Archives mensuelles : janvier 2009

Comment veilles-​tu ?


La masse d’information que nous devons trai­ter chaque jour est tou­jours plus impor­tante. Face au risque d’infobésité, nous sommes tous contraints de mettre en place des stra­té­gies de trai­te­ment de l’information au moyen d’outils plus ou moins per­fec­tion­nés. La défi­ni­tion de telles stra­té­gies repose sur la défi­ni­tion d’un équi­libre entre deux prin­cipes oppo­sés mais non contradictoires :

-la recherche de sources d’informations tou­jours plus nom­breuses et diver­si­fiées, afin de ne pas man­quer les inno­va­tions qui appa­raissent constam­ment dans la plu­part des champs d’activité (la société de l’information est une société de l’innovation)

-le fil­trage tou­jours plus sévère de l’information col­lec­tée pour ne pas perdre de temps à devoir trai­ter de l’information non per­ti­nente ou redondante.

La lit­té­ra­ture sur le sujet est assez sou­vent déce­vante parce qu’elle s’intéresse ou bien aux outils, ou bien aux prin­cipes géné­raux. Il est en revanche bien dif­fi­cile de trou­ver des conseils pra­tiques pour mettre en œuvre une stra­té­gie de veille mobi­li­sant les outils évoqués et res­pec­tant les prin­cipes géné­raux fai­sant l’objet de recom­man­da­tions. La rai­son en est évidente : il revient à cha­cun de défi­nir sa stra­té­gie en fonc­tion de ses objec­tifs par­ti­cu­liers. Défi­nir une stra­té­gie de veille effi­cace relève de la méca­nique de pré­ci­sion et demande une bonne connais­sance, non seule­ment des outils à dis­po­si­tion et du domaine sur lequel on tra­vaille, mais aussi de ses propres habi­tudes intel­lec­tuelles, ce qui est le plus difficile.

Rien n’empêche cepen­dant d’échanger sur nos pra­tiques de veille, sur nos stra­té­gies concrètes, c’est à dire pas seule­ment quels outils nous uti­li­sons, mais com­ment nous les uti­li­sons. Et pour échan­ger, pour­quoi ne pas déve­lop­per une chaîne de blogs per­met­tant de com­pa­rer les pra­tiques de cha­cun ? Je com­mence donc par expo­ser ma stra­té­gie de veille et je deman­de­rai en fin de billet à 5 blo­gueurs d’en faire de même. Je ne par­le­rai pas seule­ment de ma pra­tique de veille à l’instant , mais aussi des évolu­tions dans cette pratique.

Les outils

Car il faut bien com­men­cer par là, mal­gré tout. Etant assez gad­ge­to­phile, je crois bien avoir testé la plu­part des outils parus sur le mar­ché au cours des der­nières années ; j’ai bien dit testé ; pas uti­lisé. Pour me tenir au cou­rant, j’utilise en par­ti­cu­lier l’excellent Outils Froids qui est une réfé­rence en la matière. En gros, pour effec­tuer une veille à peu près effi­cace, il faut uti­li­ser trois types d’outils com­plé­men­taires : les agré­ga­teurs de flux RSS, les signets et biblio­gra­phies par­ta­gées, les réseaux sociaux.

Côté agré­ga­teurs

Après avoir expé­ri­menté les logi­ciels ins­tal­lés en local (RSSowl entre autres, puis le ges­tion­naire de RSS de Thun­der­bird), je me suis porté vers Blo­glines, sur les conseils de Véro­nique et Jean-​Christophe, que j’ai uti­lisé pen­dant des années. J’ai pour­tant fini par aban­don­ner cet outil au pro­fit de Google Rea­der pour une rai­son simple : la faci­lité avec laquelle cet outil per­met de sélec­tion­ner des items (“s”), de les par­ta­ger avec les autres (Shift+“s”) et de les taguer (“l”+tag) et de par­ta­ger sa liste d’items tagués avec d’autres. Ces fonc­tion­na­li­tés existent sans doute aujourd’hui dans Blo­glines, mais Google Rea­der a eu un temps d’avance sur son concurrent.

En ce qui concerne les signets par­ta­gés, je reste fidèle à Deli­cious sans trop aller voir ailleurs. Le prin­ci­pal inté­rêt d’un ser­vice de signets par­ta­gés ne réside pas dans la sophis­ti­ca­tion des fonc­tion­na­li­tés qu’il met à dis­po­si­tion je pense, mais dans l’importance de sa base uti­li­sa­teurs. Deli­cious donc : c’est rapide, c’est simple, c’est mains­tream.

Mon uti­li­sa­tion des réseaux sociaux pour la veille est beau­coup plus récente. Je suis sur Face­book et la plu­part de mes « amis » sont des contacts pro­fes­sion­nels (mais néan­moins amis sans guille­mets pour la plu­part). Gar­der un œil sur les traces de vie qu’ils laissent sur cette pla­te­forme m’est donc utile. Comme ils sont aussi sur d’autres pla­te­formes, j’utilise aussi Friend­feed pour les suivre. J’avoue ne pas y pas­ser des heures. J’ai récu­péré le fil RSS de mes “amis” Friend­feed dans Google rea­der qui m’annonce plu­sieurs cen­taines de traces pro­duites par jour. Je regarde de temps en temps.

