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	<title>Blogo-Numericus &#187; Digital Humanities</title>
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		<title>Figures de la citoyenneté numérique</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Sep 2010 23:06:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mounier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>

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		<description><![CDATA[Modèle économique, modèle économique, modèle économique. En ces temps de crise, la dimension financière et commerciale de la révolution numérique focalise l’attention : les stratégies de Google, Apple, Facebook, les problèmes de revenus des industries de contenu, les luttes sourdes entre opérateurs de télécommunication, on ne parle que de cela. La révolution numérique, c’est pourtant bien autre chose ; elle est d’abord portée par tout un ensemble d’acteurs non marchands, engagés pour un développement des usages citoyens sur les réseaux. J’ai eu la chance de faire récemment de belles rencontres qui en sont des illustrations très diverses mais toujours passionnantes. J’ai d’abord rencontré Pascal, qui est conseiller en insertion à l’Institut Informatique Sud Aveyron : 2isa, à Millau. Cet institut, association à but non lucratif, a pour mission de permettre aux personnes handicapées de bénéficier d’une formation aux métiers de l’informatique et de faciliter à l’issue de leur cursus leur insertion professionnelle. Pascal m’a expliqué que la loi de 2003 qui avait durci les obligations des entreprises (et de l’Etat employeur) en matière de recrutement des personnes handicapées avait beaucoup fait pour le développement de son activité. Son travail consiste à accompagner les personnes dans la construction de leur projet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Modèle économique, modèle économique, modèle économique. En ces temps de crise, la dimension financière et commerciale de la révolution numérique focalise l’attention : les stratégies de Google, Apple, Facebook, les problèmes de revenus des industries de contenu, les luttes sourdes entre opérateurs de télécommunication, on ne parle que de cela. La révolution numérique, c’est pourtant bien autre chose ; elle est d’abord portée par tout un ensemble d’acteurs non marchands, engagés pour un développement des usages citoyens sur les réseaux. J’ai eu la chance de faire récemment de belles rencontres qui en sont des illustrations très diverses mais toujours passionnantes.</p>
<p><a href="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/09/bat_2isa.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-10662" title="2isa" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/09/bat_2isa.jpg" alt="" width="170" height="188" /></a>J’ai d’abord rencontré Pascal, qui est conseiller en insertion à l’<a href="http://www.2isa.eu" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.2isa.eu?referer=');">Institut Informatique Sud Aveyron : 2isa</a>, à Millau. Cet institut, association à but non lucratif, a pour mission de permettre aux personnes handicapées de bénéficier d’une formation aux métiers de l’informatique et de faciliter à l’issue de leur cursus leur insertion professionnelle. Pascal m’a expliqué que la loi de 2003 qui avait durci les obligations des entreprises (et de l’Etat employeur) en matière de recrutement des personnes handicapées avait beaucoup fait pour le développement de son activité. Son travail consiste à accompagner les personnes dans la construction de leur projet professionnel et à mettre en place des partenariats avec des entreprises partout en France (et bientôt en Europe semble-t-il). Il faut savoir qu’un bon nombre des personnes qui sont accueillies à l’Institut viennent d’horizons très divers et ont déjà une expérience professionnelle avant d’entamer leur formation.</p>
<p>Techniciens réseaux, techniciens de gestion de ressources informatiques, développeurs ou même concepteurs développeurs de logiciels, ils présentent souvent un profil plus riche que d’autres du fait de la diversité des expériences qu’ils ont pu vivre au cours de leur vie, ainsi qu’une bonne dose d’engagement et de volonté car celle-ci est de toute façon nécessaire pour rebondir après un « accident de vie », quelle qu’en soit la nature, et faire repartir une vie professionnelle sur des bases complètement nouvelles.  Pascal m’a expliqué pour finir que le recrutement de personnes handicapés n’est pas aussi lourd pour une entreprise qu’on le croit souvent. Il existe d’ailleurs des soutiens financiers s’il est besoin de concevoir un poste de travail adapté. Si certains lecteurs de Blogo Numericus sont intéressés, que ce soit pour une entreprise ou une administration publique, il est possible d’<a href="http://www.2isa.eu/document.php?pagendx=146" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.2isa.eu/document.php?pagendx=146&amp;referer=');">accueillir des stagiaires de fin de cursus</a>, ou de <a href="http://www.2isa.eu/document.php?pagendx=129" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.2isa.eu/document.php?pagendx=129&amp;referer=');">recruter directement</a>.</p>
<p>Plus récemment, j’ai été invité par Théo à participer à un forum qu’il organisait à Lausanne sur la citoyenneté numérique. Théo est un garçon incroyable, animé par une énergie et un enthousiasme assez communicatifs. Il préside la fondation <a href="http://www.ynternet.org" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ynternet.org?referer=');">Ynternet.org</a> qui est engagée dans mille et un projets de développement des usages citoyens des technologies de l’information : il s’agit de construire des centre de formation en Afrique et partout dans le monde, de mettre en place des plateformes de e-learning ou <a href="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/09/IMG_1767_02_bis_web.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-10661" title="Forum eculture" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/09/IMG_1767_02_bis_web-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>des cursus de formation aux usages des nouvelles technologies, ou encore de développer les eportfolio.  