Archives mensuelles : août 2006

Tous éditeurs avec Allpeers


Homo Nume­ri­cus a signalé cette semaine la sor­tie d’un logi­ciel de peer-​to-​peer très attendu. All­peers est une exten­sion du navi­ga­teur Fire­fox qui per­met de par­ta­ger de manière très simple n’importe quel fichier avec n’importe quelle autre per­sonne (à condi­tion bien sûr que celle-​ci soit aussi équi­pée du même logi­ciel). Lorsque j’ai eu connais­sance de ce pro­jet (que j’attends depuis long­temps), j’ai tout de suite pensé qu’il consti­tuait pour les uti­li­sa­teurs une réponse impa­rable aux attaques répé­tées de l’industrie du copy­right. A moins qu’il ne tombe sous les coups de la DADVSI ou de ses consoeurs dans d’autres pays, comme logi­ciel « mani­fes­te­ment des­tiné » au pira­tage d’oeuvres pro­té­gées, quoiqu’en disent ses concep­teurs qui mul­ti­plient les aver­tis­se­ments sur ces usages. Bien sûr, All­peers n’est pas uni­que­ment des­tiné à par­ta­ger ses pho­tos de vacances avec sa famille. Pour­tant, à y regar­der de plus près, et à l’expérimenter, il est assez clair qu’il n’est pas non plus des­tiné ni adapté au pira­tage mas­sif d’oeuvres pro­té­gées. La réa­lité semble bien plus inté­res­sante que cela car la valeur de All­peers se trouve au delà de la ques­tion de la léga­lité de l’échange (dont on voit que la défi­ni­tion tra­di­tion­nelle a sérieu­se­ment du plomb dans l’aile).

Ce qui est très inté­res­sant dans All­peers, c’est que tout le sys­tème est cen­tré autour de celui qui par­tage, plu­tôt que des fichiers par­ta­gés, contrai­re­ment aux réseaux clas­siques de P2P. Il n’y a pas de moteur de recherche ici, et l’objet le plus impor­tant que pré­sente le logi­ciel est la liste de contacts avec qui l’utilisateur par­tage ses fichiers : répar­tis dans des groupes que l’on peut consti­tuer et peu­pler à volonté, ces uti­li­sa­teurs signalent par une cou­leur leur pré­sence en ligne et on peut visua­li­ser les fichiers qu’ils par­tagent et ceux que l’on par­tage avec eux. Visuel­le­ment, l’interface fait imman­qua­ble­ment pen­ser à un logi­ciel d’ins­tant mes­sa­ging. Il est d’ailleurs tout à fait pos­sible d’aborder All­peers comme un croi­se­ment heu­reux entre ce type d’application et le p2p : au lieu d’envoyer des mes­sages à ses proches, on leur envoie des fichiers. Du coup, ceux-​ci prennent le sta­tut de mes­sage : on « envoie » un fichier comme on envoie un mes­sage. Mal­gré la simi­li­tude tech­nique, cet uti­li­taire n’a donc rien à voir en terme d’usage avec les uti­li­taires clas­siques basés sur la recherche de fichiers. Ici, l’opération est exac­te­ment inverse, puisque c’est le par­ta­geur qui pousse un fichier vers tel ou tel. Or, cet acte, qui consiste à sélec­tion­ner un contenu, à le choi­sir pour l’adresser à un public qu’il juge adapté (ici com­posé d’une seule ou d’un faible nombre de per­sonnes) cor­res­pond exac­te­ment à la posi­tion de l’éditeur.