Place à la stra­té­gie maintenant

Je crois assez peu à l’efficacité d’un tra­vail de veille qui ne serait pas du tout lié à une quel­conque pro­duc­tion. Autre­ment dit, le tra­vail de trai­te­ment d’une masse très impor­tante d’informations doit être orien­tée par un objec­tif opé­ra­tion­nel concret ; veiller, ce n’est pas se tenir au cou­rant ; c’est sélec­tion­ner, capi­ta­li­ser, agré­ger puis syn­thé­ti­ser l’information pour en faire quelque chose. De mon côté, l’out­put de ma veille, c’est Homo Nume­ri­cus. Les lec­teurs de ce maga­zine en ligne savent qu’il est de publi­ca­tion irré­gu­lière ; c’est vrai aussi de la veille qui le pré­pare ; il y a tou­jours une dis­tance plus ou moins grande entre les objec­tifs affi­chés et la réalité…

Pour pré­pa­rer mes textes dans Homo Nume­ri­cus, j’applique ce que je consi­dère être une stra­té­gie des tamis successifs :

Pre­mier tamis

Dans Google rea­der, je par­cours très vite ma liste « all items » agré­geant les der­nières publi­ca­tion dans les 200 flux et quelques aux­quels je suis abonné. J’essaie d’aller très vite. Je suis quand même en mode de visua­li­sa­tion « déployé » et non en mode liste, car les titres seuls ne me per­mettent pas tou­jours de juger de l’intérêt d’un article.

Dans ces 200 flux, j’en ai quelques uns qui sont auto­ma­tiques : des flux issus de recherche de mots clés sur Google news (« infor­ma­tique, inter­net », « cyber* », etc), le flux de mes « amis » sur Friend­feed, le flux de mon « net­work » dans Deli­cious. A ce niveau mon tra­vail consiste pour l’essentiel à sélec­tion­ner, par­ta­ger et taguer les articles qui me semblent dignes d’attention. C’est un pre­mier tamis ; je suis donc large, en mar­quant aussi des infor­ma­tions pure­ment fac­tuelles, de détail. Cette sim­pli­cité du pre­mier tamis est toute récente. Pen­dant long­temps, j’ai cher­ché à clas­ser mes flux : dans des dos­siers thé­ma­tiques d’abord (poli­tique, écono­mie, usages, tech­nos), puis par type de source (presse, blogs, com­mu­ni­ca­tion ins­ti­tu­tion­nelle), puis les deux. Je me suis rendu compte que ce clas­se­ment ne me ser­vait à rien. J’ai ensuite créé un niveau de pré­se­lec­tion, un dos­sier « A suivre », avec une tren­taine de sources que je consi­dé­rais comme plus impor­tantes que les autres. Résul­tat : je ne lisais plus que ces sources. Fina­le­ment, j’ai décidé d’abandonner tout prin­cipe de clas­se­ment sur mes sources et de le déve­lop­per plus fine­ment sur les articles que je sélectionne.

Second tamis

Comme en géné­ral, je n’arrive pas à tout par­cou­rir sur autant de sources, je regarde pério­di­que­ment et sys­té­ma­ti­que­ment un cer­tain nombre de flux par­ti­cu­liers de publi­ca­tions qui sont très proches de mes pré­oc­cu­pa­tions et/​ou de très bonne qua­lité : Inter­net Actu, La Feuille, bien sûr, OA news, Read­Wri­te­Web, la rubrique techno du New York Times par exemple. Là, il s’agit de ne rien lais­ser pas­ser. Depuis peu, je fais de même avec les listes de par­tage d’un cer­tain nombre de mes contacts dans Google rea­der. Cette liste est très utile pour moi, et je regrette qu’un plus grand nombre de per­sonnes ne l’utilise pas. Lorsque cela m’intéresse, je sélec­tionne, par­tage, tague.

Troi­sième tamis

Je reprends ma liste d’items sélec­tion­nés. La fonc­tion Trends de Google rea­der me dit que sur 2700 items par­cou­rus, j’en ai sélec­tionné une cen­taine, donc un peu moins de …heu, je laisse les matheux faire le cal­cul. Je regarde à tête repo­sée cette liste d’items sélec­tion­nés, qui est aussi ma liste d’items par­ta­gés, et j’essaie de voir si des ten­dances se dégagent : quel sujet est en train de mon­ter ? de quoi parle-​t-​on ? qu’est-ce qui fait l’objet de débats intéressants ?

Qua­trième tamis

A par­tir de quelques réponses à ces ques­tions, je décide d’une brève dans Homo Nume­ri­cus, dans laquelle j’exploite quelques une des réfé­rences que j’ai pu trou­ver. Dans la plu­part des cas, en cours d’écriture, je fais une boucle de rétro­ac­tion : je reviens dans le moteur de recherche du rea­der et je lance une requête sur le sujet que je suis en train de trai­ter sur tous les items de mes flux. Cette recherche me per­met sou­vent de déga­ger une pro­fon­deur his­to­rique du sujet que je n’ai pas tou­jours en pre­mière approche. Car le moteur retient tout ce qui a été syn­di­qué et me res­sort sou­vent des articles vieux de plu­sieurs années. Ainsi, les articles que je n’ai pas eu le temps de lire ne sont pas tota­le­ment per­dus. Il me servent éven­tuel­le­ment a pos­te­riori pour ali­men­ter un cor­pus de veille dans lequel je viens pui­ser régulièrement.

C’est d’ailleurs la force de Google d’offrir la puis­sance de son moteur de recherche sur des ser­vices comme Gmail et Google Rea­der : il s’agit bien de ser­vices de trai­te­ment de flux, mais tout l’intérêt consiste à pou­voir sto­cker aussi le flux et consti­tuer un cor­pus cher­chable, tota­le­ment per­son­na­lisé et qui gran­dit avec le temps.

