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	<title>Blogo-Numericus &#187; Marin Dacos</title>
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		<title>Le comité d’éthique du CNRS se prononce pour le libre accès et dresse un portrait édifiant du secteur de l’édition scientifique</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10981.html</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 11:53:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le CNRS dispose d’un Comité d’éthique (COMETS) qui émet des avis sur des questions aussi importantes et complexes que : Les aspects éthiques de la controverse sur le changement climatique : avis (30 juin 2011 — pdf), résumé (pdf) Aspects éthiques du financement public de la recherche sur projet : avis (28 juin 2010 — pdf 235 ko), autosaisine (septembre 2008 — pdf 19 ko) Ethique de la recherche dans l’expérimentation sociale : avis (19 janvier 2010 — pdf 158 ko) En juin 2011, le COMETS a publié un avis sur les relations entre chercheurs et maisons d’édition scientifique (30 juin 2011 — pdf, résumé  — pdf). Cet avis «  se propose d’analyser quelques-uns des problèmes actuellement rencontrés par les chercheurs dans leurs relations avec les maisons d’édition scientifiques, d’en étudier les conséquences et d’envisager des mesures qui pourraient être prises pour y remédier.  » Ce rapport rappelle les fonctions majeures de l’édition dans le processus scientifique: enregistrement, validation par les pairs, valorisation, diffusion et archivage. Ces éléments constituent le point aval de l’ensemble du processus de recherche et sont le coeur de problèmes d’ordre juridiques, éthiques et heuristiques. Le problème de la cession des droits par les auteurs L’avis mentionne le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le CNRS dispose d’un Comité d’éthique (COMETS) qui émet des <a href="http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/avis.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/avis.htm?referer=');">avis</a> sur des questions aussi importantes et complexes que :</p>
<ul>
<li>Les aspects éthiques de la controverse sur le changement climatique : avis (30 juin 2011 — <a href="http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avis_Ethique-controverse-climat.pdf" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avis_Ethique-controverse-climat.pdf?referer=');">pdf</a>), résumé (<a href="http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avis_Ethique-controverse-climat_res.pdf" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avis_Ethique-controverse-climat_res.pdf?referer=');">pdf</a>)</li>
<li>Aspects éthiques du financement public de la recherche sur projet : avis (28 juin 2010 — <a href="http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avisIncitation.pdf" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avisIncitation.pdf?referer=');">pdf</a> 235 ko), autosaisine (septembre 2008 — <a href="http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/autosaisineIncitation.pdf" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/autosaisineIncitation.pdf?referer=');">pdf</a> 19 ko)</li>
<li>Ethique de la recherche dans l’expérimentation sociale : avis (19 janvier 2010 — <a href="http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/experimentation-sociale-20100119.pdf" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/experimentation-sociale-20100119.pdf?referer=');">pdf</a> 158 ko)</li>
</ul>
<p>En juin 2011, le COMETS a publié un avis sur les relations entre chercheurs et maisons d’édition scientifique (30 juin 2011 — <a href="http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avis_Relations-chercheurs-maisons-edition.pdf" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avis_Relations-chercheurs-maisons-edition.pdf?referer=');">pdf</a>, résumé  — <a href="http://www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avis_Relations-chercheurs-maisons-edition_res.pdf" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cnrs.fr/fr/organisme/ethique/comets/docs/avis_Relations-chercheurs-maisons-edition_res.pdf?referer=');">pdf</a>). Cet avis « <em> se propose d’analyser quelques-uns des problèmes actuellement rencontrés par les chercheurs dans leurs relations avec les maisons d’édition scientifiques, d’en étudier les conséquences et d’envisager des mesures qui pourraient être prises pour y remédier. </em> »</p>
<p>Ce rapport rappelle les fonctions majeures de l’édition dans le processus scientifique: enregistrement, validation par les pairs, valorisation, diffusion et archivage. Ces éléments constituent le point aval de l’ensemble du processus de recherche et sont le coeur de problèmes d’ordre juridiques, éthiques et heuristiques.</p>
<h1>Le problème de la cession des droits par les auteurs</h1>
<p>L’avis mentionne le problème des cessions exclusives de droits aux éditeurs : « l’auteur est <em>a priori</em> passible de poursuites s’il met l’article, dont il est l’auteur, sur son site Web ou sur celui de son laboratoire, une pratique pourtant courante, qu’il semble souhaitable de soutenir. »</p>
<p>L’avis ajoute que « <strong> la pratique actuelle du droit d’auteur (…) n’encourage pas de façon évidente la créativité</strong>. » Il va plus loin, en mentionnant le problème de la « position dominante » de certains éditeurs grâce à certains titres considérés comme majeurs. Regrettant l’absence d’aide « <em> aux chercheurs dans la négociation de leurs contrats avec les maisons d’édition </em> », le COMETS insiste surtout sur la nécessité d’une la plus grande circulation des idées et des résultats de la recherche.</p>
<h1>La cession d’une idée est un jeu à somme positive</h1>
<p>Insistant sur le caractère cumulatif et collectif du savoir (« <em> Chaque génération de chercheurs s’appuie sur le savoir des générations précédentes et sur les recherches effectuées dans tous les pays </em> »), le COMETS met en évidence les caractères spécifiques des productions intellectuelles des scientifiques, quelle que soit leur discipline :</p>
<blockquote><p>« quand on donne une pomme on la perd, mais quand on donne une idée, on la garde, tout en en faisant bénéficier d’autres le plus largement possible. Ainsi la cession d’une pomme est-elle un “jeu à somme nulle” (selon la terminologie de Fernand Braudel) tandis que la cession d’une idée est un “jeu à somme positive” « .</p></blockquote>
<p>C’est là qu’intervient la notion de <strong>biens non rivaux</strong>. Cette notion n’est pas utilisée explicitement par l’avis, mais elle sous-tend l’ensemble de l’argumentation du Comité : les caractéristiques des idées et des documents numériques sont très proches. En effet, transmettre à quelqu’un une idée, ou un document numérique, n’en dépossède pas son propriétaire, alors que c’était le cas pour les biens analogiques (le livre papier étant l’idéal-type des biens analogiques dans le secteur des idées).</p>
<h1>Un secteur à la rentabilité commerciale excessive</h1>
<p>Paradoxalement, l’entrée dans le monde numérique a favorisé l’apparition d’un oligopole plaçant les bibliothèques devant une situation bloquée :</p>
<blockquote><p>C’est dans ce contexte que certaines maisons d’édition scientifique commerciales ont progressivement pris le contrôle des échanges académiques. Cette évolution s’est accélérée lors de la dernière décennie depuis que des investisseurs financiers se sont aperçus du caractère “inélastique” du marché de l’édition scientifique (les clients continuent à acheter même si les prix augmentent) de par le caractère non substituable des produits échangés. Cette concentration a été facilitée par la transition aux moyens électroniques de diffusion, qui ont d’abord bouleversé l’industrie de l’impression, nécessitant une reconversion du personnel et des investissements importants. Pour ceux qui ont pu franchir ce pas et qui parviennent à susciter et à tirer parti des progrès technologiques, si le coût marginal de la mise en ligne est négligeable, il reste les coûts d’exploitation de la plate-forme informatique ainsi que sa mise à jour permanente et aussi de promotion, coûts dont la pertinence est souvent discutée. Certaines maisons d’édition commerciales parviennent tout de même à <strong>des taux de rentabilité supérieurs à 35 %,</strong> une situation exceptionnelle pour un secteur économique où est censé régner la concurrence et qui conduit à s’interroger sur les prix pratiqués.</p></blockquote>
<p>Le Comité d’éthique ne se prononçant pas sur des cas particuliers, il ne cite pas Elsevier, mais c’est bien de lui et de ses équivalents qu’il s’agit. Allons au terme du raisonnement. Avec un chiffre d’affaires tournant autour 5 milliards d’euros<sup><a href="http://blog.homo-numericus.net/article10981.html#footnote_0_10981" id="identifier_0_10981" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Source : Livres hebdo - http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/economie/classement-mondial-de-l-edition-et-les-petits-francais-ils-sont-ou-19734.htm ">1</a></sup>, Elsevier est un géant de l’édition. Son chiffre d’affaire est significativement plus élevé que celui d’Hachette Livres. Or, Elsevier fait état de bénéfices tournant autour de 25 à 30% (après salaires, dont on sait qu’ils ne sont pas ridicules). Ces taux sont proches de ceux de Microsoft, qui est dans une situation de quasi-monopole sur son marché.</p>
<h1>Des marges de manoeuvre considérables</h1>
<p>Ainsi, la recherche mondiale pourrait économiser plus d’1,6 milliard d’euros par an avec le seul Elsevier.  Dans la mesure où d’autres éditeurs privés sont dans des situations proches du point de vue de leur marge bénéficiaire, on constate qu’il serait possible de dégager plusieurs milliards de dollars d’économies pour les puissances publiques occidentales.</p>
<p>Le Comité insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas, pour autant, de contester la légitimité du travail d’édition et sa nécessaire rémunération : « <em> La rétribution des services ainsi rendus n’est pas contestée par les utilisateurs, qu’ils soient chercheurs ou bibliothécaires </em> ». En effet, le métier d’éditeur n’a sans doute jamais été aussi indispensable pour structurer  la production de savoir, qui n’a jamais été aussi massive et complexe.</p>
<p>Le Comité met l’accent sur la dimension inélastique du marché de l’édition scientifique, et sur l’incapacité du secteur public à faire face à des pratiques contraires aux intérêts collectifs de la part des éditeurs dominant le marché :</p>
<blockquote><p>Pour appuyer ces remarques nous citerons les conseils donnés, il y a quelques années, par la firme <em>Morgan Stanley</em> à ses investisseurs : <em>“The scientific journal business is characterised by relatively inelastic demand, with individual journals generally having a strong following within their particular niche […] The niche nature of the market and the rapid growth in the budgets of academic libraries have combined to make scientific publishing the fastest growing sub-sector of the media industry over the last 15 years” (Paul Gooden, Matthew Owen, Sarah Simon and Louise Singlehurst, Scientific Publishing: Knowledge is Power, Morgan Stanley, Equity Research Europe, 30 September 2002)</em>. La situation n’a pas vraiment changé mais pourrait changer brusquement dans un avenir proche comme on peut le lire dans l’article <em>“Academic Publishing: Of Goats and Headaches” (The Economist</em>, 26 mai 2011), dont le sous-titre est <em>“One of the best media business is also one of the most resented”</em>.</p></blockquote>