Ten­tons un ins­tant d’imaginer les usages pos­sibles d’Allpeers, au delà du par­tage infor­mel de fichiers entre amis et col­lègues de bureau tel que le montre la petite démo visible sur le site du logi­ciel. Évidem­ment, on pense immé­dia­te­ment à la dis­tri­bu­tion par des auteurs en auto-​édition de conte­nus quel­conques (audio, vidéo ou textes). Le contexte inté­res­sant pour la dis­tri­bu­tion par ce moyen est évidem­ment lorsque le public est très res­treint. Vous avez dit longue traîne ? L’application a un effet « club » immé­diat. Car si j’ajoute un contact pour lui don­ner accès à un fichier, je le conserve évidem­ment dans ma liste. Rien n’empêche de lui en envoyer d’autres pério­di­que­ment. Dans ce cas, on peut très bien ima­gi­ner que la rému­né­ra­tion à la pièce laisse la place à l’abonnement : je suis fan de x ; d’un côté, je peux ache­ter son der­nier album qu’il m’enverra par All­peers lorsqu’il aura reçu mon paie­ment, mais de l’autre, je peux aussi m’abonner à son réseau par l’intermédiaire duquel il me garan­tit qu’il m’enverra 2 albums par an. Bon ; l’exemple n’est pas très inté­res­sant pour les albums. Il l’est plus pour un pho­to­graphe qui sou­hai­te­rait « abon­ner » par ce biais ses clients régu­liers à son flux de pho­to­gra­phies haute réso­lu­tion. Du côté de l’audio et de la vidéo, All­peers peut être un excellent moyen de dif­fu­sion de pod­casts (la ques­tion de la consom­ma­tion de bande pas­sante et d’espace disque sur des ser­veurs en ligne étant la dif­fi­culté à laquelle se heurte imman­qua­ble­ment tout pod­cas­teur). Pour ma part, en for­ma­tion, je me ver­rais bien envoyer des screen­casts à mes élèves ; et ainsi de suite.

Il faut pou­voir ima­gi­ner aussi les contextes où le par­ta­geur n’est pas l’auteur des fichiers qu’il envoie. Pur éditeur dans ce cas, il se trans­forme en concep­teur de pro­grammes, mais d’une manière assez nou­velle, car il peut adap­ter son pro­gramme à cha­cun de ses abon­nés. Il s’agit là d’un véri­table tra­vail géné­ra­teur de valeur. La ques­tion de la moné­ta­ri­sa­tion de cette valeur et de sa remon­tée vers l’auteur consti­tue très sim­ple­ment un énorme trou noir dans la légis­la­tion actuelle. La licence glo­bale, un temps évoquée lors des débats sur la DADVSI aurait pu four­nir un début de réponse. Son rejet pur et simple par le gou­ver­ne­ment appa­raît aujourd’hui pour ce qu’il est : la pro­tec­tion légale d’un oli­go­pole sur le mar­ché de l’édition de conte­nus au pro­fit d’un car­tel d’entreprises domi­nantes, bien déci­dées à ne pas se lais­ser concur­ren­cer par une armée d’internautes subi­te­ment deve­nus micro-​éditeurs. Tous éditeurs ! c’est bien le slo­gan que pour­rait adop­ter All­peers et qui devra un jour ou l’autre trou­ver son expres­sion dans la loi.

All­peers n’est encore qu’en ver­sion bêta. Le logi­ciel n’est pas tout à fait opti­misé (il ralen­tit for­te­ment le démar­rage de Fire­fox par exemple) et il lui manque quelques fonc­tion­na­li­tés : un uti­li­taire de chat, bien sûr, la pos­si­bi­lité de le désac­ti­ver lorsque Fire­fox est ouvert, ou encore un moyen per­met­tant d’annuler un télé­char­ge­ment en cours !

Connais-​toi toi-​même


Pas si inin­té­res­sant que cela, fina­le­ment, le débat sur le Web 2.0. Depuis quelque temps, il a dépassé le pre­mier cercle des pro­fes­sion­nels, geeks et autres pas­sion­nés du réseau, pour être évoqué de manière de plus en plus fré­quente par la presse géné­ra­liste. Libé­ra­tion par exemple a demandé à Pierre Chap­paz de lui livrer une chro­nique sur ce thème. Le Monde a publié au début de l’été une série de papiers expli­quant de quoi il s’agissait. Et ainsi de suite.