Bran­che­ment du percolateur

Dans tous mes textes sur Homo Nume­ri­cus, j’essaie de rendre plus expli­cites mes réfé­rences et mes liens. Pour le faire de manière plus effi­cace, j’utilise Zotero (où n’entrent donc que les réfé­rences qui font l’objet d’une cita­tion effec­tive dans mes textes) qui m’aide à gérer et for­ma­ter des réfé­rences. Cela m’intéresse de pro­cé­der ainsi, parce que je sais que mes brèves dans Homo Nume­ri­cus me four­nissent des maté­riaux pour l’écriture d’articles plus longs, plus aca­dé­miques dans les­quels je repren­drai les mêmes réfé­rences, même s’il s’agit de billets de blogs ou d’articles de jour­naux. Sans être arrivé à le mettre en pra­tique réel­le­ment jusqu’à pré­sent, j’essaie d’ailleurs de ren­for­cer cet aspect de per­co­la­tion et de construc­tion pro­gres­sive de l’information depuis le pre­mier acte de sélec­tion de l’information jusqu’à l’écriture de dis­cours longs et construits pour des publi­ca­tions for­melles. Ce n’est pas évident, mais c’est à cela que je tra­vaille, avec l’aide d’Homo Nume­ri­cus qui devrait consti­tuer une bonne part de la colonne ver­té­brale du per­co­la­teur à idées.

Le per­co­la­teur a quelques tuyaux secon­daires qui viennent l’alimenter de manière annexe : je suis abonné à quelques listes de dif­fu­sion, mais le moins pos­sible. L’envahissement du mail est si impor­tant que je pré­fère ne pas y ajou­ter en ajou­tant dans ma boîte des mil­liers de mes­sages qui ne me sont pas per­son­nel­le­ment des­ti­nés. Je suis aussi d’un oeil les Twitt de mes contacts, via un gad­get dans mon Gmail. Au pas­sage, inutile de s’abonner au mien, je ne poste rien sur Twit­ter. Lorsque je repère, par ces moyens des nou­velles inté­res­santes, je les ajoute manuel­le­ment sous forme de note dans Google Rea­der. Ces notes viennent alors s’ajouter au cor­pus glo­bal et je les sélectionne.

L’art du recyclage

Le secret d’un trai­te­ment effi­cace de l’information, il me semble, c’est de réus­sir à réuti­li­ser n fois la même infor­ma­tion. C’est ce que je m’efforce de faire. On a vu qu’une même infor­ma­tion peut être uti­li­sée deux fois, grâce au couple Google Reader-​Zotero : à la fois pour l’écriture de brèves dans Homo Nume­ri­cus, et pour l’écriture de textes plus longs sous forme de réfé­rences biblio­gra­phiques. Ces infor­ma­tions sont uti­li­sées une troi­sième fois via mon flux Friend­feed que j’ai bran­ché sur mon compte Face­book. Ainsi, toute infor­ma­tion par­ta­gée dans Google Rea­der passe dans Friend­feed et atter­rit dans mon pro­fil Face­book. Enfin, j’ai mis au point une petite astuce qui me per­met d’alimenter auto­ma­ti­que­ment Homo Nume­ri­cus en nou­velles syn­di­quées par ce moyen : lorsque je sélec­tionne et par­tage une infor­ma­tion dans Google Rea­der, je la tague. Le pre­mier de mes tags cor­res­pond à une des quatre rubriques d’Homo Nume­ri­cus : poli­tique, écono­mie, usages ou tech­no­lo­gies. J’ai par­tagé le flux RSS de cha­cun de ces tags et bran­ché ce flux sur cha­cune des rubriques d’Homo Nume­ri­cus. Si vous allez sur la page de pré­sen­ta­tion de ces rubriques, vous ver­rez ces infor­ma­tions appa­raître dans le bloc « Nou­velles syn­di­quées ». Astu­cieux non ? Plus récem­ment, j’ai essayé de faire plus sub­til en par­ta­geant les flux de cha­cun des tags par­ti­cu­liers par les­quels je décris les infor­ma­tions que je sélec­tionne : « édition élec­tro­nique », « copy­right », « pri­vacy », etc. Dans Homo Nume­ri­cus, je tague de la même manière les brèves que j’écris, et j’ai mis en place un sys­tème, grâce à Spip, qui établit une cor­res­pon­dance entre les deux. C’est encore incom­plet et pas vrai­ment opé­ra­tion­nel mais ça va venir.

Fina­le­ment, un cer­tain nombre d’informations que je relève dans ma veille quo­ti­dienne sont très poin­tus et concernent plus par­ti­cu­liè­re­ment le domaine de l’édition élec­tro­nique scien­ti­fique qui est mon coeur d’activité pro­fes­sion­nelle. Ces infor­ma­tions sont taguées « pro » et je dirige le flux RSS généré par ce tag sur notre wiki en intranet.

A qui le tour ?

Bon voilà, j’ai fait le tour de ma machine infer­nale. Peut-​être quelques uns d’entre vous auront pu y pui­ser quelques idées. Je suis pre­neur de toutes sug­ges­tions sus­cep­tible de l’améliorer. Si Marin avait écrit ce billet, il nous aurait fait un superbe schéma met­tant en évidence tous les tuyaux qui se branchent dans tous les sens. Eh bien jus­te­ment, c’est à lui en pre­mier que je trans­mets la ques­tion : com­ment veilles-​tu ? Je la pose aussi à d’autres per­sonnes donc j’admire la capa­cité à déni­cher des infor­ma­tions inté­res­santes : Hubert bien sûr (à moins que ce soit un secret pro­fes­sion­nel), André, Fran­çois, Véro­nique, Sil­vère, Jean-​Christophe, Gau­tier, Oli­vier…com­ment ? ça ne fait pas 5 ? Je vous l’avais dit, c’est vous les matheux.

P.S. : n’hésitez pas à venir signa­ler ici en com­men­taire le billet où vous décri­vez votre propre pra­tique de veille. Et pour ceux qui n’ont pas de blog, vous pou­vez évoquer vos pra­tiques direc­te­ment en commentaire.