J’ai été invité dans sa « maison communautaire » magnifiquement située dans les coteaux qui donnent sur le lac à quelques kilomètres de Lausanne. Maison « communautaire » parce qu’outre son appartement familial, il y a logé les bureaux de la fondation adjoints de plusieurs chambres d’amis recevant en permanence salariés de l’association en télétravail et membres de réseaux partenaires. Bref, une ruche hyper-active où l’on croise ces citoyens du Réseau qui donnent une autre visage à la révolution numérique. J’ai ainsi eu l’occasion de discuter longuement avec <a href="http://toiledidees.blogspot.com/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/toiledidees.blogspot.com/?referer=');">Rémi, de Tours</a>, qui est engagé dans un projet de réalisation d’une plateforme communautaire de formation et de ressources pour des réseaux d’agriculteurs bio en vente directe. J’y ai aussi croisé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Anthere" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur_Anthere?referer=');">Florence Devouard</a>, l’ancienne présidente de la fondation Wikimédia, invitée en tant que keynote speaker du forum, mais avec qui je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de discuter. J’ai en revanche longuement parlé de « cyber-bullying » avec des universitaires de Coimbra au Portugal engagé dans un projet européen sur ce thème.</p>
<p>Au cours du forum, je participais à une table-ronde sur les questions de responsabilité citoyenne des journalistes et des blogueurs. Cela m’a donné l’occasion de rencontrer  Samuel Dixneuf, alias <a href="http://twitter.com/Heraclite" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/Heraclite?referer=');">@Heraclite</a> sur Twitter, rédacteur en chef du <a href="http://yahoo.vernier.bondyblog.fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/yahoo.vernier.bondyblog.fr/?referer=');"><em>Bondyblog</em></a> et journaliste à <em>Médiapart</em>. Longue discussion à la tribune et dans les couloirs sur les notions d’espace public et de blogosphère. Tandis que de mon côté je défendais l’idée du webmestre, du blogueur, du journaliste comme législateur <a href="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/09/Solon2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-10663" title="Solon" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/09/Solon2-196x300.jpg" alt="" width="196" height="300" /></a>d’un petit espace public construit autour du dispositif de communication dont il a la responsabilité — j’ai présenté Solon comme le premier des community managers — Raphaël Rousseau proposait d’adjoindre une dimension pédagogique à ces rôles.  Il y eut un moment assez magique au cours de cette table-ronde, lorsque Théo a demandé impromptu à son community manager, D<a href="http://twitter.com/DushanJancik" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/DushanJancik?referer=');">ushan Jancik</a> en l’occurrence, de définir son métier. Confronté à la difficulté de devoir répondre spontanément sans préparation, Dushan en a donné une très belle représentation il me semble : pour lui, le rôle du community manager est d’abord de travailler pour permettre aux voix faibles, à ceux qui ne s’expriment pas facilement et qui restent en retrait, de participer d’avantage au débat ou à la vie de la communauté.  J’ai beaucoup apprécié cette approche redistributrice de la parole qui me semble en effet essentielle. C’est pour moi tout simplement une approche civilisatrice qui n’entérine pas la loi du plus fort (du plus visible, de la plus grande gueule, du mieux doté) au sein des espaces publics numériques et permet à tous de prendre la parole, même ceux pour qui ce n’est pas facile. Il y a d’ailleurs une parfaite continuité de vue entre cette conception du community manager, celle qui lui donne un rôle de pédagogue ou de formateur et celle qui en fait un législateur solonien (quelqu’un a justement fait remarquer que Solon en établissant les institutions de la démocratie athénienne avait donné la parole à ses concitoyens).</p>
<p>Je finirai en disant que Théo, Raphaël et Samuel sont en train de préparer un ouvrage collectif intitulé <em>Citoyens du Net, pratiques responsables sur Internet au travail, à l’école, en famille.…</em> Je suis assez fier que mon billet « Habiter Genève » y soit publié, ainsi que les deux autres textes lauréats du concours organisé à cette occasion. Je vous incite d’ailleurs à les lire : » <a href="http://www.editorial-interactif.com/concours-netizenship/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.editorial-interactif.com/concours-netizenship/?referer=');">Lettre d’une netizen en 2025</a>″ et « <a href="http://odiga.unblog.fr/2010/08/23/concours-netizenship-soiree-angoissante-dun-citoyen-numerique/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/odiga.unblog.fr/2010/08/23/concours-netizenship-soiree-angoissante-dun-citoyen-numerique/?referer=');"> Soirée angoissante d’un citoyen du numérique </a> ».</p>
<p><object width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdv46o_netizenship_lifestyle?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdv46o_netizenship_lifestyle?additionalInfos=0" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/xdv46o_netizenship_lifestyle" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.dailymotion.com/video/xdv46o_netizenship_lifestyle?referer=');">Netizenship</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/Kaos-movies" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.dailymotion.com/Kaos-movies?referer=');">Kaos-movies</a>. — <a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/lifestyle" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.dailymotion.com/fr/channel/lifestyle?referer=');">Découvrez les dernières tendances en vidéo.</a></i></p>
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		<title>PizzaWeb. Garderons-nous le mot « crowdsourcing » dans notre langue ?</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10527.html</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 08:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Citoyenneté numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[Nouveau mot]]></category>
		<category><![CDATA[Web]]></category>