Il res­sort de la plu­part de ces articles que le Web 2.0 consti­tue une révo­lu­tion de l’Internet, carac­té­ri­sée par la place cen­trale qu’y prend l’utilisateur et l’interactivité. Évidem­ment, les vieux rou­tiers du réseau de se moquer, en disant qu’il n’y a là rien de révo­lu­tion­naire et que c’est ce qui carac­té­rise le sys­tème depuis les pre­mières minutes de son exis­tence. [28]. D’où les inter­mi­nables débats : s’agit-il d’une véri­table révo­lu­tion ? d’un nou­vel Inter­net ? ou d’un buzz idiot comme il en fleu­rit tous les 15 jours dans ce sec­teur ? Pour ma part, j’aurais ten­dance à dire que l’un et l’autre camps ont par­fai­te­ment rai­son. Et c’est cette contra­dic­tion qui m’intéresse, parce qu’elle me semble révé­ler un trait carac­té­ris­tique de l’histoire du réseau.

En gros, l’idée est que cha­cun des grand sou­bre­sauts qui ont changé quelque chose d’important sur le réseau depuis qu’il existe (je sélec­tionne par exemple : le mail, Use­net, le Web, Mosaic, les CMS, la bulle de 2000, le Web 2.0) consti­tue à la fois une étape clas­sique de la dif­fu­sion d’une inno­va­tion auprès de nou­veaux cercles d’utilisateurs, et en même temps une manière pour tous de (re)découvrir et l’approfondissant ce qui en consti­tue l’essence sin­gu­lière. Inter­net est un ins­tru­ment de com­mu­ni­ca­tion mul­ti­la­té­ral de pair à pair. Cette défi­ni­tion est tota­le­ment banale, et pour­tant il semble bien que nous ayons tous besoin d’en expé­ri­men­ter la réa­lité à l’occasion de cha­cune des « révo­lu­tions » qui émaillent son his­toire , ou, plus exac­te­ment, d’imaginer à chaque fois, pour de nou­veaux uti­li­sa­teurs, de nou­veaux usages qui ne font pour­tant qu’en actua­li­ser l’essence de manière nou­velle. Autre­ment dit, tout se passe comme si Inter­net était dans un état de per­pé­tuelle redé­cou­verte de ce qu’il est, à tra­vers la mise en place de tech­no­lo­gies, de formes et d’usages différents.

Dire que le Web 2.0 est une révo­lu­tion est à la fois vrai et faux. C’est faux parce que l’interactivité et la place cen­trale de l’utilisateur dans le pro­ces­sus de com­mu­ni­ca­tion consti­tuent l’essence même d’Internet depuis ses débuts. Mais c’est vrai parce que les ser­vices qua­li­fiés de « Web 2.0 » consti­tuent une nou­velle manière d’actualiser cette essence pour de nou­veaux uti­li­sa­teurs. Et si on veut raf­fi­ner, on peut dire que jusqu’à pré­sent ces uti­li­sa­teurs se ser­vaient du réseau, mais d’une manière non conforme à son essence par­ti­cu­lière ; par exemple comme une télé­vi­sion, un jour­nal ou une bou­tique. Le Web 2.0, c’est ce qui leur per­met de décou­vrir une nou­velle dimen­sion d’un outil tech­nique dont ils se servent déjà, et d’en exploi­ter à leur tour toute la puis­sance, en mode lecture/​écriture, c’est-à-dire très exac­te­ment pour y agir au même titre que les autres. Et de ce point de vue, on peut dire que cette « révo­lu­tion » a bien des points com­muns avec celles qui l’ont pré­cé­dée dans l’histoire d’Internet (c’est par exemple l’histoire de Use­net dont le déve­lop­pe­ment tient en par­tie à l’impossibilité pour un cer­tain nombre d’universités de pos­ter sur Arpa­net, tout en étant auto­risé à lire).