<h1>Pour une redistribution des cartes dans le secteur de l’édition scientifique</h1>
<p>Fort de ce constat, le Comité appelle à une redistribution des cartes dans ce secteur :</p>
<blockquote><p>« Les difficultés rencontrées par de nombreuses institutions scientifiques lors de la négociation des abonnements numériques illustrent bien le fait qu’il devient urgent de <strong>mettre au point de nouvelles pratiques en matière de diffusion des résultats scientifiques</strong>. »</p></blockquote>
<p>Pour cela, le Comité d’éthique émet cinq recommandations qui sont citées intégralement en annexe de ce billet.  Nous retiendrons ici les deux dernières:</p>
<p>- recommandation n°4 : nécessité d’une intervention publique pour permettre « <strong> l’émergence de modèles économiques permettant à des entités, dont les pratiques seraient en accord avec la mission de leurs chercheurs, d’exister face à d’autres opérateurs beaucoup plus puissants financièrement </strong> »</p>
<p>- recommandation n°5 : considérer le savoir scientifique comme « <strong> un patrimoine commun (<em>commons</em>) de l’humanité </strong> », ce qui doit pousser<strong> au libre accès,</strong> dans les délais les plus courts possibles.</p>
<p>C’est le moment. Au travail!</p>
<p style="text-align: right;">Marin Dacos</p>
<p> </p>
<h1><strong>Les recommandations du Comité d’éthique du CNRS</strong></h1>
<blockquote><p><strong>1.</strong> Le CNRS devrait éclairer les chercheurs de ses laboratoires sur la situation juridique dans laquelle ils se trouvent lorsqu’ils publient un article dans une revue. Si le CNRS n’est aucunement impliqué dans la cession du droit d’auteur à une maison d’édition, puisque qu’il ne partage pas le droit d’auteur des chercheurs, il doit les aider à préserver leurs droits et à ne pas s’exposer à des risques juridiques. Dans le cadre de l’élaboration de cet avis, une demande de note de cadrage a été faite à ce propos au service juridique du CNRS.</p>
<p><strong>2.</strong> Le CNRS devrait recommander de faire ajouter dans le contrat de cession des droits une clause sur la libre disposition des articles à des fins non commerciales sur le site des chercheurs sur la toile et sur les sites d’archives publiques. Pourrait être explorée la possibilité de créer un groupement européen d’intérêt économique (GEIE), entité morale reconnue en droit européen (<em>cf.</em> règlement CEE 2137/85 du Conseil du 25 juillet 1985), dont les chercheurs et leurs institutions, CNRS entre autres, seraient membres et qui pourrait être mandataire d’un droit de diffusion sans faire payer de droit d’accès, et à terme pouvoir représenter les chercheurs pour défendre leurs droits.</p>
<p><strong>3.</strong> Lors de négociations avec les maisons d’édition pour l’achat de l’accès aux revues, aussi bien sous forme papier que sous forme électronique, il est impératif que les bibliothécaires, souvent regroupés dans des réseaux centralisant les achats, bénéficient des conseils de juristes connaissant bien la pratique en matière de droit commercial et de droit d’auteur, aussi bien français qu’étranger. Le CNRS doit y pourvoir en ce qui concerne ses laboratoires et ses réseaux. Par ailleurs il est souhaitable que des représentants des chercheurs soient associés à la préparation de ces négociations.</p>
<p><strong>4.</strong> Les dysfonctionnements mis en évidence dans cet avis proviennent du fait que le marché de l’édition scientifique est passé depuis quelques années dans de nombreuses disciplines sous le contrôle, soit de sociétés commerciales, soit de sociétés savantes qui souvent utilisent les revues qu’elles publient pour financer d’autres activités moins lucratives. Il serait souhaitable que des organismes publics, tel le CNRS, interviennent pour <strong>permettre l’émergence de modèles économiques permettant à des entités, dont les pratiques seraient en accord avec la mission de leurs chercheurs, d’exister face à d’autres opérateurs beaucoup plus puissants financièrement</strong>. Il y va du bon fonctionnement de leurs installations scientifiques, dont les centres de documentation et de stockage de données.</p>
<p><strong>5.</strong> Le savoir scientifique se constitue grâce aux financements publics et se diffuse par les publications qui en résultent. Il devrait dès lors être considéré comme <strong>un patrimoine commun (<em>commons</em>) de l’humanité</strong>. A ce titre, il devrait rester librement accessible à chacun, au bout d’un temps aussi court que possible, ceci pour le bénéfice de l’avancement des connaissances et la formation de nouvelles générations de scientifiques. Là encore les efforts faits au niveau de certaines communautés scientifiques pour garantir l’accès sans restriction aux archives scientifiques doivent être relayés par les institutions publiques, dont le CNRS.</p></blockquote>
<p> </p>
<p> </p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10981" class="footnote">Source : Livres hebdo — <a href="http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/economie/classement-mondial-de-l-edition-et-les-petits-francais-ils-sont-ou-19734.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.actualitte.com/actualite/monde-edition/economie/classement-mondial-de-l-edition-et-les-petits-francais-ils-sont-ou-19734.htm?referer=');">http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/economie/classement-mondial-de-l-edition-et-les-petits-francais-ils-sont-ou-19734.htm</a> </li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Le bruit de fond du réseau</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10871.html</link>
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		<pubDate>Sun, 01 May 2011 08:32:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[SF]]></category>

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		<description><![CDATA[« Dab envoie sur le réseau un signal de présence. Aucun câble, aucun branchement n’est nécessaire. La trame épouse les structures physiques. Les murs, les plafonds, les planchers, les immeubles agissent en matériau conducteur, comme presque tout le reste, le mobilier, les vêtements, les gens à travers leurs corps. Le réseau ne se trouve pas dans la ville, il est la ville. Tout est relié, connecté par défaut. En théorie, il reste possible, à tout moment, de couper le contact. La réalité, c’est que cela coûte cher et nécessite un véritable audit de paranoïa. S’isoler signifie aménager des caissons non conductibles, porter des bottes isolantes, se garder de toucher n’importe quel élément de son environnement direct, se refuser à utiliser le plus basique des objets du quotidien. Tout cela pour rien dans la mesure où le réseau est si dense, embouteillé par des bataillons de lampes de chevet, de machines à café et de thermostats, que le bruit de fond qui le hante offre une protection efficace contre les systèmes de surveillance. La trame est indispensable à une ville. Sans elle, la cité ne serait plus qu’un troupeau de pierres indifférenciées et stupides. » Norbert Merjagnan, Les tours de samarante, Folio, 2010, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<div id="attachment_10872" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2011/05/51yo+WDyjSL._SS500_.jpg"><img class="size-medium wp-image-10872" title="Tours de Samarante" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2011/05/51yo+WDyjSL._SS500_-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Tours de Samarante</p></div>
<p>« Dab envoie sur le réseau un signal de présence. Aucun câble, aucun branchement n’est nécessaire. La trame épouse les structures physiques. Les murs, les plafonds, les planchers, les immeubles agissent en matériau conducteur, comme presque tout le reste, le mobilier, les vêtements, les gens à travers leurs corps. Le réseau ne se trouve pas dans la ville, il est la ville. Tout est relié, connecté par défaut. En théorie, il reste possible, à tout moment, de couper le contact. La réalité, c’est que cela coûte cher et nécessite un véritable audit de paranoïa. S’isoler signifie aménager des caissons non conductibles, porter des bottes isolantes, se garder de toucher n’importe quel élément de son environnement direct, se refuser à utiliser le plus basique des objets du quotidien. Tout cela pour rien dans la mesure où le réseau est si dense, embouteillé par des bataillons de lampes de chevet, de machines à café et de thermostats, que le bruit de fond qui le hante offre une protection efficace contre les systèmes de surveillance. La trame est indispensable à une ville. Sans elle, la cité ne serait plus qu’un troupeau de pierres indifférenciées et stupides. »</p></blockquote>
<p>Norbert Merjagnan, <em>Les tours de samarante</em>, Folio, 2010, page 85.</p>
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		<title>Prix du meilleur poisson d’avril scientifique</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 15:19:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>

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		<description><![CDATA[Le prix du meilleur poisson d’avril scientifique est dédié à Digital Humanities Quartely, une des principales revues dans le secteur des Humanités numériques. J’ai conscience que ça ne fera rire que le petit milieu universitaire, mais il est symptomatique d’une situation dans laquelle les classements, les évaluations et le système de valeur de l’université semblent glisser vers une robotisation aveugle, alors que le numérique offre des perspectives d’humanisation, d’individualisation et d’affinement de la boîte à outils du chercheur et de la recherche. La revue DHQ, dans son annonce-gag, promeut quatre méthode aveuglement quantitatives pour sélectionner les articles : étude de similarité stylistique avec les « meilleures » revues, de façon à s’assurer que rien ne changera, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ; étude quantitative de la longueur des phrases et des mots, afin de classer les articles en fonction de leur lisibilité. Les responsables de la revue ajoutent un « proprietary DHQ readability index », aux antipodes de la tradition d’ouverture des Humanités numériques ; étude stylistiques permettant de s’assurer que l’auteur jargonne bien, sur la base de l’identification de termes techniques et concepts spécialisés ; étude des pratiques de citations : pour être publié, l’auteur devra citer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10860" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.flickr.com/photos/immagina/160305794/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.flickr.com/photos/immagina/160305794/?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10860" title="Just hanging around" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2011/04/160305794_99090d7888_o-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">« Just Hanging around », CC par Immagina </p></div>
