dans le monde, sans voir qu’actuellement, la par­ti­cu­la­rité fran­çaise est plu­tôt un han­di­cap qu’autre chose. On peut aussi se haïr soi-​même et regret­ter de n’être pas né ailleurs, comme c’est aujourd’hui le cas pour beau­coup de gens de ma géné­ra­tion. On peut enfin accep­ter son héri­tage poli­tique et ten­ter de voir ce qu’on peut faire avec. Mettre en place l’archive com­mune n’est pas renon­cer à l’esprit des archives ouvertes, mais pla­cer son action dans un contexte donné de manière à lui don­ner prise. Reste à s’organiser.

Cré­dit Photo : Marin

5 réflexions au sujet de « La «french touch» des archives ouvertes »

  1. Michel Roland

    La par­ti­cu­la­rité de ce pro­to­cole d’accord est dans la prise en compte de la diver­sité des enga­ge­ments des établis­se­ments d’enseignement supé­rieur fran­çais dans la mise en place de leurs archives ins­ti­tu­tion­nelles ouvertes. L’objectif de rendre pos­sible l’interopérabilité entre une archive locale et la plate-​forme natio­nale est ins­crite dans l’objet du pro­to­cole (« Cette plate-​forme sera acces­sible soit par dépôt direct, par l’intermédiaire ou non d’une
    inter­face spé­cia­li­sée, soit, le cas échéant par dépôt indi­rect à par­tir d’un sys­tème propre à
    l’établissement, per­met­tant le trans­fert des don­nées sur la plate-​forme com­mune en res­pec­tant
    le modèle des don­nées de celle-​ci. »).

    La ver­sion du pro­to­cole qui avait été dif­fu­sée sur le site du consor­tium Cou­pe­rin annexait au texte du pro­to­cole lui même, iden­tique au texte défi­ni­tif dif­fusé sur le site du CCSD, une liste indi­ca­tive d’actions qui entre­raient dans le cadre du pro­to­cole. On voit que pour l’essentiel ces actions portent sur l’articulation entre les sys­tèmes d’information locaux et HAL.
    Il serait sans doute dom­mage que le pro­to­cole d’accord soit pris par les établis­se­ments comme une pure et simple délé­ga­tion de la ques­tion des archives ouvertes au CCSD.

    Répondre
  2. Piotrr

    Merci de votre com­men­taire, qui pré­cise bien les choses : le texte du pro­to­cole d’accord lui-​même, mais aussi plu­sieurs par­ti­cu­la­ri­tés propres à HAL (tam­pon, visua­li­sa­tions, espaces propres et pro­cé­dures d’import) défi­nissent un cadre où peut s’exercer l’articulation que vous décrivez.

    Mais la cri­tique d’Harnad porte aussi sur un point pré­cis : celui du mois­son­nage. Il cri­tique le fait de ne pas s’appuyer sur le pro­to­cole OAI pour implé­men­ter l’articulation archive locale-​archive natio­nale. Franck Laloe lui oppose des argu­ments en terme de sophis­ti­ca­tion tech­nique (les méta­don­nées ne sont pas suf­fi­santes etc.) mais qui ne convainquent pas Har­nad parce que secon­daires à ses yeux. Je n’ai pas de reli­gion sur le sujet. C’est vrai qu’au pre­mier abord, il est un peu éton­nant de vou­loir se pri­ver des avan­tages de l’OAI comme moyen de mettre en oeuvre une « low-​barrier inter­ope­ra­bi­lity ». Mais en même temps, on ne voit pas pour­quoi, dans un contexte local par­ti­cu­lier (la France ici), on ne pour­rait pas tra­vailler à une inter­opé­ra­bi­lité plus riche si c’est possible.

    Répondre
  3. Franck Laloë

    « Les bons connais­seurs de la ques­tion n’ont en effet pas man­qué de remar­quer à quel point le texte, mais sur­tout la notion même de plate-​forme natio­nale, est en déca­lage par rap­port à la réa­lité et au mode opé­ra­toire du mou­ve­ment à l’échelle internationale »

    Cer­tai­ne­ment ! Je ne crois pas qu’il y ait grand monde qui défende la notion de plate-​forme natio­nale. Nous sommes donc tous d’accord sur ce plan.

    Quelques pré­ci­sions concer­nant Hal :

    Il va sans dire que Hal est par­fai­te­ment com­pa­tible avec OAI-​PMH, ainsi d’ailleurs qu’avec plu­sieurs autres pro­to­coles d’échange. A ma connais­sance il n’y a aucune fonc­tion­na­lité d’une archive ins­ti­tu­tion­nelle OAI (comme par exemple celles des uni­ver­si­tés bri­tan­niques) qui ne soit pré­sente dans Hal. Pour répondre à un autre mes­sage, je ne pense pas que Ste­van Har­nad, qui connait bien la ques­tion, ait jamais repro­ché à Hal de ne pas être com­pa­tible OAI-​PMH, car ce serait une erreur factuelle.

    Hal est à ma connais­sane la seule archive ouverte au monde per­met­tant des échanges auto­ma­tiques de docu­ments et/​ou infor­ma­tions avec ArXiv et Pub­Med Cen­tral. Si ce n’est pas la seule, en tous cas elle fait par­tie d’une infime mino­rité qui est bien plus ouverte que ne le per­met le seul pro­to­cole OAI.