Qu’est-ce qui carac­té­rise cette évolu­tion ? Tout sim­ple­ment la dis­pa­ri­tion pro­gres­sive de l’obstacle tech­nique, avec la mul­ti­pli­ca­tion d’outils intui­tifs per­met­tant aujourd’hui de faire sans appren­tis­sage ce qui néces­si­tait autre­fois de pas­ser de longues heures les mains dans le cam­bouis des lignes de code.

Cette idée est féconde, je trouve, mais elle sus­cite aussi des inter­ro­ga­tions. Côté fécon­dité, elle me four­nit une pierre de touche me per­met­tant de révé­ler l’adéquation de tels ou tels inno­va­tions, gad­gets, légis­la­tions dans le domaine. Je peux dire aujourd’hui avec une rela­tive assu­rance qu’Internet ne consti­tue pas seule­ment un outil tech­nique qui n’aura pour effet que d’améliorer l’efficacité des pra­tiques dans les domaines où il est uti­lisé. C’est au contraire une véri­table techno-​logie qui imprime sa forme par­ti­cu­lière à une société entière, au même titre que la télé­vi­sion [29] ou l'automobile, étant entendu que plusieurs technologies peuvent modeler de manière concurrente les sociétés, et non une seule à son tour, successivement. Internet n'est donc pas la plus grande bibliothèque du monde, ou la télévision numérique de demain, ni même le téléphone sur IP, etc. Le Réseau a une logique propre, une dynamique interne, une constitution technique, dit Lessig, qui s'actualise sous différentes formes au cours de son développement. Il y a là, pour moi, une certitude grandissante.

A l’inverse, la dis­pa­ri­tion pro­gres­sive de l’obstacle tech­nique que je vois à l’oeuvre sus­cite pour moi beau­coup d’interrogations ; d’abord comme pro­fes­sion­nel, et for­ma­teur, où je me pose très concrè­te­ment la ques­tion de l’utilité de faire des cours sur le html, voire sur la mani­pu­la­tion de tel ou tel outil. Je me demande s’il ne vau­drait pas mieux orien­ter ces for­ma­tions vers une meilleure connais­sance de ce que c’est que la com­mu­ni­ca­tion en ligne, de l’exploration des consé­quences de tel ou tel type d’action dans ce contexte, de l’acquisition d’une vue pano­ra­mique de la société (presque au sens de socia­bi­lité) de l’Internet. Je me pose des ques­tions pour mes enfants aussi, qui com­mencent à arri­ver à l’âge de la mani­pu­la­tion des outils infor­ma­tiques. Il y a une chose dont je suis cer­tain, c’est que tous les jeux et autres logi­ciels plus ou moins ludo-​éducatifs spé­cia­le­ment conçus pour eux sont à mettre au pla­card car ils ne sont jamais, pour ceux que j’ai vus du moins, que des sortes de films inter­ac­tifs qui placent l’enfant dans le car­can d’un scé­na­rio pré-​établi extrê­me­ment contraint. Ces jeux, pour moi sont men­son­gers en lais­sant croire que l’enfant est actif alors qu’il ne doit le plus sou­vent que réagir aux sol­li­ci­ta­tions du logi­ciel. Au contraire, je suis à la recherche d’outils tout à fait simi­laires à ceux que nous uti­li­sons, nous les adultes. Tux­paint est de ce point de vue un véri­table modèle du genre en ce qui concerne le des­sin. J’aimerais bien connaître un trai­te­ment de texte du même aca­bit. Mais mes inter­ro­ga­tions ne sont pas vrai­ment là. Hier, j’ai regardé la pré­sen­ta­tion par Steve Jobs de la future ver­sion, Leo­pard, de Mac OS X. J’avoue en être resté un peu baba ; on voit bien qu’il y a une énorme dif­fé­rence avec des envi­ron­ne­ments du type win­dows ou Linux où la moindre mani­pu­la­tion demande des com­pé­tences tech­niques non négli­geables. Sous Mac OS, un nombre incroyable d’entre elles (sur du texte, du web, de l’image, de la vidéo) se fait de manière tota­le­ment intui­tive, et ne néces­sité même pas la maî­trise des notions de base (le copier-​coller, qu’est-ce qu’un fichier, redi­men­sion­ner une image, local/​distant, etc.). Comme je suis sur le point d’acheter un ordi­na­teur pour les enfants, je me vois très bien lan­cer sans effort mes petits bouts sur la retouche photo, la créa­tion de pages Web, la com­po­si­tion de mails sophis­ti­qués sans effort, avec un tel outil. Mais en même temps, j’ai quelques scru­pules à les ins­tal­ler dans un envi­ron­ne­ment que j’estime opaque (où sont mes fichiers ? je n’ai jamais com­pris avec Mac) et cade­nassé et dont je ne veux pas pour moi (dans l’état actuel de ma réflexion, mais je peux chan­ger, à force de regar­der les shows de Steve).