<p>Le prix du meilleur poisson d’avril scientifique est dédié à <a href="http://digitalhumanities.org/dhq/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/digitalhumanities.org/dhq/?referer=');">Digital Humanities Quartely</a>, une des principales revues dans le secteur des Humanités numériques. J’ai conscience que ça ne fera rire que le petit milieu universitaire, mais il est symptomatique d’une situation dans laquelle les classements, les évaluations et le système de valeur de l’université semblent glisser vers une robotisation aveugle, alors que le numérique offre des perspectives d’humanisation, d’individualisation et d’affinement de la boîte à outils du chercheur et de la recherche. La revue DHQ, dans son annonce-gag, promeut quatre méthode aveuglement quantitatives pour sélectionner les articles :</p>
<ol>
<li>étude de similarité stylistique avec les « meilleures » revues, de façon à s’assurer que rien ne changera, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ;</li>
<li>étude quantitative de la longueur des phrases et des mots, afin de classer les articles en fonction de leur lisibilité. Les responsables de la revue ajoutent un « proprietary DHQ readability index », aux antipodes de la tradition d’ouverture des Humanités numériques ;</li>
<li>étude stylistiques permettant de s’assurer que l’auteur jargonne bien, sur la base de l’identification de termes techniques et concepts spécialisés ;</li>
<li>étude des pratiques de citations : pour être publié, l’auteur devra citer les auteurs les plus cités, de façon à ce que la boucle soit bouclée, et que les auteurs les plus cités restent au sommet du <em>top ten</em> pour les siècles à venir.</li>
</ol>
<p>Voici une façon décontractée et amusante de prendre position pour le retour de l’humain dans les pratiques éditoriales et scientifiques mondiales. A bon entendeur. Voici l’annonce dans sa totalité, initialement diffusée sur la liste <a href="http://www.digitalhumanities.org/humanist/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.digitalhumanities.org/humanist/?referer=');">Humanist</a> :</p>
<blockquote><p>Digital Humanities Quarterly is pleased to announce a move to Peer  Review with Advanced Technology (PRAT): a new computational peer review  system based on text analysis.</p>
<p>This new approach to peer review will enable DHQ to process vastly  increased numbers of submissions, speeding up time to publication and  ensuring consistency of review criteria, compared with results from  human peer reviewers.</p>
<p>This move comes at a time when peer review mechanisms are coming under  close scrutiny, as journals and other online publications experiment  with alternatives to traditional peer review. DHQ has considered a  variety of models, including crowd-sourced peer review based on reader  comments, but we have determined that these require too great an  investment of time and create unacceptable delays in production. Our new  text-analysis-based method will eliminate human reviewers altogether  and assess submissions based on a set of measures that may include:</p>
<p>1. Stylistic similarity to articles in the highest tier of citation  rankings in a selected set of major journals, using state-of-the art  measures that focus on vocabulary choice and patterns of clause  construction.</p>
<p>2. Average and maximum word length, sentence length, and clause length.  Submissions will be scored in all three categories and the results will  be compared with a proprietary DHQ readability index to determine the  submission’s suitability for publication. The highest-scoring articles  will be published in a special « Expert » column.</p>
<p>3. Frequency of high-value technical terminology. Terms from specific  domains will be weighted dynamically, based on current measures of usage  of those terms in high-ranking peer journals, to ensure that DHQ’s  published articles keep pace with the changing patterns of technical  jargon in the broader community. For special issues, terms from specific  topic areas will be given extra weight to ensure that submissions are  related to the issue’s subject area.</p>
<p>4. Rate of citation of the most highly cited references in digital  humanities. Submissions that cite the most highly cited references (or  articles citing those) will be more highly ranked. Over time, we  anticipate that this mechanism if properly used could result in the DHQ  article corpus achieving complete self-referentiality.</p>
<p>The new system goes into effect with the special issue « From Lemons to  Lemonade: Learning from project failures in the Digital Humanities », to  be published on April 1.</p>
<p>Best wishes, Julia, Melissa, and Wendell</p>
<p>Julia Flanders<br />
Melissa Terras<br />
Wendell Piez<br />
General Editors, DHQ</p></blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>L’hypertextualité dans tous ses états (bibliographiques)</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10829.html</link>
		<comments>http://blog.homo-numericus.net/article10829.html#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 21:52:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[Édition électronique]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est pas pour me vanter, mais il faut savoir que nous sommes lauréats du grant Google pour les Digital Humanities (Humanités numériques, pour vous servir). Le sujet qui a rapporté $50000 au Cléo et au LIA peut paraître rebutant : «  Robust and Language Independent Machine Learning Approaches for Automatic Annotation of Bibliographical References in DH Books, Articles and Blogs »» (cf. notre annonce). En fait, c’est plutôt sexy rigolo intéressant : nous nous sommes associés, avec Patrice Bellot, pour apprendre à un robot (en fait, un programme) à détecter les références bibliographiques correctement. L’utilité est évidente : si on parvient à isoler le nom et le prénom de l’auteur, le titre et l’éditeur, l’année et le lieu d’édition, notamment, on pourra pointer sur la référence originale, soit dans un catalogue de bibliothèque, soit dans une librairie, soit, idéalement, dans un portail voisin et néanmoins ami (Cairn, Persée, HAL-SHS, Hypotheses.org ou même Revues.org). Alors, on aura beaucoup progressé dans un des enjeux de l’édition électronique: l’interconnexion des références entre elles. L’hypertextualité dans tous ses états. Par exemple, ici : COLOMBO TIMELLI, Maria. 1992. « Dictionnaires pour voyageurs, dictionnaires pour marchands, ou la polyglossie au quotidien aux XVIe et XVIIe siècles ». Linguisticae Investigationes XVI [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10831" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><span style="text-decoration: line-through;"><a href="http://www.flickr.com/photos/sukisuki/4413551329/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.flickr.com/photos/sukisuki/4413551329/?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10831" title="Bibliography" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2011/01/4413551329_1f48a8eaac_o-300x225.jpg" alt="Bibliography" width="300" height="225" /></a></span><p class="wp-caption-text">CC by Sukisuki — Suzanne Chapman</p></div>
<p><span style="text-decoration: line-through;">C’est pas pour me vanter</span>, mais il faut savoir que nous sommes lauréats du grant Google pour les Digital Humanities (<a href="http://tcp.hypotheses.org/318" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/tcp.hypotheses.org/318?referer=');">Humanités numériques</a>, pour vous servir). Le sujet qui a rapporté $50000 au <a href="http://cleo.cnrs.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cleo.cnrs.fr?referer=');">Cléo</a> et au <a href="http://lia.univ-avignon.fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/lia.univ-avignon.fr/?referer=');">LIA</a> peut paraître rebutant : « <em> Robust and Language Independent Machine               Learning  Approaches for Automatic Annotation of               Bibliographical  References in DH  Books, Articles and Blogs »</em>» (cf. <a href="http://leo.hypotheses.org/5942" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/leo.hypotheses.org/5942?referer=');">notre annonce</a>). En fait, c’est plutôt <span style="text-decoration: line-through;">sexy</span> <span style="text-decoration: line-through;">rigolo</span> intéressant : nous nous sommes associés, avec Patrice Bellot, pour apprendre à un robot (en fait, un programme) à détecter les références bibliographiques correctement. L’utilité est évidente : si on parvient à isoler le nom et le prénom de l’auteur, le titre et l’éditeur, l’année et le lieu d’édition, notamment, on pourra pointer sur la référence originale, soit dans un catalogue de bibliothèque, soit dans une librairie, soit, idéalement, dans un portail voisin et néanmoins ami (<a href="http://cairn.info" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cairn.info?referer=');">Cairn</a>, <a href="http://persee.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/persee.fr?referer=');">Persée</a>, <a href="http://halshs.archives-ouvertes.fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/halshs.archives-ouvertes.fr/?referer=');">HAL-SHS</a>, <a href="http://hypotheses.org" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/hypotheses.org?referer=');">Hypotheses.org</a> ou même <a href="http://www.revues.org" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.revues.org?referer=');">Revues.org</a>). Alors, on aura beaucoup progressé dans un des enjeux de l’édition électronique: l’interconnexion des références entre elles. L’hypertextualité dans tous ses états.</p>
<p>Par exemple, ici :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">COLOMBO TIMELLI, Maria. 1992.  « Dictionnaires pour voyageurs, dictionnaires pour marchands, ou la  polyglossie au quotidien aux XVI<sup>e</sup> et XVII<sup>e</sup> siècles ». <em>Linguisticae Investigationes</em> XVI / 2, 395–420.</p>
<p dir="ltr">———1993. « Il francese del Dictionaire des huict langages (Le Tellier, Parigi, 1546) », in <em>Parcours et rencontres. Mélanges de langue, d’histoire et de littérature offerts à Enea Balmas</em>. Paris : Klincksieck, I, 133–166.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">Source : <a href="http://dhfles.revues.org/154" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/dhfles.revues.org/154?referer=');">http://dhfles.revues.org/154</a></p>
<p dir="ltr">On voit bien que c’est par convention qu’on ne répête pas le nom de l’auteur.</p>
<p dir="ltr">Et en revanche, ici :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">Beaudu G., 2007, L’externalisation dans le domaine des visas Schengen, <em>Cultures &amp; Conflits</em>, 68, 85–109.</p>
<p dir="ltr">Beaudu G., 2009, L’externalisation dans le domaine des visas Schengen [actualisation de février 2009].</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">Source : <a href="http://champpenal.revues.org/7864" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/champpenal.revues.org/7864?referer=');">http://champpenal.revues.org/7864</a></p>
<p dir="ltr">On répéte pas l’auteur, contrairement au cas précédent. Et l’auteur n’a pas un prénom complet : juste une initiale. La majuscule, utilisée dans le premier exemple pour les noms, a disparu. Le point après l’année a été remplacé par une virgule. Pour nous embêter, les guillemets ont disparu autour des titres des articles. Pire : on a bien du mal à comprendre qu’il s’agit en fait de la même référence, mais mise à jour (nuance difficile à cerner dans ce cas).</p>