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		<description><![CDATA[L’arrivée du mot care dans le discours du Parti socialiste français m’a étonné et inquiété par sa forme. La force de légitimation du vocabulaire anglais semble n’avoir plus de limite. Or, les acteurs du numérique ont un vocabulaire fortement anglophone. Parfois, c’est logique, et je ne fais pas partie des gens marqués par un complexe obsidional dans le domaine linguistique. J’aime bien me représenter la langue française comme la table d’un grand banquet, auquel sont conviés les génies des langues de tous les pays du monde, de pizza à Web, de même que restaurant est un mot français qui a dépassé nos frontières linguistiques. Mais, trop souvent, nous utilisons des termes anglais sans choix,  par défaut, par inertie ou, plus précisément, par incapacité à réagir au flot de nouveautés. Il est donc intéressant de se pencher, de temps en temps, sur cette question. J’avais commencé un travail de réflexion terminologique sur les mots tournant autour des blogs (Do you speak blog?). Je crois que nous devrions prendre le temps de nous arrêter un moment de temps en temps, pour nous regarder, nous écouter et nous lire en train de parler, écrire et penser. Il ne s’agit pas de contrer l’influence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">
<div id="attachment_10529" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.flickr.com/photos/surrealmuse/4757004/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.flickr.com/photos/surrealmuse/4757004/?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10529" title="Magnetic Poetry, par Surreal Muse, licence CC" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/06/4757004_69f7ec8fea_o-300x240.jpg" alt="Magnetic Poetry, par Surreal Muse, licence CC" width="300" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Magnetic Poetry, par Surreal Muse, licence CC</p></div>
<p>L’arrivée du mot <em>care</em> dans le discours du Parti socialiste français m’a étonné et inquiété par sa forme. La force de légitimation du vocabulaire anglais semble n’avoir plus de limite. Or, les acteurs du numérique ont un vocabulaire fortement anglophone.  Parfois, c’est logique, et je ne fais pas partie des gens marqués par un complexe obsidional dans le domaine linguistique. J’aime bien me représenter la langue française comme la table d’un grand banquet, auquel sont conviés les génies des langues de tous les pays du monde, de <em>pizza</em> à <em>Web</em>, de même que restaurant est un mot français qui a dépassé nos frontières linguistiques. Mais, trop souvent, nous utilisons des termes anglais sans choix,  par défaut, par  inertie ou, plus précisément, par incapacité à réagir au flot de  nouveautés. Il est donc intéressant de se pencher, de temps en temps,  sur cette question.</p>
<p>J’avais commencé un travail de réflexion terminologique sur les mots tournant autour des blogs (<a href="http://blog.homo-numericus.net/article165.html">Do you speak blog?</a>). Je crois que nous devrions prendre le temps de nous arrêter un moment de temps en temps, pour nous regarder, nous écouter et nous lire en train de parler, écrire et penser. Il ne s’agit pas de contrer l’influence anglo-américaine, mais de travailler en conscience, avec une boîte à outils conceptuelle et technique fine, assumée et précise.</p>
<h1><em>Crowdsourcing</em></h1>
<p>Difficile à prononcer correctement en français, ce mot décrit un phénomène majeur du Web. Puissant et précis, sa sonorité me semble un véritable obstacle à sa transposition en français. La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crowdsourcing" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Crowdsourcing?referer=');">notice Wikipedia française</a> propose « approvisionnement par la foule », « impartition à grande échelle », « externalisation à grande  échelle ». Tout ceci me paraît difficile à mettre en oeuvre.</p>
<p><strong>Proposition : </strong><strong>enrichissement collaboratif.</strong></p>
<h1><em>Community manager</em></h1>
<p>Définit par l’APEC comme celui qui « a pour  mission de fédérer les internautes via les plateformes internet autour  de pôles d’intérêts communs (marque, produits, valeurs…), d’animer et  de faire respecter les règles éthiques de la communauté ». On utilise parfois <a href="comme &quot;animateur de communautés web&quot;,">animateur de communautés web</a>, ou <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestionnaire_de_communaut%C3%A9" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Gestionnaire_de_communaut_C3_A9?referer=');">gestionnaire de communautés</a>. On a proposé « <a href="http://www.pr2peer.net/2008/07/community-manag.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.pr2peer.net/2008/07/community-manag.html?referer=');"> attaché de web </a> », mais je trouve que cela relie trop à la communication. Le mot « communauté web » a beaucoup de sens, et je crois qu’il faudrait parvenir à le conserver. Gestionnaire fait penser à l’administration, animateur associe peut-être trop à l’animateur de colonies de vacances. Mais, à tout prendre, je préfère un animateur à un gestionnaire, et un mot peut avoir plusieurs connotations. Bien souvent, il s’agit d’un modérateur de communauté, mais il joue un rôle bien plus large, car c’est véritablement quelqu’un qui accueille, qui dit aux nouveaux venus : « sentez-vous chez vous », qui encourage la prise de parole et l’expression. C’est quelqu’un qui donne envie de travailler ensemble, qui donne du sens collectif à l’apparent désordre des individualités ; c’est aussi un passeur, c’est-à-dire quelqu’un qui transmet aux plateformes la situation de la « communauté », et qui transmet, dans l’autre sens, les règles et capacités de la plateforme au service de la communauté. De ce point de vue, c’est un intercesseur, un médiateur. C’est quelqu’un qui est « chargé des gens », si on peut se permettre une telle expression. Le médiateur est, au fond, le meilleur terme, mais il est utilisé en France pour désigner les personnes qui font de la médiation sociale, dans les populations défavorisées, et pour recevoir les plaintes et complaintes des lecteurs d’un journal ou des téléspectateurs d’une chaine de télévision…</p>
<p><strong>Proposition : chargé de médiation pour communauté web.</strong></p>
<h1>Digital evangelist</h1>
<p>En France, les « évangélistes numériques » risquent de passer pour les têtes de ponts de sectes. La connotation religieuse est difficile à accepter dans notre conception laïque, et la langue s’en fait le porteur. Pire, ce sont bien souvent des « Chief evangelist » qui sont désignés comme tels avec une mission d’évangélisation des foules à un produit particulier, c’est-à-dire des VRP de luxe. Dans cette dernière expression « chef » a remplacé « digital », ce qui ajoute à la dimension markenting moderne, quel que soit le « produit », quel que soit le secteur. On entend parfois également « Digital activist », qui a perdu la connotation religieuse, mais qui risque d’affoler les médias, toujours enclins à considérer que les hackers, pour ne pas dire les terroristes du 3e millénaire, sont au coin de la rue. Les dits <em>hackers</em> ne sont pourtant pas des pirates, mais c’est ainsi que le mot a été traduit. Un bon exemple d’adoption d’un terme anglais, avec perversion de son sens au moment du passage de la frontière…Pour ceux qui ont inlassablement diffusé et défendu des idées nouvelles qui ont fini par l’emporter, l’université français utilise volontiers le terme de pionniers. Cela élimine la dimension sociale, avec la force de conviction du porteur de la « bonne parole », mais permet de maintenir l’idée d’une conquête nécessaire.</p>