Qu’en pensez-​vous ?


Cré­dit photo : Me and my camera, par Stria­tic, CC-​2006

Lettre à Monsieur Phox

Madame, Mon­sieur,

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Tadammm !
Pho­to­gra­phie CC par André Gar­neau

Je suis nou­vel­le­ment uti­li­sa­teur de votre for­fait de tirage de 600 pho­to­gra­phies numé­riques. J’avoue que je suis ravi du résul­tat. Cepen­dant, je vou­drais vous faire part d’un petit regret de la part d’un uti­li­sa­teur de Linux. Comme vous le savez, le sys­tème d’exploitation libre Linux est de plus en plus uti­lisé en rai­son de son carac­tère libre et gra­tuit, ce qui l’oppose à Mac OS et à Win­dows. Il fonc­tionne sur des machines sur les­quelles peuvent fonc­tion­ner Win­dows et Mac OS. La dif­fé­rence n’est donc pas maté­rielle mais logicielle.

Je suis allé dans un de vos maga­sins, où j’ai récu­péré le CD qui per­met aux clients de pos­ter leurs pho­to­gra­phies via le réseau, sans avoir à appor­ter un CD au maga­sin. C’est pra­tique. Ca évite un dépla­ce­ment et ça per­met de faire ses clas­se­ments métho­di­que­ment et au calme, même en dehors des heures et jours ouvrable. Mais le logi­ciel est limité à Win­dows. Je crois avoir com­pris qu’il était égale­ment pos­sible de télé­char­ger un logi­ciel pour Macin­tosh. Mais je n’ai rien vu pour Linux. Pour­tant, des socié­tés spé­cia­li­sées dans le monde de l’image ont per­mis cela. C’est le cas de Fli­ckR, ser­vice mon­dial regrou­pant des mil­lions de pho­to­graphes. Ils lisent des outils pour Win­dows, Macin­tosh et Linux, qui per­mettent d’expédier des images en grand nombre (http://​fli​ckr​.com/​t​o​o​ls/).

Pour­quoi ne pas adop­ter une stra­té­gie s’appuyant sur Mozilla Fire­fox, navi­ga­teur libre et gra­tuit, uti­li­sable à la fois sur Win­dows, Macin­tosh et Linux, en déve­lop­pant une « exten­sion » pour vos cliens Phox. Ce serait simple, souple et rapide. Si vous avez besoin de beta-​testeurs ou si vous sou­hai­tez que nous dis­cu­tions plus avant des contraintes tech­no­lo­giques impo­sées par ce choix, n’hésitez pas à me répondre, je me ren­drai dis­po­nible et suis prêt à explo­rer avec vous les solu­tions réa­listes, pour l’utilisateur et pour votre société, à court, moyen ou long terme.

Veuillez croire, Madame, Mon­sieur, en l’expression de mes sen­ti­ments les meilleurs,

Marin d.