<p dir="ltr">Prenons un autre exemple :</p>
<blockquote><p>Heinich (Nathalie), <em>L’Élite artiste. Excellence et singularité en régime démocratique</em>, Paris, Gallimard, coll. «  Bibliothèque des sciences humaines », 2005.</p>
<p dir="ltr">Seigel (Jerrold), <em>Bohemian Paris : Culture, Politics, and the Boundaries of Bourgeois Life, 1830–1930</em>, New York, Viking Penguin,1986.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">Source : <a href="http://contextes.revues.org/index4734.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/contextes.revues.org/index4734.html?referer=');">http://contextes.revues.org/index4734.html</a></p>
<p dir="ltr">Ici, les prénoms sont entiers, mais entre parenthèses. Ce qui est entre guillemets, ce n’est pas le titre d’un article, mais le nom d’une collection. On note aussi qu’il y a des années dans un titre, qu’il ne faudra pes confondre avec l’année de publication. Ca ne se voit pas ici, mais les noms sont en petites capitales, et non en majuscules, et la nuance est d’importance.</p>
<p dir="ltr">Ici, ça se complique :</p>
<blockquote>
<p dir="ltr"><a id="ftn30" href="http://pur.revues.org/134#bodyftn30" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/pur.revues.org/134_bodyftn30?referer=');">30</a> Le Roy Ladurie, 2004.</p>
<p dir="ltr"><a id="ftn31" href="http://pur.revues.org/134#bodyftn31" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/pur.revues.org/134_bodyftn31?referer=');">31</a> Bailly-Maître et Bruno, 1979.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">Source : <a href="http://pur.revues.org/134" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/pur.revues.org/134?referer=');">http://pur.revues.org/134</a></p>
<p dir="ltr">Les notes font allusion à une bibliographie qui se trouve <em>dans un autre document</em>, en fin de volume : <a href="http://pur.revues.org/146" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/pur.revues.org/146?referer=');">http://pur.revues.org/146</a> ! Ca se corse… De plus, quand un auteur se répéte, la bibliographie n’utilise pas la même norme que plus haut :</p>
<blockquote><p>Le Roy Ladurie, Emmanuel, <em>Montaillou, village occitan de 1294 à 1324</em>, Paris, 1975, rééd. 1982.</p>
<p dir="ltr">– <em>L’État royal</em>, rééd. Paris, 1987.</p>
<p dir="ltr">– <em>Le</em> <em>siècle des Platter, 1499–1620</em>, t. 1, <em>Le mendiant et le professeur</em>, Paris, 1995.</p>
<p dir="ltr">– <em>Histoire humaine et comparée du climat. Canicule et glaciers, </em><em>xiii</em><em><sup>e</sup></em><em>-</em><em>xviii</em><em><sup>e</sup></em> <em>siècles</em>, Paris, 2004.</p>
</blockquote>
<p>Vous voyez la nuance!</p>
<div id="attachment_10832" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.flickr.com/photos/t0msk/3148160756/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.flickr.com/photos/t0msk/3148160756/?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10832" title="021/365 Robot" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2011/01/3148160756_a42cf158d3_o-300x200.jpg" alt="021/365 Robot" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">CC par Tom Ryan</p></div>
<p>Face à tant de diversité, comme le robot va-t-il procéder? C’est simple : on va lui mâcher le travail en lui donnant à manger quelques <span style="text-decoration: line-through;">dizaines</span> centaines <span style="text-decoration: line-through;">milliers</span> de références correctement décrites. Concrètement, nous allons taguer, en XML, les informations, ce qui permettra de les séparer et de les qualifier. Nous allons donc sélectionner l’auteur et le décrire comme un auteur, puis faire de même pour le titre, ainsi que pour l’année, etc. On va ensuite le lâcher sur des centaines de milliers de références non décrites. Par un jeu d’essais/erreurs, on va l’aider à affiner sa méthode, en lui indiquant où et quand il se plante, où et quand il est très bon. Pour corser le tout, on va lancer le méchant robot sur le corpus d’<a href="http://hypotheses.org" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/hypotheses.org?referer=');">Hypotheses.org</a>, qui est encore moins structuré, encore moins régulier. J’en profite pour lancer un sondage : <strong>vous l’appeleriez comment, vous, ce gentil robot?</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>C’est là qu’est l’os : la carte bleue de la discorde</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 12:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai toujours été surpris de la différence entre Amazon/Apple, d’une part, et les services commerciaux en ligne français, d’autre part, du type Voyages-sncf.com, Immateriel.fr ou Decitre.fr. J’ai rencontré, il y a quelques temps, le PDG de Decitre.fr, auquel j’ai demandé pourquoi ils se laissaient distancer par Amazon sur la fonction qui me paraît être la plus discriminante, aujourd’hui, pour choisir un service de vente en ligne : la mémorisation du numéro de carte bleue. Sa réponse m’a étonné. Sur Amazon, comme sur Itunes ou Paypal, on enregistre son numéro de carte bleue lors de la première utilisation. Par la suite, on n’a pas besoin de sortir sa carte et de saisir consciencieusement les n numéros de la carte, le nom et le prénom du propriétaire, le mois et l’année de péremption, et le code de sécurité à trois chiffres. Mine de rien, ce petit travail de saisie est fastidieux. J’achète des billets de train deux à trois fois par semaine, et je peste à chaque fois. Mais comme je n’ai pas le choix, j’obtempère. En revanche, sur l’achat de livres, quand je ne vais pas chez mon libraire préféré (qui s’obstine à refuser que je lui envoie une commande par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="color: #000088; text-align: justify;"><span style="color: black;"> </span></p>
<div id="attachment_10823" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.flickr.com/photos/roadsidepictures/2079345623/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.flickr.com/photos/roadsidepictures/2079345623/?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10823" title="Union 76 Credit Card Receipt, 1971" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2011/01/2079345623_f605d8f188_o-300x201.jpg" alt="Union 76 Credit Card Receipt, 1971" width="300" height="201" /></a><p class="wp-caption-text">CC By Roadsidepictures</p></div>
<p>J’ai toujours été surpris de la différence entre Amazon/Apple, d’une part, et les services commerciaux en ligne français, d’autre part, du type <a href="http://Voyages-sncf.com" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/Voyages-sncf.com?referer=');">Voyages-sncf.com</a>, <a href="http://librairie.immateriel.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/librairie.immateriel.fr?referer=');">Immateriel.fr</a> ou Decitre.fr. J’ai rencontré, il y a quelques temps, le PDG de <a href="http://www.decitre.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.decitre.fr?referer=');">Decitre.fr</a>, auquel j’ai demandé pourquoi ils se laissaient distancer par Amazon sur la fonction qui me paraît être la plus discriminante, aujourd’hui, pour choisir un service de vente en ligne : la mémorisation du numéro de carte bleue. Sa réponse m’a étonné.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur Amazon, comme sur Itunes ou Paypal, on enregistre son numéro de carte bleue lors de la première utilisation. Par la suite, on n’a pas besoin de sortir sa carte et de saisir consciencieusement les n numéros de la carte, le nom et le prénom du propriétaire, le mois et l’année de péremption, et le code de sécurité à trois chiffres. Mine de rien, ce petit travail de saisie est fastidieux. J’achète des billets de train deux à trois fois par semaine, et je peste à chaque fois. Mais comme je n’ai pas le choix, j’obtempère. En revanche, sur l’achat de livres, quand je ne vais pas chez mon libraire préféré (qui s’obstine à refuser que je lui envoie une commande par email et ou sur son site web), il n’y a pas photo : je commande chez Amazon car je gagne du temps, alors que je préfèrerais cultiver une diversité d’acteurs, en faisant appel à des libraires en chair et en os.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est là qu’est l’os</em>, comme dirait l’autre. Parce que la législation française semble interdire aux sites de e-commerce de mémoriser le numéro de carte bleue de leurs clients. Je comprends la démarche (on n’est jamais trop prudents etc.), mais je crois que l’heure n’est plus à se pencher sur ce type de problème. Alors que les rouleaux-compresseurs Apple/Amazon/Paypal prennent/ont le droit de mémoriser mon numéro de carte bleue, et qu’ils paient peu ou pas d’impôts en France sur leur activité française, ils bénéficient de privilèges exagérés par rapport aux libraires et autres plateformes…</p>
<p style="text-align: justify;">Connaissez-vous le texte de loi qui empêche la mémorisation des numéros de carte bleue en France? Que faire face à cette situation? Faut-il encourager les entreprises françaises à ne pas respecter la loi?</p>
<p style="text-align: justify;">Il est déjà tard pour agir, et je suis surpris de n’avoir pas lu plus de billets à ce sujet. Peut-être ne lis-je pas la bonne blogosphère.</p>
<p style="color: #000088; text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Zentrum für elektronisches Publizieren (ZEP) (Centre de publication électronique, Munich)</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10788.html</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 10:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Édition électronique]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’invitation du Zentrum für elektronisches Publizieren (ZEP) (Centre de publication électronique), j’ai passé trois jours à Munich la semaine dernière. Le ZEP est un centre de la Bibliothèque nationale de Bavière. Cette bibliothèque achète tous les livres d’histoire qui paraisssent dans… le monde. Elle a une longue tradition de numérisation d’ouvrages, et elle s’est alliée avec Google Books pour la numérisation de son fonds. L’équipe du ZEP est composée de 12 personnes, très sympathiques et accueillantes. Nos échanges ont été pour l’essentiel animés en anglais, mais certains de mes interlocuteurs connaissaient le français et deux membres du ZEP sont français, ce qui a simplifié les échanges. J’ai donc pu suivre une formation accélérée aux projets du ZEP, qui sont nombreux, mais parmi lesquels on isolera : - La revue de comptes-rendus : http://www.sehepunkte.de/ - Historicum.net, une bibliothèque virtuelle pour l’enseignement. http://historicum.net/ - Recensio.net Une plateforme de publication de comptes-rendus de lectures en Histoire européenne. En fait, il s’agit de deux projets en un : republier les comptes-rendus parus ou à paraître dans des revues d’histoire, et publier des « live reviews ». Ce dernier consiste à permettre à un chercheur de présenter ses principales thèses dans Recension. L’objectif des porteurs du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://bsb-muenchen.de/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/bsb-muenchen.de/?referer=');"><img class="alignleft size-medium wp-image-10791" title="Die Bayerische Staatsbibliothek- Aktuelles aus der Bayerischen Staatsbibliothek" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/11/Die-Bayerische-Staatsbibliothek-Aktuelles-aus-der-Bayerischen-Staatsbibliothek-300x193.png" alt="Die Bayerische Staatsbibliothek- Aktuelles aus der Bayerischen Staatsbibliothek" width="300" height="193" /></a>A l’invitation du Zentrum für elektronisches Publizieren (ZEP) (Centre de publication électronique), j’ai passé trois jours à Munich la semaine dernière. Le ZEP est un centre de la <a href="http://bsb-muenchen.de/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/bsb-muenchen.de/?referer=');">Bibliothèque nationale de Bavière</a>. Cette bibliothèque achète tous les livres d’histoire qui paraisssent dans… le monde. Elle a une longue tradition de numérisation d’ouvrages, et elle s’est alliée avec Google Books pour la numérisation de son fonds. L’équipe du ZEP est composée de 12 personnes, très sympathiques et accueillantes. Nos échanges ont été pour l’essentiel animés en anglais, mais certains de mes interlocuteurs connaissaient le français et deux membres du ZEP sont français, ce qui a simplifié les échanges. J’ai donc pu suivre une formation accélérée aux projets du ZEP, qui sont nombreux, mais parmi lesquels on isolera :</p>