<p><strong>Proposition : </strong><strong>pionniers du numérique.</strong></p>
<h1>Early adopters</h1>
<p>Les « premiers adoptants » sont une traduction mot à mot, assez lourde, mais techniquement exploitable. Je lui préfère primo-adoptants, parce que ça m’amuse d’utiliser la même racine que les primo-arrivants, ces immigrés venant d’arriver dans leur nouveau pays d’adoption, qui sont en général en situation très difficile, ayant à acquérir de nouveaux repères linguistiques, culturels et même économiques. La notion d’<em>early adopters</em> a également une connotation supplémentaire: ce sont des éclaireurs, certains diraient des influenceurs, par leur rôle de défricheurs de nouveaux usages numériques, qui servent ensuite de modèle et d’exemples. Comme nous sommes dans une société de consommation, il y a souvent confusion entre les amateurs de gadgets qui font procession le matin dans un <em>i–</em>magasin le jour de la sortie du dernier <em>i–</em>gadget pour lequel roulent les <em>i–</em>médias.</p>
<p><strong> Propositions : </strong></p>
<p>1) <strong>primo-adoptants</strong> : pour ceux qui explorent les usages possibles du numérique, même sans marque, même obscur, même sans grade.</p>
<p>2) <strong>gadgétophiles (ou victimes des gadgets) </strong>: pour ceux qui ont une oreillette bluetooth même quand ils ne téléphonent pas et ne font pas des travaux manuels (respect) ou pour ceux qui ont un budget d’<em>i–</em>acquisition de <em>i–</em>matériel supérieur à leur budget lecture. <span style="text-decoration: line-through;">Ben quoi, je ne suis pas en train de rédiger le Petit Robert, j’ai bien le droit de manifester un petit peu de subjectivité, non?</span></p>
<h1>Hackers</h1>
<p>Ce ne sont pas des pirates. Les pirates de jeux vidéos <em>crackent</em> des logiciels, ils ne les <em>hackent</em> pas. Les <em>hackers</em> sont des bidouilleurs, souvent géniaux, au moins astucieux. Ce sont les gens qui, au XXIe siècle, s’amusent à comprendre comment ça marche, de la même manière que mon grand-père réparait sa moissonneuse batteuse lui-même dans les années 1950 (véridique). Il y a des <em>hackers</em> sympas, d’autres antipathiques. Les premiers continuent à parler un langage humain articulé. Les autres ont mis en place une stratégie technocratique comme une autre, qui est la constitution d’une frontière linguistique entre eux et le reste du monde. Les <em>hackers</em> seront les résistants de demain. Lors de la deuxième guerre mondiale, pour résister au nazisme, il fallait du courage, des convictions, et savoir utiliser des armes à feu ou les armes à mots. Dans le XXIe siècle, le réseau aura besoin de personnes armées, s’il fallait contrer une avancée totalitaire. Cela dit, il n’est pas nécessaire d’être un <em>hacker</em> pour être respectable… il y a d’ailleurs très peu de vrais <em>hackers</em>. Je n’en connais qu’une poignée. Je crains que leur proposer le mot « bidouilleurs » ne leur plaise guère, alors que, pour moi, c’est très noble, au sens que donne Tristan Nitot à la <a href="http://standblog.org/blog/post/2009/10/01/Bidouillabilit%C3%A9-%3A-une-d%C3%A9finition" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/standblog.org/blog/post/2009/10/01/Bidouillabilit_C3_A9-_3A-une-d_C3_A9finition?referer=');">bidouillabilité</a>. C’est vrai que bidouille fait un peu penser aux Bidochons et à l’andouille, toutes choses très françaises, mais il me semble possible de rendre ses lettres de noblesse à ce terme.</p>
<p><strong>Proposition : bidouilleurs de génie.</strong></p>
<h1><strong>Hackability</strong></h1>
<p><strong>Proposition : bidouillabilité.<br />
</strong></p>
<blockquote><p><a href="http://standblog.org/blog/post/2009/10/01/Bidouillabilit%C3%A9-%3A-une-d%C3%A9finition" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/standblog.org/blog/post/2009/10/01/Bidouillabilit_C3_A9-_3A-une-d_C3_A9finition?referer=');">Définition complète</a> par Tristan Nitot de bidouillabiilité : <strong>Bidouillabilité</strong> <em>nom féminin</em>, traduction du  terme anglais <em>Hackability</em>. Capacité – pour un objet technique  ou un outil – à être détourné de sa vocation initiale en vue d’essayer  de lui trouver de nouveaux usages. Se dit d’un système dont on peut  observer le fonctionnement interne pour le comprendre, en vue de le  modifier. Issu du terme anglais <em>Hacker</em> qui a donné <em>hackability</em>,  qu’il ne faut pas prendre au sens de pirate informatique (abus de  langage récent, surtout dans les médias). La bidouillabilité ne tient  pas compte de la légalité de la démarche : quand on détourne l’usage  d’un système technique de façon créative, c’est démontrer sa  bidouillabilité, que la démarche soit légale ou pas. Voir aussi le <a hreflang="en" href="http://standblog.org/blog/post/2009/10/01/Bidouillabilit%C3%A9-%3A-une-d%C3%A9finition" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/standblog.org/blog/post/2009/10/01/Bidouillabilit_C3_A9-_3A-une-d_C3_A9finition?referer=');">Jargon file</a> : <a hreflang="en" href="http://catb.org/jargon/html/meaning-of-hack.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/catb.org/jargon/html/meaning-of-hack.html?referer=');">The  meaning of Hack</a>, qui définit le <em>hack</em> comme étant « une  démonstration de créativité intelligente ».</p></blockquote>
<h1><em>Freemium</em></h1>
<p>Ce terme désigne un modèle économique associant une offre  gratuite, en libre accès, et une offre « Premium », haut de gamme, en  accès payant (découvrant que Wikipedia ne contenait pas ce mot, j’ai créé la notice, à vous de l’enrichir : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Freemium" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Freemium?referer=');">http://fr.wikipedia.org/wiki/Freemium</a>). Cette contraction entre gratuit et <em>premium</em>, dont la langue anglaise a le secret, pour ne pas dire le génie, aura du mal à être supplantée par Gratuitmium ou « Gratuit pour tous, payant pour la version maxi-luxe », <em>GratospourtousPayantpourlesautres</em>, ou toute autre invention. <em>Free</em> est un mot simple et compris par tous. <em>Freemium </em>a une terminaison latine, par ailleurs, qui devrait le conforter. Bref, en un mot comme en 100, je propose donc de conserver le mot original.</p>