Annexes

Ma liste de par­tage sur Google Reader

http://​www​.google​.fr/​r​e​a​d​e​r​/​s​h​a​r​ed/…

Mon compte Delicious

http://​deli​cious​.com/​p​i​o​trr

Mon pro­fil Facebook

http://​www​.new​.face​book​.com/​h​o​m​e​.ph…

Mon fil Friendfeed

http://​friend​feed​.com/​p​i​o​trr


Cré­dit photo : « Bins », par Slim­mer Jim­mer, sur Fli­ckr, en CC by-​nc-​nd

Florilège de liens #9


-His­tory of the Inter­net on Vimeo

vimeo​.com/​2​6​9​6​386

His­toire de l’internet. Une approche très péda­go­gique et très visuelle. Une belle réus­site. En anglais.

-Les ventes de musique numé­rique en hausse de 25 % dans le monde en 2008 — Actua­li­tés — ZDNet​.fr

www​.zdnet​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​i​n​t​e​r​n​e​t​/​0​,​3​9​0​2​0​7​7​4​,​3​9​3​8​6​6​3​2​,​0​0​.​htm ?xtor=RSS-1

20% des ventes de musique se font désor­mais sur les pla­te­formes en ligne.

-Uni­ver­sal et Sony aban­donnent les DRM en France — ZDNet​.fr

www​.zdnet​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​/​i​n​t​e​r​n​e​t​/​0​,​3​9​0​2​0​7​7​4​,​3​9​3​8​6​6​3​6​,​0​0​.​htm ?xtor=RSS-1

En France, Uni­ver­sal et Sony aban­donnent les DRM. Enfin ! On s’étonne que ce ne soit pas encore le cas pour l’édition électronique.

-Super Win­dows 7 ridi­cu­lise Vista

http://​www​.lepoint​.fr/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​s​-​t​e​c​h​n​o​l​o​g​i​e​-​i​n​t​e​r​n​e​t​/​t​e​s​t​-​s​u​p​e​r​-​w​i​n​d​o​w​s​-​7​-​r​i​d​i​c​u​l​i​s​e​-​v​i​s​t​a​/​1​3​8​7​/​0​/​3​0​6​107

Win­dows 7 ? Sim­ple­ment un Vista qui fonc­tionne… mais n’espérez pas, pour autant, éviter les écrans d’autorisation de confir­ma­tion de demande si vous êtes bien sûr de vrai­ment vou­loir à coup sûr ins­tal­ler –mais il faut véri­fier– quelque chose qui pour­rait res­sem­bler à un vilain gros vilain pas gen­til virus. Etes-​vous sûr et cer­tain ? Je demande ça pour être sûr…

-Sony­rea­der PRS 700 : le papier sous verre (Aldus)

aldus2006​.type​pad​.fr/​m​o​n​_​w​e​b​l​o​g​/​2​0​0​9​/​0​1​/​s​o​n​y​r​e​a​d​e​r​-​p​r​s​-​7​0​0​-​l​e​-​p​a​p​i​e​r​-​s​o​u​s​-​v​e​rre.…

Aldus est sévère sur le nou­veau Sony Rea­der : « Plus qu’une évolu­tion du modèle pré­cé­dent le Sony­rea­der PRS 505, on a fait autre chose, plus près d’un bidule élec­tro­nique clas­sique ; on a en quelque sorte trans­formé le Télé­cran en Nin­tendo… Là, on se pose pas la ques­tion, c’est un nou­veau bidule élec­tro­nique dans la maison ! »

-Et si les net­books pou­vaient ser­vir de liseuse ? (Aldus, again)

aldus2006​.type​pad​.fr/​m​o​n​_​w​e​b​l​o​g​/​2​0​0​9​/​0​1​/​p​a​s​s​a​g​e​-​a​u​-​n​e​t​b​o​o​k​-​s​u​i​t​e​.​h​tml

Dans le débat sur les ebooks et les liseuses, le test de son Dell­Mini par Aldus est éclairant.

-Insou­te­nable : la guerre ou son image ? — Recherche en his­toire visuelle

www​.arhv​.lhi​vic​.org/​i​n​d​e​x​.​p​h​p​/​2​0​0​9​/​0​1​/​1​2​/​9​0​9​-​l​a​-​g​u​e​r​r​e​-​o​u​-​s​o​n​-​i​m​age
Epi­neuse ques­tion, que celle de la cou­ver­ture pho­to­gra­phique d’événements aussi dra­ma­tiques que ceux qui touchent Gaza.

— Dans l’oeil du cyborgne (Ecrans)

www​.ecrans​.fr/​D​a​n​s​-​l​-​o​e​i​l​-​d​u​-​c​y​b​o​r​g​n​e​,​6​1​0​4​.​h​tml

Le docu­men­ta­riste cana­dien Rob Spence va bien­tôt implan­ter une caméra à la place de sa pro­thèse ocu­laire (repéré par Hubert dans sa très riche veille).

-Naomi Klein, 2008, La stra­té­gie du choc. La mon­tée d’un capi­ta­lisme du désastre , Toronto : Léméac/​Actes Sud, 668 p. — Développement durable et territoire

http://​deve​lop​pe​ment​du​rable​.revues​.org/​d​o​c​u​m​e​n​t​7​5​3​3​.​h​tml

Un regard cri­tique sur l’ouvrage de Naomi Klein, 2008, La stra­té­gie du choc. La mon­tée d’un capi­ta­lisme du désastre, Toronto : Léméac/​Actes Sud, 668 p.