<p>- La revue de comptes-rendus : <a href="http://www.sehepunkte.de/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.sehepunkte.de/?referer=');">http://www.sehepunkte.de/</a></p>
<p>- Historicum.net, une bibliothèque virtuelle pour l’enseignement. <a href="http://historicum.net/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/historicum.net/?referer=');">http://historicum.net/</a></p>
<p><a href="http://recensio.net/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/recensio.net/?referer=');"><img class="alignleft size-medium wp-image-10792" title="recensio.net" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/11/recensio.net_-300x198.png" alt="http://recensio.net/" width="300" height="198" /></a>- Recensio.net Une plateforme de publication de comptes-rendus de lectures en Histoire européenne. En fait, il s’agit de deux projets en un : republier les comptes-rendus parus ou à paraître dans des revues d’histoire, et publier des « live reviews ». Ce dernier consiste à permettre à un chercheur de présenter ses principales thèses dans Recension. L’objectif des porteurs du projet est de développer une approche web 2.0, dans laquelle les commentaires auraient une place importante, tout en se plaçant dans la lignée des comptes-rendus traditionnels. Recensio.net sera ouvert en janvier 2011. <a href="http://www.recensio.net/index_fr.php" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.recensio.net/index_fr.php?referer=');">http://www.recensio.net/index_fr.php</a></p>
<p>- Perspectivia.net Une plateforme de publication de revues et d’actes de colloques. Cette plateforme vise la mise en valeur des travaux de la Fondation des instituts allemands en Sciences humaines à l’étranger » (DGIA) et ses partenaires. <a href="http://www.perspectivia.net/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.perspectivia.net/?referer=');">http://www.perspectivia.net/</a></p>
<p>- Vifarom, une bibliothèque numérique thématique sur les études romanes. <a href="http://vifarom.de/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/vifarom.de/?referer=');">http://vifarom.de/</a> Ils vont se mettre à indexer des contenus au niveau article et, pour cela, vont utiliser le dépôt <a href="http://oai.revues.org/?verb=Identify" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/oai.revues.org/?verb=Identify&amp;referer=');">OAI-PMH de Revues.org</a> Je leur ai également indiqué l’équivalent pour Cairn.info et pour Persée.</p>
<p><a href="http://www.perspectivia.net/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.perspectivia.net/?referer=');"><img class="alignleft" title="Bienvenue sur perspectivia.net — perspectivia.net" src="../wp-content/uploads/2010/11/Bienvenue-sur-perspectivia.net-%E2%80%94-perspectivia.net_-300x198.png" alt="http://www.perspectivia.net/" width="300" height="198" /></a>L’équipe du ZEP ne fonctionne pas de la même façon que le <a href="http://cleo.cnrs.fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cleo.cnrs.fr/?referer=');">Centre pour l’édition électronique ouverte</a>. En effet, elle ne dispose pas d’une équipe informatique interne. Les travaux informatiques sont réalisés essentiellement par les informaticiens de la BSB ou par des prestataires extérieurs. Ils utilisent essentiellement les CMS Plone et Typo3.</p>
<p>Les projets du ZEP sont financés dans le cadre d’appels à projets dont la durée moyenne est de deux ans. Cela leur pose un problème important pour développer leurs projets sur le long terme. Le défaut de ce type de mode de financement incite, en effet, à lancer de nouveaux projets et à se désintéresser de ceux qui ont déjà été financés… Espérons que ce mode de financement à court terme sera prolongé par des nouveaux financements à long terme…</p>
<p>Nous avons discuté des difficultés liées à la construction européenne. En particulier, nous partageons un avis réservé sur la lisibilité des programmes européens et sur la lourdeur des procédures de leurs financements. Nous espérons que cela pourra évoluer dans le bon sens, et nous comptons sur le réseau <a href="http://digitalhumanities.org/centernet/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/digitalhumanities.org/centernet/?referer=');">CenterNet</a> pour participer à ce mouvement.</p>
<p>Nous avons convenu de nous revoir. Plusieurs pistes de partenariat ont été envisagées entre le <a href="http://cleo.cnrs.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cleo.cnrs.fr?referer=');">Cléo</a> et le ZEP :</p>
<p>- Gregor Horstkemper, directeur du ZEP, a accepté d’être membre du Conseil scientifique de la prochaine université d’été de l’édition électronique ouverte, en septembre 2011, à Marseille.</p>
<p>- Recensio.net et Perspectivia.net annonceront leurs actualités à Calenda (séminaires, colloques, présentations publiques, appels à contribution).</p>
<p>- Recensio.net pourrait republier des comptes-rendus parus dans des revues de Revues.org avec lesquelles un accord s’établirait. A terme, un accord d’interopérabilité entre Revues.org et Recensio.net pourrait être mis en place. En effet, Revues.org réfléchit à un projet de signalement des recensions en sciences humaines et sociales.</p>
<p>- un partenariat plus général autour de Calenda est en cours de réflexion.</p>
<p>D’autres idées ont été discutées et seront progressivement approfondies.</p>
<p>Merci à l’équipe du ZEP et de la BSB pour son accueil très chaleureux! Notamment Lilian Landes, Michael Kaiser, Gregor Horstkemper, Claudie Paye, Claire Vital et Andrea Kölbl.</p>
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		<title>Florilège de liens #10</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10781.html</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Oct 2010 09:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[florilège]]></category>
		<category><![CDATA[Usages]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.homo-numericus.net/?p=10781</guid>
		<description><![CDATA[Je reprends ma série de Florilège de liens. Sinon, pour ceux que ça intéresse, je twitte beaucoup d’autres liens : http://twitter.com/marind et j’en conserve encore plus publiquement : http://www.diigo.com/user/marind (mais attention à l’overdose!). Notez que l’équipe du Centre pour l’édition électronique ouverte est très active sur ce secteur du repérage des ressources pertinentes et a ouvert un radar dédié à cet usage, le Cléoradar : http://cleoradar.hypotheses.org/ C’est une sélection collective dédiée à l’édition électronique, qui prend en compte l’ensemble des dimensions (techniques, éditoriales, scientifiques, juridiques, économiques…). Trèves de bavardages, voici quelques liens sélectionnés rien que pour vous… « C’est la seule industrie qui insulte ses clients » (Maître Eolas) « Leur modèle économique reste le CD ou DVD, support obsolète, et s’agissant du DVD qui impose à celui qui voudrait regarder l’oeuvre qu’il a acheté fort cher 10 minutes de pub qu’il ne peut zapper, avant de lui infliger des messages menaçants, messages qu’il ne peut voir que s’il a acheté légalement ce DVD. C’est la seule industrie que je connaisse qui insulte et déclare la guerre à ses clients. Pourquoi pas, mais qu’elle ne s’étonne pas de voir ses ventes péricliter. » Lire la suite… Les 12 suggestions d’un chercheur à ses amis bibliothécaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10782" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.boingboing.net/2010/10/14/piracy-jesus-did-it.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.boingboing.net/2010/10/14/piracy-jesus-did-it.html?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10782" title="Piracy - Jesus dit it" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/10/Piracy-300x225.jpg" alt="Piracy - Jesus dit it" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Piracy — Jesus dit it</p></div>
<p>Je reprends ma série de <a href="http://blog.homo-numericus.net/article180.html"><strong>Florilège de liens</strong></a>. Sinon, pour ceux que ça intéresse, je twitte beaucoup d’autres liens : <a href="http://twitter.com/marind" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/marind?referer=');">http://twitter.com/marind</a> et j’en conserve encore plus publiquement : <a href="http://www.diigo.com/user/marind" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.diigo.com/user/marind?referer=');">http://www.diigo.com/user/marind</a> (mais attention à l’overdose!).</p>
<p>Notez que l’équipe du <a href="http://cleo.cnrs.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cleo.cnrs.fr?referer=');">Centre pour l’édition électronique ouverte</a> est très active sur ce secteur du repérage des ressources pertinentes et a ouvert un radar dédié à cet usage, le Cléoradar : <a href="http://cleoradar.hypotheses.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cleoradar.hypotheses.org/?referer=');">http://cleoradar.hypotheses.org/</a> C’est une sélection collective dédiée à l’édition électronique, qui prend en compte l’ensemble des dimensions (techniques, éditoriales, scientifiques, juridiques, économiques…).</p>
<p>Trèves de bavardages, voici quelques liens sélectionnés<em> rien que pour vous…</em></p>
<p><strong>« C’est la seule industrie qui insulte ses clients » (Maître Eolas)</strong></p>
<p>« Leur modèle économique reste le CD ou DVD, support obsolète, et  s’agissant du DVD qui impose à celui qui voudrait regarder l’oeuvre  qu’il a acheté fort cher 10 minutes de pub qu’il ne peut zapper, avant  de lui infliger des messages menaçants, messages qu’il ne peut voir que  s’il a acheté légalement ce DVD. C’est la seule industrie que je  connaisse qui insulte et déclare la guerre à ses clients. Pourquoi pas,  mais qu’elle ne s’étonne pas de voir ses ventes péricliter. »</p>
<p><a href="http://www.journaldupirate.com/?p=4634" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.journaldupirate.com/?p=4634&amp;referer=');">Lire la suite…</a></p>