<p><strong>Proposition : <em>Freemium</em>.<br />
</strong></p>
<h1><em>Digital humanities</em></h1>
<p>Stratégiquement, il me paraissait important de rédiger un <a href="http://tcp.hypotheses.org/318" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/tcp.hypotheses.org/318?referer=');">Manifeste des Digital humanities</a> incluant ce terme en anglais (<a href="http://tcp.hypotheses.org/411" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/tcp.hypotheses.org/411?referer=');">version anglaise</a> du Manifeste, pour les curieux), pour construire une communauté s’inscrivant directement dans un mouvement international au sein duquel nous ne serons ni suiveurs ni copieurs, mais dont nous serons membres à part entière. Cela était fait, il paraît évident que nous pourrons prochainement utiliser Humanités numériques. D’ici-là, je crois qu’une réflexion sur le fatras de termes désignant nos disciplines s’imposera : Lettres, Arts, Sciences humaines, Sciences sociales, Sciences humaines et sociales… n’en jetez plus! Humanités pourrait prendre un sens neuf, en recouvrant l’ensemble des disciplines citées, sans exclusive. Cela nous offrirait plus de force, en tant que groupe s’étant donné l’homme pour objet d’étude, que ce soit à travers la façon dont il se meut en société, la façon dont il crée ou dont il use de langages. Ma conviction est que nous pourrions ainsi dépoussiérer les <em>humanités</em> et leur conférer noblesse et globalité, en les redéfinissant. Ce devrait être l’objet d’un futur billet, mais je propose donc comme traduction, pour bientôt, humanités numériques<em>.</em> Le terme a donné son titre à un livre publié aux éditions Lavoisier. Pierre Mounier et moi-même avions signé un chapitre de ce livre. Mais, recevant le contrat envoyé par l’éditeur, nous avons découvert qu’il exigeait une cession exclusive de nos droits sur ce texte, nous interdisant explicitement de le déposer dans une archive ouverte, refusant même de négocier une période de barrière mobile… Nous avons donc refusé la publication de ce chapitre, qui a été transformé par l’éditeur en page blanche. Nous l’avons ensuite publié dans la revue <a href="http://necplus.eu/action/displayIssue?jid=CML&amp;volumeId=2009&amp;issueId=159" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/necplus.eu/action/displayIssue?jid=CML_amp_volumeId=2009_amp_issueId=159&amp;referer=');"><em>Communication &amp; langage</em></a> : « Sciences et société en interaction sur Internet. Éléments pour une  histoire de l’édition électronique en sciences humaines et sociales ». Il est disponible pour <a href="http://journals.cambridge.org/action/displayAbstract?fromPage=online&amp;aid=2424164&amp;fulltextType=RA&amp;fileId=S0336150009001100" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/journals.cambridge.org/action/displayAbstract?fromPage=online_amp_aid=2424164_amp_fulltextType=RA_amp_fileId=S0336150009001100&amp;referer=');">les abonnés chez l’éditeur</a>. Il est également disponible sur HAL : <a href="http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00439828/fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00439828/fr/?referer=');">http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00439828/fr/</a></p>
<p><strong>Proposition : humanités numériques.</strong></p>
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		<title>Socio-informatique des controverses</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10463.html</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 19:52:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[Séminaire Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[DHDM]]></category>

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		<description><![CDATA[L’analyse de grands corpus évolutifs et la socio-informatique des controverses : de Prospero à Marloweb Séminaire « Digital humanities » animé par Marin Dacos et Pierre Mounier Mercredi 24 mars 2010 — École des hautes études en sciences sociales, EHESS — 96 Bd Raspail, 75006 Paris - Salle informatique Francis Chateauraynaud Directeur d’études à l’EHESS — GSPR Josquin Debaz Chercheur au GSPR A partir de travaux développés depuis le milieu des années 1990 à la croisée de la sociologie et de l’informatique, cette séance du séminaire examinera des méthodes et des procédures utilisées pour l’analyse de dossiers complexes saisis comme autant de grands corpus évolutifs, formés de textes numérisés. La première partie de la séance reviendra sur la genèse des outils placés au cœur de la suite logicielle Prospéro-Marlowe-Tirésias tout en les situant dans le champ des outils d’analyse informatisée pour les SHS. La deuxième partie sera consacrée à une démonstration réalisée sur plusieurs corpus de façon à expliciter un certain nombre de concepts et de protocoles. Bien que fortement orientés vers les objets de la sociologie des controverses et des conflits, ces outils peuvent trouver des applications sur des corpus très différents, et à ce titre devraient intéresser la plupart des disciplines des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_10466" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://socioargu.hypotheses.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/socioargu.hypotheses.org/?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10466" title="Socio-informatique et argumentation" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/03/Capture-d’écran-2010-03-21-à-20.52.58-300x231.png" alt="Socio-informatique et argumentation" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Socio-informatique et argumentation</p></div>
<h1>L’analyse de grands corpus évolutifs et la socio-informatique des controverses : de Prospero à Marloweb</h1>
<h2>Séminaire « Digital humanities » animé par Marin Dacos et Pierre Mounier</h2>
<p>Mercredi 24 mars 2010 — École des hautes études en sciences sociales, <a href="http://www.ehess.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ehess.fr?referer=');">EHESS</a> — 96 Bd Raspail, 75006 Paris - Salle informatique</p>
<h2>Francis Chateauraynaud</h2>
<p><strong>Directeur d’études à l’EHESS — <a href="http://gspr.ehess.free.fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/gspr.ehess.free.fr/?referer=');">GSPR</a></strong></p>