-Agré­ga­tion de conte­nus ver­sus agré­ga­tion de liens : les para­sites du net — novövision

http://​novo​vi​sion​.fr/​?​A​g​r​e​g​a​t​i​o​n​-​d​e​-​c​o​n​t​e​n​u​s​-​v​e​r​sus

Nar­vic dis­tingue l’agrégation de conte­nus et l’agrégation de liens avec jus­tesse : « L’agrégation de liens en ligne, c’est une manière de par­ta­ger l’information, d’aider à sa dif­fu­sion. C’est ouvert, dés­in­té­ressé, géné­reux. L’agrégation des conte­nus, au contraire, c’est du simple pillage et du para­si­tisme (…) lier, c’est par­ta­ger ; repu­blier, c’est piller. » Il explique pour­quoi : « L’agrégation de conte­nus a de plus des effets secon­daires détes­tables comme de tota­le­ment diluer à la fois le réfé­ren­ce­ment et les com­men­taires. Elle coupe le lien entre le texte et son auteur et elle prive le lec­teur du moyen d’interpeller l’auteur, ou sim­ple­ment d’engager une conver­sa­tion avec lui, ce qui est tout de même « l’essence » du blog. » Il men­tionne égale­ment le droit de courte cita­tion, qui me paraît très légi­time, et qui est res­pec­tueux de l’auteur. Il me semble impor­tant, donc, d’introduire la notion d’agrégation de cita­tion courte.

-iPod : sept ans de « pro­grès » dans l’emprisonnement numérique

http://​linuxfr​.org/​2​0​0​8​/​1​2​/​2​8​/​2​4​8​2​8​.​h​tml

« Apple a sorti plu­sieurs nou­veaux modèles (on parle de géné­ra­tions) d’iPod, en appor­tant à chaque fois quelques modi­fi­ca­tions. Chose éton­nante, il ne s’agit jamais d’ajouts de fonc­tion­na­li­tés, mais plu­tôt d’ajouts de défauts volon­taires, qui limitent sa libre utilisation :

1. signa­ture des fichiers pour inter­dire leur ajout avec un logi­ciel tiers? ;

2. signa­ture du micro-​logiciel pour inter­dire son rem­pla­ce­ment par un alternatif? ;

3. inva­li­da­tion des fichiers en cas d’utilisation avec un second ordinateur? ;

4. tout der­niè­re­ment, sup­pres­sion de la table de par­ti­tion, inter­di­sant ainsi le simple accès aux fichiers depuis un logi­ciel tiers. »

- Micro­soft détaille son inter­pré­ta­tion du stan­dard ODF (et ça fait peur)

http://​www​.clu​bic​.com/​a​c​t​u​a​l​i​t​e​-​2​4​6​9​8​8​-​m​i​c​r​o​s​o​f​t​-​o​f​f​i​c​e​-​s​p​2​-​i​m​p​l​e​m​e​n​t​a​t​i​o​n​-​s​t​a​n​d​a​r​d​-​odf…

Micro­soft ne peut pas s’empêcher de détour­ner les stan­dards… y com­pris les stan­dards bureau­tiques aux­quels il avait pro­mis de se tenir : « Le géant du logi­ciel met ainsi en garde les déve­lop­peurs sur cer­taines de ses inter­pré­ta­tions du stan­dard, car ce der­nier serait par­fois ambigu ou trop per­mis­sif. Il y aurait aussi des cas dans les­quels l’implémentation ne peut pas suivre exac­te­ment le stan­dard, par exemple lorsque les pra­tiques cou­rantes dans le domaine (dic­tées par la supré­ma­tie d’un logi­ciel en situa­tion de quasi-​monopole par exemple) dif­fèrent de ce der­nier ou que les uti­li­sa­teurs ont des besoins différents. »

Florilège de liens #8




- Popeye nous appartient

http://​www​.lemonde​.fr/​c​u​l​t​u​r​e​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​0​9​/​0​1​/​0​3​/​p​o​p​e​y​e​-​n​o​u​s​-​a​p​p​a​r​t​i​e​n​t​_​1​1​3​7​3​9​7​_​3​2​4​6​.​h​tml

« Depuis le 1er jan­vier, l’image du marin le plus connu de la terre est tom­bée dans le domaine public en Europe. Une loi de l’Union euro­péenne res­treint les droits des auteurs à soixante-​dix ans après leur mort. Or, le « père » de Popeye, le scé­na­riste et des­si­na­teur amé­ri­cain Elsie Cris­ler Segar, est mort en 1938. Cette déci­sion signi­fie que cha­cun peut désor­mais uti­li­ser l’image de Popeye (en créant une nou­velle BD, en impri­mant son effi­gie sur des tee-​shirts ou des affiches, etc.) sans deman­der d’autorisation ni ver­ser de droits. »

Notez, cepen­dant, que l’illustration qui accom­pagne cet article est mar­quée sur le site du Monde « DR » pour « tous droits réser­vés ». Pro­ba­ble­ment fausse, cette men­tion ne per­met pas de connaître l’auteur de l’image. Le fait que l’auteur soit décédé depuis plus de 70 ans n’épargne pas la cour­toi­sie et la recon­nais­sance des créateurs.

-L’album le plus vendu Ama­zon en 2008 était sous licence Crea­tive commons

http://​www​.long​tail​.com/​t​h​e​_​l​o​n​g​_​t​a​i​l​/​2​0​0​9​/​0​1​/​t​h​e​-​b​e​s​t​-​s​e​l​l​i​n​.​h​tml

L’album le plus vendu en MP3 sur Ama­zon en 2008, Nine Inch Nails” Ghosts I-​IV, était en licence Crea­tive Com­mons. Il a rap­porté plus d’1,5 million(s) de dol­lars à NIN la pre­mière semaine. Il était en écoute sur Last​.fm. Bref, dif­fusé libre­ment ET mis en vente sur Ama­zon, c’est un hit qui a rap­porté à ses auteurs. Une belle histoire.