<p><strong>Les 12 suggestions d’un chercheur à ses amis bibliothécaires (Le coin de Marlène)</strong></p>
<p><em>« - Faire campagne publiquement pour plus d’ouverture</em><br />
Vous pouvez le faire. Pensez chaque jour à quelque chose qui devrait  être ouvert. Puis réfléchissez à comment vous pourriez y arriver.  Rejoignez l’<a href="http://okfn.org/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/okfn.org/?referer=');">Open Knowledge Foundation</a>. Aucun des <a href="http://pantonprinciples.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/pantonprinciples.org/?referer=');">Panton Principles</a> n’est hors de votre portée. Ni le projet <a href="http://okfn.org/projects/openbiblio/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/okfn.org/projects/openbiblio/?referer=');">Open bibliography de l’OKF</a>. Ni le <a href="http://www.ckan.net/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ckan.net/?referer=');">CKAN</a>…<br />
Engagez-vous dans des projets comme <a href="http://www.mysociety.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.mysociety.org/?referer=');">mySociety</a>. Encouragez la démocratie numérique…</p>
<p><em>- Rendre la bibliothèque ludique</em><br />
Certaines des innovations les plus intéressantes se basent sur une  addiction ludique. Aucun problème avec ça. Rendez amusant l’usage de la  bibliothèque – sous quelque forme que ce soit. Rendez-le gentiment  concurrentiel. Rendez-le motivant, comme cela peut l’être sur internet.</p>
<p>Et sortez de la bibliothèque et venez discuter avec nous. Si vous  lisez ce blog, vous savez où me trouver pendant la pause déjeuner. »</p>
<p><a href="http://marlenescorner.net/2010/10/11/les-12-suggestions-dun-chercheur/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/marlenescorner.net/2010/10/11/les-12-suggestions-dun-chercheur/?referer=');">Lire la suite…</a></p>
<div>
<p><strong>Rencontres Wikimédia France 2010</strong></p>
<p><strong>« </strong> Wikimédia France, association pour le libre partage de la connaissance,  s’est beaucoup investie cette année dans des partenariats culturels.   Le mouvement Wikimédia dans son ensemble a initié de nombreux  partenariats culturels partout dans le monde.  Nous avons tous à  apprendre des uns et des autres : faisons-le autour d’une table ! Les <em>Rencontres Wikimédia 2010</em> souhaitent réunir le plus grand nombre d’acteurs culturels autour de  ces nouvelles pratiques collaboratives en ligne favorisant le libre  accès à la connaissance.</p>
<p>Ces <em>Rencontres Wikimédia 2010</em> s’inscrivent dans la série  des conférences GLAMWIKI, dont ce sera la troisième édition, la  précédente ayant lieu à Londres les 26 et 27 novembre 2010 (voir <a rel="nofollow" href="http://glamwiki.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/glamwiki.org/?referer=');">http://glamwiki.org</a> pour plus d’information).</p>
<p>La plupart des interventions sont en français.  Une traduction simultanée sera disponible pour celles en anglais. »</p>
<p><a href="http://rencontres.wikimedia.fr/index.php?title=Accueil" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/rencontres.wikimedia.fr/index.php?title=Accueil&amp;referer=');">Lire la suite…</a></p>
<p><strong>Soyons maîtres de nos annotations (Hubert Guillaud)</strong></p>
<div>
<p><a title="Lien externe" rel="nofollow" href="http://shorttermmemoryloss.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/shorttermmemoryloss.com/?referer=');">« James Bridle</a> (<a title="Lien externe" rel="nofollow" href="http://booktwo.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/booktwo.org/?referer=');">blog</a>) était à <a title="Lien externe" rel="nofollow" href="http://tocfrankfurt.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/tocfrankfurt.com/?referer=');">#TOC10 à Francfort</a> et a fait une remarquable présentation qu’il a mise <a title="Lien externe" rel="nofollow" href="http://booktwo.org/notebook/openbookmarks/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/booktwo.org/notebook/openbookmarks/?referer=');">en ligne sur son site</a> sur la forme du livre et de son aura. Pour lui, l’avenir du livre ne  réside pas dans la copie (homothétique ou pas), mais dans son aura, son  ombre, son double virtuel — <a title="Lien externe" rel="nofollow" href="http://www.internetactu.net/2008/10/02/l%E2%80%99internet-des-objets-des-outils-pour-hackers-ou-une-veritable-opportunite-d%E2%80%99affaire/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.internetactu.net/2008/10/02/l_E2_80_99internet-des-objets-des-outils-pour-hackers-ou-une-veritable-opportunite-d_E2_80_99affaire/?referer=');">l’ombre informationnelle qu’évoquait Mike Kuniasvksy</a>… et qui le conduit à lancer <a title="Lien externe" rel="nofollow" href="http://www.openbookmarks.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.openbookmarks.org/?referer=');">Open Bookmarks</a>,  un projet de standard pour créer un cadre technique permettant  d’enregistrer, de stocker, de partager des signets, des données et  d’annoter des livres électroniques. »</p>
</div>
<p><a href="http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/10/12/liberons-laura-du-livre/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/10/12/liberons-laura-du-livre/?referer=');">Lire la suite…</a></p>
</div>
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		<title>Le prix de la gratuité</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10736.html</link>
		<comments>http://blog.homo-numericus.net/article10736.html#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 08:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Édition électronique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Centre pour l’édition électronique ouverte, comme beaucoup d’autres, se bat pour refuser le terme « gratuit » et pour lui préférer le terme « libre accès », souvent utilisé dans sa forme anglaise, « Open access » ou « OA ». Pourquoi? Tout simplement parce que l’édition électronique en libre accès n’est pas gratuite. Il y a bien quelqu’un qui paie, quelque part. En revanche, le modèle économique se situe ailleurs que dans l’achat individuel de chaque article ou chaque chapitre publié en ligne. On sait que le libre accès fait basculer l’édition dans un nouveau paradigme, avec son lot d’incertitudes et de risques, mais aussi, et surtout, avec une révolution, la révolution de l’accès. Pour dire les choses simplement : pour accéder à un article, une des unités élémentaires du savoir de l’humanité, il faut d’abord en connaître l’existence. Or, par définition, le savoir disponible est immense et dispersé chez des milliers d’éditeurs différents, dans des centaines de langues différentes, sur l’ensemble des continents. Pour que l’aiguille dans la botte de foin puisse être trouvée, on n’a rien inventé de plus efficace, depuis 20 ans, que l’édition électronique en libre accès. Certains ont pu croire que le numérique allait faire chuter les prix d’édition, et que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/10/Free-Online-Course-Materials-MIT-OpenCourseWare.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-10739" title="Free Online Course Materials  MIT OpenCourseWare" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/10/Free-Online-Course-Materials-MIT-OpenCourseWare-300x223.png" alt="" width="300" height="223" /></a>Le <a href="http://cleo.cnrs.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cleo.cnrs.fr?referer=');">Centre pour l’édition électronique ouverte</a>, comme beaucoup d’autres, se bat pour refuser le terme « gratuit » et pour lui préférer le terme « libre accès », souvent utilisé dans sa forme anglaise, « Open access » ou « OA ». Pourquoi?</p>
<p>Tout simplement parce que l’édition électronique en libre accès n’est pas gratuite. Il y a bien quelqu’un qui paie, quelque part. En revanche, le modèle économique se situe ailleurs que dans l’achat individuel de chaque article ou chaque chapitre publié en ligne.</p>
<p>On sait que le libre accès fait basculer l’édition dans un nouveau paradigme, avec son lot d’incertitudes et de risques, mais aussi, et surtout, avec une révolution, la révolution de l’accès. Pour dire les choses simplement : pour accéder à un article, une des unités élémentaires du savoir de l’humanité, il faut d’abord en connaître l’existence. Or, par définition, le savoir disponible est immense et dispersé chez des milliers d’éditeurs différents, dans des centaines de langues différentes, sur l’ensemble des continents. Pour que l’aiguille dans la botte de foin puisse être trouvée, on n’a rien inventé de plus efficace, depuis 20 ans, que l’édition électronique en libre accès.</p>
<p>Certains ont pu croire que le numérique allait faire chuter les prix d’édition, et que le seul changement de support (du papier au numérique) allait rendre possible une édition électronique en libre accès, dans un monde meilleur où les valeurs de diffusion du savoir pourraient l’emporter sur les basses contraintes budgétaires des sociétés savantes publiant livres et revues. Il faut bien se rendre à l’évidence: dans le travail éditorial, rien de fondamental n’a changé avec le numérique. Bien sûr, il est possible d’automatiser certaines tâches, comme par exemple <a href="http://manuscrits.revues.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/manuscrits.revues.org/?referer=');">la gestion des manuscrits</a> soumis à l’éditeur et l’ensemble des échanges entre le rédacteur en chef, les experts, le comité de lecture, le conseil scientifique, etc. Mais cette automatisation n’est qu’un support à l’intelligence humaine, elle ne peut pas s’y substituer. Le travail d’un rédacteur en chef, d’un auteur, d’un expert et d’un secrétaire de rédaction restent les mêmes. Pire: en augmentant la visibilité des revues, la mise en ligne a augmenté les coûts de gestion des soumissions par des auteurs devenus plus nombreux… et la gestion des manuscrits assistée par wokflow n’est, finalement, que l’adaptation du secteur de l’édition à ces nouvelles conditions de visibilité. Pire encore: le coût des développements et de la maintenance technologique des plateformes d’édition électronique est de plus en plus élevé, en raison de la sophistication croissante des besoins dans ce domaine: multiplicité des formats et des protocoles, diversité exponentielle des terminaux de lecture, obscolescence régulière de technologies, état de l’art de plus en plus complexe, contraintes d’accessibilités, course à l’enrichissement des métadonnées, course à l’enrichissement fonctionnel, nécessité d’enrichissements documentaires permanents, coûts des interopérabilités, gestion des accès de plus en plus complexes, systèmes d’identification unique, nécessité de fonctionnalités impliquant de la fouille automatique de données, du traitement automatique de la langue, etc.</p>
<p>Le célèbre <a href="http://web.mit.edu/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/web.mit.edu/?referer=');">MIT</a> publie en ligne les non moins célèbres « <a href="http://ocw.mit.edu/index.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/ocw.mit.edu/index.htm?referer=');"> OpenCourseWare </a> », ses cours en libre accès. La puissante institution américaine vient d’écrire aux usagers d’OpenCourseWare le courrier suivant.</p>