<h2>Josquin Debaz</h2>
<p><strong>Chercheur au <a href="http://gspr.ehess.free.fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/gspr.ehess.free.fr/?referer=');">GSPR</a></strong></p>
<p>A partir de travaux développés depuis le milieu des années 1990 à la croisée de la sociologie et de l’informatique, cette séance du séminaire examinera des méthodes et des procédures utilisées pour l’analyse de dossiers complexes saisis comme autant de grands corpus évolutifs, formés de textes numérisés. La première partie de la séance reviendra sur la genèse des outils placés au cœur de la suite logicielle Prospéro-Marlowe-Tirésias tout en les situant dans le champ des outils d’analyse informatisée pour les SHS. La deuxième partie sera consacrée à une démonstration réalisée sur plusieurs corpus de façon à expliciter un certain nombre de concepts et de protocoles. Bien que fortement orientés vers les objets de la sociologie des controverses et des conflits, ces outils peuvent trouver des applications sur des corpus très différents, et à ce titre devraient intéresser la plupart des disciplines des sciences sociales. Enfin, la troisième partie prendra la forme d’un travail d’enquête collaborative sur un dossier choisi par les participants. Les discussions qui ne manqueront pas de surgir permettront d’examiner collectivement les conditions dans lesquelles ce type d’approche peut s’insérer dans le mouvement plus général des « digital humanities » et entrer en interaction avec de multiples formes d’archivages et de traitements numériques.</p>
<p>La socio-informatique des controverses a depuis l’automne 2009 son carnet de recherche sur<a href="http://hypotheses.org" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/hypotheses.org?referer=');">hypotheses.org</a> : <a href="http://socioargu.hypotheses.org/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/socioargu.hypotheses.org/?referer=');">http://socioargu.hypotheses.org/</a></p>
<p>On y trouvera des billets méthodologiques destinés à accompagner des recherches collectives  et à alimenter les discussions, ainsi que de multiples sources et références relatives aux logiciels utilisés et à leurs grandes applications.</p>
<h2>Inscription</h2>
<p>En raison du nombre limité de places, ce séminaire se déroule sur inscription. Pour s’inscrire à cette séance, écrire à marin.dacos@ehess.fr et pierre.mounier@ehess.fr</p>
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		<title>Digital communities and scholarly collaboration</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10417.html</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 23:13:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mounier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai assisté la semaine dernière au séminaire « technique de publication électronique » organisé par le Service éditorial et Publication électronique  de l’IRHT. Pour cette séance, c’est Paul Spence du Center for Computing in the Humanities (CCH) du King’s College qui présentait un exposé sur « communautés numériques et collaboration savante ». Voici un état brut de mes notes : Le CCH correspond à un modèle de « digital humanities » dont la reconnaissance en Angleterre est aussi problématique qu’en France. L’idée la plus importante est qu’il s’agit d’un « département » dans la School of Arts and Humanities. Ce n’est pas un centre technique, mais un vrai département qui donne des cours en licence, master et depuis récemment, un doctorat en digital humanities. Au niveau de la recherche, plus de 40 projets sont en cours, en collaboration avec des partenaires. Leur stratégie consiste à être bien classé dans le système d’évaluation de la recherche britannique (RAE). Le CCH se positionne à l’intersection des disciplines des humanités et des technologies numériques pour le développement de projets spécifiques. Ce département ne se définit donc pas comme une infrastructures numérique, mais travaille avec elles. Leurs projets : des éditions critiques, de sommaires, de facsimile, de la modélisation géospatiale, des projets de visualisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/02/kings_college.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-10418" title="kings_college" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/02/kings_college.jpg" alt="" width="275" height="235" /></a>J’ai assisté la semaine dernière au<a href="http://aedilis.irht.cnrs.fr/publi-elec/intro.htm" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/aedilis.irht.cnrs.fr/publi-elec/intro.htm?referer=');"> séminaire « technique de publication électronique » organisé par le Service éditorial et Publication électronique  de l’IRHT</a>. Pour cette séance, c’est Paul Spence du <a href="http://www.kcl.ac.uk/schools/humanities/depts/cch/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.kcl.ac.uk/schools/humanities/depts/cch/?referer=');">Center for Computing  in the Humanities (CCH) du King’s College</a> qui présentait un exposé sur « communautés numériques et collaboration savante ». Voici un état brut de mes notes :</p>
<p>Le CCH correspond à un modèle de « digital humanities » dont la reconnaissance en Angleterre est aussi problématique qu’en France. L’idée la plus importante est qu’il s’agit d’un « département » dans la School of Arts and Humanities. Ce n’est pas un centre technique, mais un vrai département qui donne des cours en licence, master et depuis récemment, un doctorat en <em>digital humanities</em>. Au niveau de la recherche, plus de 40 projets sont en cours, en collaboration avec des partenaires. Leur stratégie consiste à être bien classé dans le système d’évaluation de la recherche britannique (RAE).</p>
<p>Le CCH se positionne à l’intersection des disciplines des humanités et des technologies numériques pour le développement de projets spécifiques. Ce département ne se définit donc pas comme une infrastructures numérique, mais travaille avec elles.</p>
<p>Leurs projets : des éditions critiques, de sommaires, de facsimile, de la modélisation géospatiale, des projets de visualisation 3D, des catalogues, des modèles relationnels et ontologiques.</p>
<p>Ils travaillent sur le principe que les projets numériques sont chers à mener à bien : cela  implique la standardisation et la réutilisation des données, mais aussi des modèles, des techniques et des outils.</p>