-Une his­toire du net (1) : que reste-​t-​il du web indé­pen­dant ? 1995 – 2001

http://​www​.radio​france​.fr/​c​h​a​i​n​e​s​/​f​r​a​n​c​e​-​c​u​l​t​u​r​e​2​/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​p​l​a​c​e​_​t​o​i​l​e​/​f​i​c​h​e​.​p​h​p​?​d​i​f​f​u​s​i​o​n​_​i​d​=​6​9​721

« Le net grand public a une his­toire. Et l’une des pre­mières étapes de cette chro­no­lo­gie, avant même les start-​ups et les jeunes mil­lion­naires, et encore avant l’éclatement de la bulle de 2001, est une étape poli­tique. Celle qui a vu une poi­gnée de pas­sion­nés se sai­sir du web pour en faire un outil de libre expres­sion, de résis­tance à une logique mar­chande, et de dia­logues par­ta­gés. Une uto­pie, peut-​être, qui a animé les années 95 à 2000, qui est ras­sem­blée sous le nom de « web indé­pen­dant ».
Pour­quoi et com­ment le net a-​t-​il été si vite le ter­reau favo­rable de ces idées ? Que reste-​t-​il aujourd’hui de ce moment ? Le « par­ti­ci­pa­tif », omni­pré­sent, est-​il un héri­tier de cette époque ? Ques­tions posées à quelques uns de ces acteurs du web des pre­miers temps. Pour la pre­mière Place de la toile en direct de 2009. »

-« One Lap­top per Child » licen­cie et sou­haite pro­po­ser 1 mil­lion de livres numé­riques
http://​blog​.lap​top​.org/​2​0​0​9​/​0​1​/​0​7​/​r​e​f​o​c​u​s​i​n​g​-​o​n​-​o​u​r​-​m​i​s​s​i​on/

OLPC licen­cie 50% de ses employés à cause de la crise. Ils décident, en même temps de tra­vailler à la construc­tion d’un PC à 0$ pour les pays les moins déve­lop­pés, sans indi­quer le modèle de finan­ce­ment. Il en est de même pour le pro­gramme « no-​cost connec­ti­vity pro­gram » ainsi que pour le pro­jet « a mil­lion digi­tal books », sur lequel nous avons pour l’instant peu d’informations. S’agit-il de don­ner accès au mil­lion de livres numé­ri­sés par l’Open content alliance ?

Florilège de liens #7


-Visua­li­ser un concept : la loi de Moore photographiée

Com­mu­ni­quer par l’image

« Rédac­trice en chef adjointe dans la très sti­mu­lante revue du Mas­sa­schu­setts Ins­ti­tute of Tech­no­logy, Kris­tina Gri­fan­tini pro­pose une une alter­na­tive convain­cante à la courbe expo­nen­tielle : elle a pho­to­gra­phié les effets concrets de la loi de Moore. (…) Le bas­cu­le­ment dans la per­cep­tion artis­tique inter­vient en 2000 quand la den­sité du Pen­tium IV ne per­met plus d’évaluer le nombre de tran­sis­tors. Le pro­ces­seur res­semble de plus en plus à une com­po­si­tion de Mondrian. »

-Les livres ont-​ils un ave­nir… dans iTunes ?

La feuille

« Il faut dire que l’iPhone est déjà un suc­cès, pas seule­ment comme appa­reil, mais de plus en plus comme pla­te­forme d’application explique Ben Lorica d’O’Reilly, gra­phiques à l’appui (voir la tra­duc­tion de Didier Durantd). Même si les livres sont la 5e caté­go­rie d’application à suc­cès de l’iPhone (loin der­rière les jeux), ils résistent d’une manière sur­pre­nante (loin devant les appli­ca­tions dédiées à l’information notamment). »

-Au diable Kindle et autres : les télé­phones sont l’avenir des ebooks

Actua­litte

Aux États-​Unis la ten­dance est là, plus qu’une mode : on lit sur son mobile les livres que l’on a télé­char­gés plus qu’on ne se sert d’une liseuse. Et comme les smart­phones, dont l’iPhone fait par­tie et grâce à qui s’est lar­ge­ment déve­loppé ce mode de lec­ture, dis­posent de plus en plus d’applications per­met­tant de lire un livre, l’avenir des liseuses semble compromis.

Plu­sieurs éléments inter­viennent : d’abord l’aspect tari­faire. Si l’on peut lire indif­fé­rem­ment des conte­nus gra­tuits sur liseuse ou télé­phone, le prix d’un ebook pour le Kindle décolle rapi­de­ment à plu­sieurs dol­lars, même quand Apple vend des clas­siques pour quelques cents. Et cela, sans prendre en compte les librai­ries comme Bor­ders qui vont les pro­po­ser à des tarifs plus élevés.

-Mais où sont donc les mil­liards pro­mis naguère aux Universités ?

http://​bou​les​teix​.blog​.lemonde​.fr/​2​0​0​8​/​1​2​/​1​4​/​r​e​g​i​m​e​-​m​a​i​g​r​e​-​p​o​u​r​-​l​e​s​-​u​n​i​v​e​r​s​i​t​e​s​-​m​a​r​s​e​i​l​l​a​i​s​es/

« Le verbe minis­té­riel est haut, mais la réa­lité est des plus modestes : les uni­ver­si­tés mar­seillaises seront au régime maigre en 2009 : +4,4 % d’augmentation bud­gé­taire contre +6,5 % au niveau natio­nal avec plus de sup­pres­sions d’emplois qu’au niveau national. »

- [Licence glo­bale :] Encore un tout petit effort pour War­ner Music

http://​pai​grain​.debat​pu​blic​.net/​?​p​=​495

« Nume­rama rap­porte que War­ner Music Group pro­pose de mettre en place une forme de licence glo­bale aux Etats-​Unis. Cette fois-​ci, il n’y a pas trom­pe­rie sur la mar­chan­dise, c’est une vraie révo­lu­tion de l’industrie musi­cale. Les réac­tions se doivent donc d’être construc­tives pour per­mettre à la pro­po­si­tion de War­ner d’atteindre le stade où elle pourra être géné­ra­li­sée avec des effets posi­tifs sur l’ensemble de la créa­tion et de la diver­sité culturelle. »

-Song­bird

Fra­ma­blog

« Song­bird est aussi bien un logi­ciel multiplate-​forme de ges­tion de biblio­thèque musi­cale, un lec­teur audio et un navi­ga­teur web basé sur Fire­fox. Pro­met­teur dès son ori­gine, il vient enfin de pas­ser en ver­sion 1.0 et repré­sente désor­mais une réelle et cré­dible alter­na­tive à iTunes d’Apple (qui, aussi cool soit-​il, a for­te­ment ten­dance à ver­rouiller le mar­ché et les tech­no­lo­gies associées). »

Chronologie de l’édition électronique (2)


Voici, comme pro­mis, la deuxième par­tie de ma chro­no­lo­gie sur l’édition élec­tro­nique, qui doit beau­coup à celle de Marie Lebert, même si j’ai fait des ajouts et des retraits.