<p><a href="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/10/email-Webview.png"><img class="size-full wp-image-10737 alignnone" title="Email MIT" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/10/email-Webview.png" alt="Email MIT" width="431" height="476" /></a></p>
<p>On y apprend que le programme général coût 3,7 millions de dollars. Ce montant, de toute évidence, n’intègre pas le salaire des professeurs qui donnent les cours… De toute évidence, également, le montant n’est pas surestimé ni affolant. Il est simplement élevé parce qu’il faut fournir beaucoup de travail dans différents métiers (voir <a href="http://blog.homo-numericus.net/article202.html">Les cinq piliers de l’édition électronique</a>). Le MIT indique qu’il paie directement la moitié de cette somme, qu’une autre moitié est payée par des sponsors et des financements publics, et qu’il reçoit 200 000$ de dons de ses lecteurs chaque année. Belle performance, qu’ils veulent pousser à 500 000$. La crise est bien sûr passée par là, mais elle ne change rien à la situation : le libre accès a un coût. Cecilia d’Oliveira, executive director du MIT OpenCourseWare utilise l’expression « <strong> The Cost of Free </strong> », que je reprends dans ce court billet : <strong>le coût de la gratuité</strong>. Comme je l’ai indiqué plus haut, la gratuité n’est pas le bon terme, mais il est frappant.</p>
<p>Ce billet est le premier d’une série qui portera sur les modèles économiques du libre accès. En espérant que cela permettra d’ouvrir le débat à l’aide d’arguments et de considérations solides, loin des réactions psychorigides du type « l’argent c’est sale » ou bien « le libre accès, c’est pirates, libertaires et compagnie ».</p>
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		<title>Belle-maman championne du monde de Linux</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10635.html</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Aug 2010 15:04:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Linux]]></category>
		<category><![CDATA[Linux pour de vrai]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous ai raconté comment le portable 17″ HP de belle-maman, 70 ans, a posé problème avec le Vista préinstallé d’office et comment j’ai proposé de lui installer Ubuntu (Linux) en lieu et place de Microsoft Windows ©. Grand bien m’en a pris. Aucun problème d’installation et, surtout, aucun problème d’acclimatation. Belle-maman a adhéré au nouveau système comme si je m’étais contenté de changer le fond d’écran et de placer le bouton « démarrer » en haut à droite au lieu d’en bas à gauche. Bref, rien à signaler. Il est vrai que son utilisation de l’ordinateur est très simple : Google et Gmail sont ses amis, tout autant que Skype. Point. Cela me fait penser, de plus en plus, que Linux est l’ami des utilisateurs de base et qu’il ne faut pas écouter les geek gadgétophiles qui attendent que Linux soit mûr pour eux. Pour moi, l’absence d’Adobe Photoshop et d’Adobe Lightroom, qui n’ont aucun équivalent sérieux dans le monde du libre pour un travail de retouche photographique précis et qualifié, constituent un obstacle majeur à l’utilisation d’Ubuntu. Il est vrai que je prends quelques milliers de photographies par an, au format RAW, et que j’en retouche quelques centaines, en réalisant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10636" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><a href="http://www.flickr.com/photos/a_mason/4021443/in/photostream/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.flickr.com/photos/a_mason/4021443/in/photostream/?referer=');"><img class="size-full wp-image-10636" title="Ubuntu" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/08/4021443_5b427fb00b_m.jpg" alt="Ubuntu" width="240" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Ubuntu</p></div>
<p>Je vous ai raconté comment le portable 17″ HP de belle-maman, 70 ans, a posé problème avec le Vista préinstallé d’office et comment j’ai proposé de lui installer Ubuntu (Linux) en lieu et place de Microsoft Windows ©. Grand bien m’en a pris. Aucun problème d’installation et, surtout, aucun problème d’acclimatation. Belle-maman a adhéré au nouveau système comme si je m’étais contenté de changer le fond d’écran et de placer le bouton « démarrer » en haut à droite au lieu d’en bas à gauche. Bref, rien à signaler.</p>
<p>Il est vrai que son utilisation de l’ordinateur est très simple : Google et Gmail sont ses amis, tout autant que Skype. Point. Cela me fait penser, de plus en plus, que Linux est l’ami des utilisateurs de base et qu’il ne faut pas écouter les geek gadgétophiles qui attendent que Linux soit mûr pour eux. Pour moi, l’absence d’Adobe Photoshop et d’Adobe Lightroom, qui n’ont aucun équivalent sérieux dans le monde du libre pour un travail de retouche photographique précis et qualifié, constituent un obstacle majeur à l’utilisation d’Ubuntu. Il est vrai que je prends quelques milliers de photographies par an, au format RAW, et que j’en retouche quelques centaines, en réalisant des tirages 40X40. Je suis donc un photographe amateur passionné. Je sais que Digikam couvre l’essentiel des besoins de classements et d’étiquettage photographiques. Ce qui me manque, ce sont des outils professionnels de développement des fichiers RAW.</p>
<p>Je souhaite la bienvenue à belle-maman  dans le monde Linux. Et je crois que je ne vais pas tarder à chercher à convaincre ma mère. Celle-ci est un cas plus corsé, car elle utilise énormément le traitement de texte, et n’aime pas l’OpenOffice que je lui ai installé sur son Windows. Cela viendra…</p>
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		<title>Belle-maman a 70 ans et passera à l’informatique libre dimanche soir</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10543.html</link>
		<comments>http://blog.homo-numericus.net/article10543.html#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 09:57:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Linux]]></category>
		<category><![CDATA[Linux pour de vrai]]></category>
		<category><![CDATA[Web]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec l’arrivée de l’informatique dans les nuages (cloud computing), on pourrait penser que le choix d’un système d’exploitation pourrait devenir de plus en plus secondaire. On peut même imaginer que l’OS pourrait devenir une couche préhistorique, enfouie profondément dans des strates informatiques, toujours présente, mais de moins en moins visible, de moins en moins décisive, dans l’ordinateur du futur. En pensant cela, on ne peut s’empêcher d’espérer la confirmation du déclin de Microsoft, qui a tant neutralisé ses concurrents et écrasé la distribution informatique de sa puissance commerciale. Les deux mamelles de Microsoft que sont Windows et la suite Office sont, en effet, chacune attaquée de front par divers concurrents redoutables. Avec l’accident industriel que fut Microsoft Windows Vista instable, lent, laid, lourd et procédurier, Microsoft semblait avoir engraissé et intériorisé sa position de domination mondiale au point d’être capable de produire le plus mauvais OS du monde. Il a mis du temps à prendre la mesure de son incroyable erreur. Microsoft Windows Seven redresse la barre, avec un OS plus moderne, enfin stable… Les trois OS concurrents Trois concurrents majeurs ont profité de la bourde Vista pour continuer à avancer leurs pions. Google, avec Google Chrome OS, est le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10548" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.flickr.com/photos/cpc-a-gogo/3336928080/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.flickr.com/photos/cpc-a-gogo/3336928080/?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10548" title="Chicago's Frozen Shadows - CC par Mike Lavoie" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/07/3336928080_e96ea509af-300x171.jpg" alt="Chicago's Frozen Shadows - CC par Mike Lavoie" width="300" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Chicago’s Frozen Shadows — CC par Mike Lavoie</p></div>
<p>Avec l’arrivée de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing?referer=');">l’informatique dans les nuages </a>(<em>cloud computing</em>), on pourrait penser que le choix d’un système d’exploitation pourrait devenir de plus en plus secondaire. On peut même imaginer que l’OS pourrait devenir une couche préhistorique, enfouie profondément dans des strates informatiques, toujours présente, mais de moins en moins visible, de moins en moins décisive, dans l’ordinateur du futur.</p>
<p>En pensant cela, on ne peut s’empêcher d’espérer la confirmation du déclin de Microsoft, qui a tant neutralisé ses concurrents et écrasé la distribution informatique de sa puissance commerciale. Les deux mamelles de Microsoft que sont Windows et la suite Office sont, en effet, chacune attaquée de front par divers concurrents redoutables. Avec l’accident industriel que fut Microsoft Windows Vista instable, lent, laid, lourd et procédurier, Microsoft semblait avoir engraissé et intériorisé sa position de domination mondiale au point d’être capable de produire <em>le plus mauvais OS du monde</em>. Il a mis du temps à prendre la mesure de son incroyable erreur. Microsoft Windows Seven redresse la barre, avec un OS plus moderne, enfin stable…</p>
<h1>Les trois OS concurrents</h1>
<p>Trois concurrents majeurs ont profité de la bourde <em>Vista</em> pour continuer à avancer leurs pions.</p>
<p>Google, avec <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Google_Chrome_OS" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Google_Chrome_OS?referer=');">Google Chrome OS</a>, est le plus jeune acteur, puisque son système n’est encore qu’annoncé. Cependant, on sait qu’il sera basé sur Linux, s’appuiera fortement sur le navigateur Chrome et fera la part belle à la suite bureautique en ligne de Google (<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Google_Docs" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Google_Docs?referer=');">Google docs</a>). Il complètera la stratégie de Google en matière d’OS, couronnée par une première étoile avec <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Google_android" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Google_android?referer=');">Android</a>, le système d’exploitation pour smartphones.</p>