<p>Ils travaillent beaucoup avec TEI, mais ce qui est surtout intéressant, ce sont les initiatives de personnalisation de la TEI pour des usages particuliers et des communautés particulières, comme <a href="http://epidoc.sourceforge.net/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/epidoc.sourceforge.net/?referer=');">Epidoc </a>pour l’épigraphie. Cet exemple est intéressant pour P. Spence car c’est une communauté qui travaille bien ensemble, communique par blogs et wikis, et utilise les standards en se les appropriant.</p>
<p>Ensuite, P. Spence présente le projet : <a href="http://www.finerollshenry3.org.uk/home.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.finerollshenry3.org.uk/home.html?referer=');">Fine Rolls of Henry III</a>. Dans ce projet, l’encodage en TEI n’est pas suffisant. Ils souhaitent en particulier travailler avec des listes d’autorité de personnes et de lieux et déterminer des relations entre les entités. Cela les a conduit a travailler avec du rdf associé à l’encodage TEI. Le projet repose sur une transformation xslt du document TEI pour nourrir une ontologie rdf. On découvre à cette occasion que tout un ensemble de nouvelles visualisations des relations patronymes et toponymes (sur carte par exemple) deviennent possibles et utiles pour les chercheurs.</p>
<p>Il présente ensuite le <a href="http://www.gasconrolls.org/index.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.gasconrolls.org/index.html?referer=');">Gascon Rolls Project</a>. Il s’agit d’un projet de numérisation de manuscrits de la chancellerie anglaise du duché d’Aquitaine (XIV-XV). Tout un travail est en train d’être fait sur le workflow pour les chercheurs : sur la manière d’encoder en TEI et de nourrir parallèlement une ontologie : ils utilisent <a href="http://code.google.com/p/eats/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/code.google.com/p/eats/?referer=');">EATS (Entity Authority Tool Set)</a>, un outil développé par le New Zealand electronic text center. EATS utilise son propre modèle d’entités, mais les données peuvent être exportées vers d’autres modèles.</p>
<p>De manière générale, le CCH doit répondre à une demande de mutualisation de ses outils pour que d’autres équipes puissent les utiliser.</p>
<p>Le projet <a href="http://www.kcl.ac.uk/iss/cerch/projects/portfolio/textvre.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.kcl.ac.uk/iss/cerch/projects/portfolio/textvre.html?referer=');">TEXTvre</a> (basé sur Textgrid) tente de répondre à cet objectif : il s’agit d’un environnement d’encodage plus générique pour tous type de projets</p>
<p>Autre voie possible : « <a href="http://www.ascluster.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ascluster.org/?referer=');">Anglo-saxon cluster</a> » : propose d’intégrer ou de mettre en relation plusieurs (4) projets de numérisation qui ont été réalisés de manière indépendante. L’idée est de mettre en relation les entités dans chacun d’eux et de voir les correspondances possibles. Les questions se posent de mettre en relation les données et/ou les fonctionnalités. C’est en tout cas le point de départ d’un mouvement vers « un point d’entrée unique pour les diverses ressources médiévales numériques ».</p>
<p>En effet, on parle de digital humanities, de standards comme TEI pour échanger des données. Mais dans les humanités, dans la pratique, on ne le fait pas vraiment. Il y a des raisons, de cultures disciplinaires par exemple. Anglo-saxon Project vise à avancer sur ce point. Cela devrait aussi passer par la publication de référentiels, de guidelines, etc. Un dialogue est engagé avec l’initiative de la <a href="http://www.cei.lmu.de/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.cei.lmu.de/?referer=');">Charters Encoding Initiative</a> (une TEI pour l’édition diplomatique).</p>
<p>Conclusion : en ce moment au Royaume-Uni il y a une pression sur les humanités pour être évaluées en terme d’ »impact ». C’est aussi une pression pour qu’il y ait un retour vers le grand public. Même s’il faut résister aux torts que cette injonction pourrait porter à la tradition de rigueur intellectuelle que porte la tradition des humanités, il est possible de faire quelque chose en ce sens.</p>
<p>La discussion porte sur trois aspects :</p>
<ol>
<li>La question se pose du niveau de 	personnalisation pertinent pour la TEI. Jusqu’à présent par exemple, la CEI 	est plutôt dans une impasse, sans doute par volonté de trop grande 	généricité.</li>
<li>L’aspect très intéressant, 	c’est le développement d’ontologies qui, contrairement aux 	index classiques, sont indépendants (mais nourris par) des 	documents. Ces ontologies promettent d’être des outils de 	recherche beaucoup plus puissants et c’est vrai que les projets 	sont encore balbutiants dans le domaine. On en est au point où on 	sait faire des éditions électroniques en TEI. La construction 	d’ontologies sur la base de listes d’autorités est sans doute 	le prochain défi.</li>
<li>Une partie de la discussion porte sur l’appropriation des méthodes et des outils par les chercheurs. De manière étonnante, le CCH ne semble pas travailler sur une base régulière avec <a href="http://www.ucl.ac.uk/infostudies/claire-warwick/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ucl.ac.uk/infostudies/claire-warwick/?referer=');">Claire Warwick</a> du  <a href="http://www.ucl.ac.uk/infostudies/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ucl.ac.uk/infostudies/?referer=');">Department of Information  Studies </a>à l” <a href="http://www.ucl.ac.uk/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ucl.ac.uk/?referer=');">University College London</a> et directrice de   l’<a href="http://www.ucl.ac.uk/dh" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ucl.ac.uk/dh?referer=');">UCL Centre for  Digital Humanities.<br />
</a> Cette question ne semble donc pas au coeur des préoccupations du CCH</li>
</ol>
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		<item>
		<title>Retour sur 40 ans de relations entre sciences humaines et informatique</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10382.html</link>
		<comments>http://blog.homo-numericus.net/article10382.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 06:44:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[Séminaire Digital Humanities]]></category>