    Der­nier point : en un sens le pro­to­cole d’accord est déjà dépassé, car depuis sa rédac­tion (déjà ancienne) un cer­tain nombre d’objectifs ont été réa­li­sés ; je pense pas exemple aux web­ser­vices qui per­mettent main­te­nant aux uni­ver­si­tés de connec­ter leur ENT (envi­ron­ne­ment numé­rique de tra­vail) local à Hal. Ce pro­to­cole est très utile, mais c’est un texte plus poli­tique que tech­nique, de sorte que je pense que décor­ti­quer par le mneu ses phrases (ou du com­mu­ni­qué de presse, qui est passé par de nom­breux ser­vices de comm) n’a à mon avis pas grand sens.

    Répondre
  4. Piotrr

    Bon­jour, merci de votre mes­sage. Je par­lais évidem­ment du mois­son­nage des archives locales par HAL et non de HAL comme data pro­vi­der qui est bien sûr com­pa­tible OAI-​PMH

    Répondre
  5. Jean-Claude Guédon

    Le pro­blème fon­da­men­tal de HAL, c’est sa volonté de tout cen­tra­li­ser alors que :

    1. Cet idéal ne sera jamais atteint. Cer­tains orga­nismes fran­çais refusent et refu­se­ront long­temps, à jamais peut-​être, de par­ti­ci­per au grand monu­ment jaco­bin avec le résul­tat que la France se retrou­vera en situa­tion d’incohérence, d’une part, et inca­pable de pro­cé­der à des cor­rec­tions construc­tives autre­ment que par le tru­che­ment de moyens de pres­sion divers, d’origine poli­tique, visant à rap­pro­cher le pro­jet d’un objec­tif fina­le­ment peu inté­res­sant, à la limite en porte-​à-​faux : la cen­tra­li­sa­tion totale du dis­po­si­tif d’archivage ;

    2. Le sys­tème euro­péen, et a, for­tiori, le sys­tème mon­dial ne pour­ront être que décen­tra­li­sés, répar­tis, etc. Ceci rap­pelle la créa­tion de l’École Poly­tech­nique en France : lar­ge­ment admi­rée et imi­tée en son temps, cette ins­ti­tu­tion a ins­piré la créa­tion d’un ensemble riche d’institutions diverses qui se sont mises à évoluer avec plus ou moins de bon­heur dans leurs niches res­pec­tives, mais toutes hors de France. Pen­dant ce temps, l’X, sûre de son mono­pole natio­nal, trô­nait, lar­ge­ment insen­sible à toute influence autre que celle de ses membres internes les plus influents. Petit à petit, ce centre incon­tour­nable de la science mon­diale au début du XIème siècle a dérivé vers la péri­phé­rie pour deve­nir une ins­ti­tu­tion un peu curieuse dont la dis­pa­ri­tion n’importerait guère à la science mondiale.

    Pierre Mou­nier a par­fai­te­ment rai­son de par­ler de culture poli­tique idio­tique (et non idiote) en France. Vu de l’extérieur, ces façons jaco­bines de pro­cé­der font sou­vent sou­rire, sus­citent des degrés divers de curio­sité amu­sée, puis engendrent l’ennui. Le monde conti­nuera d’avancer sur un mode décen­tra­lisé (ce qui a fait la force de l’Internet, inci­dem­ment, dès le début, et la fai­blesse du Mini­tel) tan­dis que la France demeu­rera fidèle à une poli­tique « de l’arsenal » qui paraît bien dépas­sée de nos jours, sauf en quelques rares situa­tions où effec­ti­ve­ment l’arsenal s’impose — une armée par exemple.

    Les meilleures solu­tions tech­niques inté­grées à HAL, si elles sont aussi bonnes qu’on le pré­tend, seront notées et réuti­li­sées ailleurs et ainsi inté­grées dans le réseau mon­dial des dépôts ins­ti­tu­tion­nels. L’inverse n’est pas aussi sûr : HAL saura-​t-​il tou­jours repé­rer les meilleures solu­tions étran­gères, et, même si le repé­rage se fait, HAL aura-​t-​il tou­jours les moyens d’intégrer ces « best prac­tices » étran­gères ? Per­son­nel­le­ment, j’en doute pro­fon­dé­ment. Et je connais suf­fi­sam­ment bien la vie ins­ti­tu­tion­nelle fran­çaise pour savoir aussi que der­rière la séduc­tion des grands plans car­té­siens qui satis­font l’esprit se pro­filent sou­vent des excep­tions, déro­ga­tions, etc. qui conduisent à des situa­tions chaotiques.

    Je ter­mi­ne­rai par une sug­ges­tion : il fau­drait tra­duire rapi­de­ment le Wealth of Net­works de Yochai Benk­ler (Yale Uni­ver­sity Press) en fran­cais et sur­tout le mettre au pro­gramme de toutes les classes de philo en France. Peut-​être en sortirait-​il les débuts d’un chan­ge­ment de men­ta­lité qui condui­rait à admettre, enfin, que mieux vaut adap­ter le rai­son­ne­ment à la réa­lité que cher­cher à impo­ser un ordre pure­ment ration­nel à la réalité.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Notifiez-moi des commentaires à venir via email. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.