Les pro­jets éditoriaux

1971 — Guten­berg project

1993 — ABU, la biblio­thèque universelle

1995 — Le Monde diplo­ma­tique est le pre­mier pério­dique imprimé fran­çais à se doter d’un site web.

1995 — Ama​zon​.com, librai­rie en ligne.

1996 — Zazie­web, site sur l’actualité du livre.

1996 — Cyli­bris, pion­nier fran­co­phone de l’édition élec­tro­nique commerciale.

1996 — Inter­net archive, des­tiné à archi­ver le web.

1997 — Gal­lica, biblio­thèque numé­rique de la Biblio­thèque natio­nale de France.

1998 — Les éditions 00h00 sont le pre­mier éditeur au monde à vendre des livres numériques.

2000 — Numi­log, pre­mière librai­rie fran­co­phone à vendre exclu­si­ve­ment des livres numériques

2000 — Le lyber, lancé par les éditions de l’Eclat.

2000 — Lan­ce­ment du Mil­lion book pro­ject, dans le but de numé­ri­ser un mil­lion de livres.

2000 — Ste­phen King tente de publier en ligne un livre cha­pitre après chapitre.

2001 — Wiki­pe­dia, ency­clo­pé­die col­la­bo­ra­tive en ligne.

2001 — Inter­net Way­back Machine, qui per­met de consul­ter des pho­to­gra­phies de pages web dans le passé (Inter­net archive).

2002 — Book​share​.org, biblio­thèque numé­rique payante pour per­sonnes aveugles et malvoyantes.

2003 — PLos, Public Library of Science, des­tiné à la créa­tion de revues scien­ti­fiques en libre accès.

[EDIT] 2003 — Pro­jet Sour­ce­berg. Rapi­de­ment renommé Wiki­source.[/​EDIT]

2003 — MIT Open­Cour­se­Ware, ensemble de cours du Mas­sa­chu­setts Ins­ti­tute of Tech­no­logy en libre accès.

2003 — CSS Zen Gar­den, site démon­trant la puis­sance de la sépa­ra­tion de la forme et du fond grâce à CSS.

2004 — Google Print, pro­jet de biblio­thèque numé­rique mon­diale de Google.

2005 — Open Content Alliance (OCA), pro­jet de biblio­thèque numé­rique mon­diale asso­ciant de nom­breux acteurs (dont Yahoo ! et Inter­net archives).

2006 — Google Book Search rem­place Google Print et per­met le télé­char­ge­ment des oeuvres du domaine public (jusque-​là ni impres­sion ni télé­char­ge­ment n’étaient possibles).

2006 — Live Search Books, pro­jet de biblio­thèque numé­rique mon­diale de Microsoft.

2006 — Open-​Access Text Archive, biblio­thèque numé­rique dédiée aux textes (Inter­net Archive).

2008 — Knol, a unit of know­ledge, ency­clo­pé­die en ligne de Google.

2008 — Aux USA, accord dit de « set­tle­ment » dans l’affaire « The Authors Guild, Inc., et alii vs. Google Inc. »

2008 — En France, lan­ce­ment conjoint du Sony Rea­der par Sony, Hachette et la Fnac. Gal­li­mard annonce se lan­cer dans les ebooks.

2008 — Euro­peana, biblio­thèque numé­rique européenne.

Ques­tions

Est-​ce que ça tient la route ?

Je n’ai pas encore trouvé la date de créa­tion de Safari Books. Je l’ajouterai pro­ba­ble­ment dès que j’aurai l’information. http://​www​.safa​ri​book​son​line​.com

Chronologie de l’édition électronique (1)


Nous conti­nuons à tra­vailler, Pierre et moi, à l’écriture de notre Repères qui sera inti­tulé L’édition élec­tro­nique. Il m’a sem­blé indis­pen­sable d’établir une chro­no­lo­gie rela­ti­ve­ment claire, bien que syn­thé­tique (au regard de la taille contrainte de l’ouvrage, 128 pages), de l’histoire de l’édition élec­tro­nique. J’ai trouvé une aide pré­cieuse dans le tra­vail au long cours de Marie Lebert, dont les dos­siers et les chro­no­lo­gies sont incon­tour­nables : http://​www​.etudes​-fran​caises​.net/​d​o​s​s​i​e​rs/.

Il m’a sem­blé néces­saire de sépa­rer les grandes ini­tia­tives concer­nant les conte­nus des ini­tia­tives concer­nant les tech­no­lo­gies. L’un ne va pas sans l’autre, bien entendu, mais les registres dans les­quels ils s’inscrivent ne sont pas simi­laires. Je com­mence par les tech­no­lo­gies, qui intègrent, me semble-​t-​il, la ques­tion des maté­riels. J’apporterai bien­tôt, ici, une chro­no­lo­gie des pro­jets éditoriaux.

Chro­no­lo­gie des tech­no­lo­gies de l’édition électronique

[EDIT]1965 — MARC, MAchine-​Readable Cata­lo­ging, for­mat de don­nées per­met­tant d’informatiser les cata­logues de biblio­thèques, créé par la Biblio­thèque du Congrès.[/​EDIT]

1968 — ASCII, sys­tème d’encodage de texte de l’American stan­dard code for infor­ma­tion inter­change. Il com­porte au départ 128 caractères.