<p>Apple, avec Mac OS X et iOS 4, dispose de deux systèmes d’exploitations modernes, lechés et fermés. On connaît le succès de l’Iphone et de son OS, désormais appelé iOS, qui a produit une dynamique dans laquelle le Macintosh s’est engouffré avec son Mac OS X,  dont les qualités sont indéniables, et qui est moins fermé qu’iOS : il est en effet possible de développer une application pour Mac OS X sans demander l’autorisation de M. Steve Jobs Ier. iOS est une machine à cash qui a pour ambition d’enfermer l’utilisateur dans un écosystème rassurant, un hypermarché culturel <em>design</em>. Pour allumer son Iphone la première fois, il faut donner son numéro de carte bleue, qui est ensuite le cézame pour toute évolution dans le monde souriant conçu par Apple pour endormir les populations à fort pouvoir d’achat. Le magasin est en le coeur. Lent et ergonomiquement mal conçu, il se comporte pourtant comme un immense concentrateur qui relie le consommateur et le vendeur, marché au sein duquel Apple se place en entremetteur de luxe, prélevant sa dîme au passage et multipliant les efforts pour capturer l’utilisateur dans son écosystème.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ubuntu" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Ubuntu?referer=');">Ubuntu</a>, enfin. La distribution <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linux" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Linux?referer=');">Linux</a> la plus facile à installer et à utiliser s’appuie sur deux réussites exemplaires dans le monde du logiciel libre. Tout d’abord, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Debian" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Debian?referer=');">Debian</a>, distribution rugueuse mais parfaitement fiable, et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/GNOME" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/GNOME?referer=');">Gnome</a>, interface confortable et très simple, inspirée par la recherche de simplicité mise en oeuvre par Apple. Encore relativement peu connu par le grand public, il souffre de la main-mise de Microsoft sur les étals des supermarchés. Pourtant, avec l’arrivée des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Netbooks" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Netbooks?referer=');">Netbooks</a>, la situation a  commencé à changer et sa visibilité a progressé. La débâcle constituée par Microsoft Windows Vista a constitué une opportunité pour les alternatives, qui n’en demandaient pas tant. Mais, surtout, ce sont les progrès rapides et réguliers d’Ubuntu et de la famille Linux qui ont fait évoluer la donne. D’autant plus que quatre logiciels libres progressaient en parallèle, sur tous les OS :  Firefox, Thunderbird, OpenOffice.org et VLC.</p>
<h1>Les logiciels libres qui permettent de décrocher face à la dépendance Windows</h1>
<p>Avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Firefox" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Firefox?referer=');">Firefox</a>, le monde du logiciel libre a trouvé son navigateur. Puissant et respectueux des standards, il s’est vite révélé indispensable  grâce à ses extensions qui ont permis le développement de fonctionnalités nombreuses. Surtout, il fonctionne sur Mac OS X, sur Windows et sur Linux. Il a, dès lors, constitué le principal Cheval de Troie du logiciel libre dans le logiciel propriétaire. Il a habitué des centaines de millions d’utilisateurs à utiliser un logiciel qui fonctionne à l’identique dans un environnement Linux. Il a donc préparé le terrain, en douceur, pour permettre la bascule vers Linux.</p>
<p>Mozilla Thunderbird a constitué une première opportunité libre pour dépasser le très vieillissant Eudora et les propriétaires Apple Mail Microsoft Outlook. Mais l’indépendance face aux environnements propriétaires a été accentuée par la montée en puissance des Webmails, Gmail en tête : rapides et d’une capacité de stockage inimaginable il y a encore quelques années, ils modifient la donne en profondeur. Autrefois, pour changer de machine ou d’OS, il fallait procéder à une sauvegarde de ses courriels, de ses filtres, de ses dossiers. Cette tâche, hautement périlleuse, était un frein important à toute évolution du poste de travail. Facebook et Gmail sont, depuis, passés par là, et les données se sont envolées vers les nuages. Cela pose bien sûr des problèmes de société, mais autonomise fortement de l’environnement matériel et logiciel utilisé localement.</p>
<p>Ainsi, les deux principaux usages d’un ordinateur aujourd’hui, qui sont le courrier électronique et la navigation sur Internet, se sont déconnectés de l’influence des environnements de Microsoft et d’Apple.</p>
<p>Restaient le visionnage de films (DivX et DVD) et la bureautique. Pour le premier, VLC s’est révélé d’une redoutable efficacité. Rapide, léger, libre, il supporte la quasi-totalité des formats existants. Et il fonctionne sur Mac OS X autant que sur Windows et, surtout, sur Linux. Pour le second, OpenOffice.org présente les mêmes qualités : il lit les .doc et .docx, propose un traitement de texte relativement évolué (bien que moins sophistiqué que Word), un tableur et même un efficace concurrent de Powerpoint (Présentation). Et, bien sûr, OpenOffice.org fonctionne sur les trois OS : Mac, Windows et Linux.</p>
<p>Depuis longtemps déjà, Linux domine le secteur de l’informatique  professionnelle, en particulier dans le domaine des serveurs Web. Le  géant Google n’utilise-t-il pas des centaines de milliers de serveurs  utilisant Linux? Il n’est pas nécessaire de démontrer la puissance du  carré magique Linux Apache PHP MySQL (OS, Serveur Web, Langage de  programmation, Système de base de données), appelé LAMP. Celui-ci est  utilisé dans la majorité des sites web du monde. Voilà pour la puissance  et la fiabilité. Mais <em>quid</em> des usages et des habitudes? Elles  semblent avoir la vie dure. En effet, Linux ne serait installé que sur  1,24% des postes de particuliers en 2009 (<a href="http://www.atinternet-institute.com/fr-fr/equipement-internaute/systemes-d-exploitation-fevrier-2009/index-1-1-7-165.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.atinternet-institute.com/fr-fr/equipement-internaute/systemes-d-exploitation-fevrier-2009/index-1-1-7-165.html?referer=');">enquête  XITI</a>). Comment expliquer une telle situation, alors que l’environnement Linux est très mûr, très fiable, très stable et très convivial?</p>
<h1>Trois obstacles persistent</h1>
<p>Il ne faut pas compter sur l’industrie du jeu vidéo pour développer des versions pour Linux. Cependant, les petits jeux en ligne en Flash, d’une part, et les consoles de jeu dédiées, d’autre part, ont permis d’imaginer un passage vers Linux sans douleur.</p>
<p>De même, les fabricants de matériel informatique ont longtemps fait la source oreille à Linux, ce qui a constitué un frein considérable au développement de Linux. En effet, vous deviez d’abord acheter votre machine, puis la tester avec un Live CD Ubuntu pour savoir si l’ensemble de ses particularités matérielles seraient supportées par Ubuntu. Pire : à chaque achat de nouveau matériel (imprimante, smartphone, clé 3G), le suspense est présent. Ce périphérique sera-t-il géré par Ubuntu? L’auteur de ces lignes a lui-même dû abandonner Linux pour ce type de raison : très mobile professionnellement, j’ai dû revenir sur Windows puis passer à Macintosh pour avoir une bonne gestion de l’économie d’énergie, donc de l’autonomie, de mon portable, ainsi qu’un support de ma clé 3G me connectant au reste du monde, et notamment à <a href="http://cleo.cnrs.fr/122" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cleo.cnrs.fr/122?referer=');">l’équipe</a> avec laquelle je travaille.</p>
<p>Le dernier obstacle est la puissance de l’artillerie commerciale mise en place par Microsoft et l’immense flotille qui en dépend. Pour acheter un ordinateur équipé d’Ubuntu, il faut se lever tôt le matin. La FNAC ou Carrefour ne vous en vendront pas, du moins pas pour l’instant. Seul votre <a href="http://micr-os.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/micr-os.com/?referer=');">assembleur local</a> pourra avoir envie de se lancer dans l’aventure. Et si vous considérez que les escadrilles de machines équipées de Windows constituent de la vente liée ou forcée, vous avez raison, mais il faudra vous armer de patience pour vous faire rembourser. On appelle ce type de logiciels des Racketiciels &lt;<a href="http://racketiciel.info/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/racketiciel.info/?referer=');">http://racketiciel.info/</a>&gt;. Si vous appeler l’assistance téléphonique de votre fournisseur d’accès à Internet, il vous demandera de cliquer sur le bouton « Démarrer » ou d’ouvrir le poste de travail… Si vous lui dites que vous utilisez Ubuntu, il vous répondra sans doute que ce n’est pas conforme, que le problème vient de vous, que vous devez d’abord formater votre ordinateur et ensuite rappeler… On a vu des assistances téléphoniques de fabricants d’ordinateurs procéder de la sorte. Cette alliance industrielle a pour objectif de culpabiliser le chaland et de simplifier le marché en l’uniformisant. Elle place l’environnement Linux dans une situation de marginalité déligitimante, qu’il est difficile de contrer. Seriez-vous un odieux <em>hacker</em>, un mauvais <em>bidouilleur</em> incapable d’utiliser un système qui marche vraiment, attiré par la complexité et l’odieuse ligne de commande, cet irréaliste idéaliste technoborné, faisant joujou avec son bidule <em>high-tech underground</em>? Vous feriez mieux d’aller jouer à Linux dans les caves de Berlin…</p>
<h1>Pourtant…</h1>
<p>Cette situation pourait durer longtemps ainsi. Pourtant, Linux entre dans l’actualité quotidienne de personnes qui sont très loin d’être technophiles. Le signal a été donné par ma soeur. Débrouillarde mais pas absolument pas férue d’informatique, elle a toujours pensé que sa machine devait avant tout marcher, et trouvait son grand-frère excessivement techno. Elle s’est donc tenue loin de toutes ses pérégrinations linuxiennes, jusqu’à ce jour de printemps où son collègue lui a installé Linux. Pourquoi? Parce que son Windows était à bout de course. Elle allait jeter l’ordinateur avec le système… et son collègue lui a gentiment proposé de faire un dernier essai, pour voir si le cadavre bougeait encore. Miracle, me dit-elle! Elle a une machine véloce, qui réalise 100% des missions qu’elle lui confie. Et elle me demande comment virer son Windows installé en dual-boot, par sécurité… Elle utilise un webmail, OpenOffice, Firefox, Facebook et Netvibes. Point. <a href="http://twitter.com/marind/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/marind/?referer=');">Mon fil Twitter</a> semble frémir face à cette option et je découvre des cas similaires. Est-ce une révolte? Non, Sire, une Révolution! Se pourrait-il donc que Linux soit parvenu à un degré de maturité tel qu’il soit désormais en mesure de faire de l’ombre à ses concurrents?</p>
<p>Pour en avoir le coeur net, j’ai décidé de sauver belle-maman des griffes de Windows. Son histoire est simple : achat d’un PC portable 17″ de marque HP à la FNAC. Celui-ci embarque un Windows Vista horriblement buggué, plus rapide qu’un pélican englué, et qui plante plusieurs fois par jour, dès le premier allumage. Une honte! A un point tel que j’ai dû installer un Windows Seven par dessus, récemment, pour redonner vie à cette machine pourtant neuve… Mais j’ai fait le test avec une version de Windows circulant sur le réseau, n’ayant pas envie de vider le portefeuille de belle-maman alors qu’elle a une licence de Windows Vista dans la sacoche de son rutilant HP (mais pas de CD, car il n’y a pas de petite économie). Comme Microsoft a détecté que je n’avais pas payé de licence, il affiche sur le poste des messages d’alerte m’indiquant que, décidément, je suis un honteux pirate et belle-maman est très inquiète. Du coup, de la colère, je me suis laissé convaincre par les amis et vais tenter le virage. Accrochez vos ceintures, belle-maman, vous passez à Linux!</p>
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