[EDIT]1974 — Mise au point du pro­cédé Gyri­con par Nicho­las K. She­ri­don. Il s’agit du pre­mier papier élec­tro­nique. cf. http://​the​fu​tu​reof​things​.com/​a​r​t​icl…[/​EDIT]

[EDIT]1986 — SGML, Stan­dard Gene­ra­li­zed Mar­kup Lan­guage (lan­gage nor­ma­lisé de bali­sage géné­ra­lisé) devient une norme ISO (ISO 8879:1986).[/​EDIT]

1987 — TEI, Text enco­ding ini­tia­tive, norme de bali­sage, de nota­tion et d’échange de cor­pus des docu­ments électroniques

1991 — UNICODE, sys­tème d’encodage per­met­tant de trai­ter toutes les langues de la planète.

[EDIT]1991 — World­Wi­de­Web, pre­mier navi­ga­teur web, déve­loppé par Tim Berners-​Lee sur NeXTS­TEP.[/​EDIT]

1993 — HTML 1.0 (en fait, cette ver­sion n’a pas fait l’objet de spécifications).

1993 — Por­table docu­ment for­mat (PDF) 1.0 et Acro­bat rea­der, for­mat et lec­teur de docu­ments mis en page, créés par la société Adobe.

1994 — DAISY, Digi­tal Acces­sible Infor­ma­tion SYs­tem, for­mat pour livres audio des­ti­nés aux per­sonnes souf­frant d’un han­di­cap visuel. Le for­mat est d’abord pro­prié­taire, puis ouvert.

1995 — Apache Web­ser­ver.

1995 — CNET PRISM, Pre­sen­ta­tion of Real­time Inter­ac­tive Ser­vice Mate­rial, pré­cu­seur des CMS. Sera racheté par Vignette en 1996.

1996 — CSS 1.0, Cas­ca­ding Style Sheets, recom­man­da­tion du W3C, for­mat des­tiné à gérer l’apparence des pages web.

1997 — Web Acces­si­bi­lity Ini­tia­tive (WAI), du W3C, dont l’objectif est de pro­po­ser des solu­tions tech­niques pour rendre le web acces­sible à tous, y com­pris aux per­sonnes handicapées.

1998 — XML, Exten­sible Mar­kup Lan­guage. Lan­gage à balises créé par le World Wide Web Consortium.

1999 — RDF, Resource Des­crip­tion Fra­me­work, recom­man­da­tion du W3C pré­fi­gu­rant le web sémantique.

1999 — Dublin Core, for­mat de méta­don­nées com­posé de 15 éléments

1999 — Open eBook, for­mat dédié au livre numérique.

1999 — RSS 0.90 (RDF Site Sum­mary), for­mat créé par Nets­cape pour syn­di­quer des actua­li­tés issues de sources diverses.

2000 — PRISM, Publi­shing Requi­re­ments for Indus­try Stan­dard Meta­data, for­mat de méta­don­nées dédié à l’édition (XML et RDF).

2000 — PRC et Mobi­po­cket, for­mat et société spé­cia­li­sés dans les livres numé­riques pour assis­tant per­son­nel (acquis par Ama­zon en 2005).

2000 — Micro­soft Rea­der for­mat (.lit) et Micro­soft Rea­der, for­mat et logi­ciel de lec­ture de livres élec­tro­niques de Microsoft.

2000 — XHTML 1.0, recom­man­da­tion du W3C.

[EDIT] 2000 — PHP-​Nuke, pre­mier CMS popu­laire.[/​EDIT]

2001 — OAI-​PMH, Open Archives Ini­tia­tive Pro­to­col for Meta­data Har­ves­ting, pro­to­cole d’interopérabilité de l’Open Archives Initiative.

2001 — Cybook, liseuse de livres élec­tro­niques pro­duite par la société Cytale.

2001 — Acro­bat eBook Rea­der, logi­ciel de lec­ture pour livres numé­riques sous droits.

2001 — Palm Rea­der, logi­ciel de lec­ture des­tiné aux assis­tants per­son­nels Palm.

2003 — Media­Wiki, logi­ciel ani­mant Wikipedia.

2006 — Epub, for­mat de livres élec­tro­niques, suc­ces­seur d’Open eBook.

[EDIT] 2006 — OASIS Open Docu­ment For­mat for Office Appli­ca­tions, for­mat ini­tié en 2002, devient une norme ISO (ISO/​IEC 26300:2006). [/​EDIT]

2006 — Sony Rea­der, liseuse de livres élec­tro­niques de Sony.

2007 — AZW et Kindle, for­mat et liseuse de livres élec­tro­niques d’Amazon.

2008 — Cybook Gen3, liseuse de livres élec­tro­niques de Bookeen.

2008 — Rea­dius, liseuse de livres élec­tro­niques enroulable.

Inter­ro­ga­tions

Para­doxa­le­ment, la par­tie la moins claire est celle qui concerne les CMS.

D’abord parce qu’ils sont très nom­breux, que le pay­sage est très éclaté, et que la notion même de CMS ne recouvre pas com­plè­te­ment celle d’édition élec­tro­nique. Cepen­dant, ma convic­tion pro­fonde est que les CMS consti­tuent la char­pente de l’édition élec­tro­nique, par rap­port aux chaînes sta­tiques de type « robi­net XML », si je peux me per­mettre l’expression.

Ensuite, parce que je ne connais pas de véri­table his­toire de ce type d’outil, alors que les for­mats, les pro­to­coles et les liseuses ont pro­duit une impo­sante lit­té­ra­ture. Sur la base des éléments dont je dis­pose, il m’a sem­blé utile de mettre en évidence CNET PRISM, qui est un des pre­miers CMS au monde, si l’on en croit Bob Doyle.

Qu’en pensez-​vous ?