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		<description><![CDATA[Pierre vient de publier sur L’édition électronique ouverte le résumé, le support de présentation et les notes prises lors du séminaire que nous animons sur les Digital humanities à l’EHESS. Il y a même l’enregistrement audio. [EDIT] Euh… en fait, j’ai fait une fausse manoeuvre, et il faudra patienter un peu que nous rétablissions le fichier audio avant de pouvoir l’écouter…[/EDIT] Dans le cadre du séminaire Digital Humanities : les transformations numériques du rapport aux savoirs, nous avons reçu le 16 décembre dernier Lou Burnard, qui est directeur de l’Information and support group des Oxford University Computing Services. Figure importante de la communauté TEI, il est co-éditeur des Guidelines for Electronic Text Encoding and Interchange et participe aux travaux du British National Corpus. Il travaille depuis cette année à temps partiel pour le TGE Adonis. Résumé de la communication Les sciences humaines sont en train de vivre un tournant majeur en intégrant de manière de plus en plus étroite l’usage des technologies numériques dans leurs pratiques de recherche. Cette évolution est pourtant en marche depuis plusieurs décennies, avec, dès les années 60, la réalisation de l’index Thomisticus par Roberto Busa. Dans son intervention, Lou Burnard revient sur cette évolution historique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10426" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/02/Capture-d’écran-2010-02-28-à-19.28.091.png"><img class="size-medium wp-image-10426" title="Digital humanities" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/02/Capture-d’écran-2010-02-28-à-19.28.091-300x225.png" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Digital humanities</p></div>
<p>Pierre vient de publier sur <a href="http://leo.hypotheses.org/3994" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/leo.hypotheses.org/3994?referer=');"><em>L’édition électronique ouverte</em></a> le résumé, le support de présentation et les notes prises lors du séminaire que nous animons sur les Digital humanities à l’EHESS. Il y a même l’enregistrement audio. [EDIT] Euh… en fait, j’ai fait une fausse manoeuvre, et il faudra patienter un peu que nous rétablissions le fichier audio avant de pouvoir l’écouter…[/EDIT]</p>
<blockquote><p>Dans le cadre du séminaire Digital Humanities : les transformations numériques du rapport aux savoirs, nous avons reçu le 16 décembre dernier Lou Burnard, qui est directeur de l’Information and support group des Oxford University Computing Services. Figure importante de la communauté TEI, il est co-éditeur des Guidelines for Electronic Text Encoding and Interchange et participe aux travaux du British National Corpus. Il travaille depuis cette année à temps partiel pour le TGE Adonis.</p>
<p><strong>Résumé de la communication</strong></p>
<p>Les sciences humaines sont en train de vivre un tournant majeur en intégrant de manière de plus en plus étroite l’usage des technologies numériques dans leurs pratiques de recherche. Cette évolution est pourtant en marche depuis plusieurs décennies, avec, dès les années 60, la réalisation de l’index Thomisticus par Roberto Busa. Dans son intervention, Lou Burnard revient sur cette évolution historique qu’il propose d’analyser suivant une structuration en trois périodes : Literary &amp; linguistic computing, Humanities computing et enfin Digital humanities. Ces trois moments peuvent être identifiés comme trois pistes et positionnements différents dans la manière d’explorer les relations entre sciences humaines et informatique.</p>
<p>La suite sur <a href="http://leo.hypotheses.org/3994" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/leo.hypotheses.org/3994?referer=');"><em>L’édition électronique ouverte</em></a>.</p></blockquote>
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		<title>Publications en accès libre en sciences humaines et sociales : les exemples de Revues.org et de HAL-SHS</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10376.html</link>
		<comments>http://blog.homo-numericus.net/article10376.html#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 21:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mounier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[Édition électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Archives Ouvertes]]></category>
		<category><![CDATA[Open access]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.homo-numericus.net/?p=10376</guid>
		<description><![CDATA[Je suis invité demain à intervenir dans le colloque sur  « Les sciences humaines et le patrimoine culturel à l’ère digitale » qu’organise l’Institut Historique Allemand à Paris. Voici mon résumé et mon support de présentation Résumé On distingue habituellement deux voies au sein du mouvement pour l’accès ouvert aux résultats de la recherche : la voie « or » (gold open access) qui concerne les publications  — essentiellement les revues à comité de lecture, et la voie « verte » (green open access) qui désigne l’auto-archivage par les chercheurs eux-mêmes des version pré-prints de leurs articles. Deux interrogations sont régulièrement soulevées à ce propos : 1. Le mouvement pour l’accès ouvert trouve son origine et s’est massivement développé au sein de disciplines scientifiques particulière (sciences physiques, mathématiques, biologie et médecine). Est-ce qu’il ne résulte pas d’un mode de communication scientifique propre à ces disciplines qui ne conviendrait pas à d’autres ? L’open access est-il un mode de développement soutenable pour les sciences humaines et sociales qui ont leur culture scientifique propre ? 2. Un certain nombre d’observateurs opposent les voies « or » et  » verte » de l’accès ouvert, les considérant comme deux modèles alternatifs parmi lesquels il faudra choisir. Comment faire son choix, quels sont les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10430" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://librarywall.maastrichtuniversity.nl/wp-content/uploads/2010/01/openaccess.jpg" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/librarywall.maastrichtuniversity.nl/wp-content/uploads/2010/01/openaccess.jpg?referer=');"><img class="size-full wp-image-10430" title="openaccess" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2010/02/openaccess.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Open access logo</p></div>
<p>Je suis invité demain à intervenir dans le colloque sur  <a href="http://www.dhi-paris.fr/index.php?id=50&amp;no_cache=1&amp;L=1&amp;tx_ttnews[backPid]=47&amp;tx_ttnews[tt_news]=327" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.dhi-paris.fr/index.php?id=50_amp_no_cache=1_amp_L=1_amp_tx_ttnews_backPid_=47_amp_tx_ttnews_tt_news_=327&amp;referer=');">« Les sciences humaines et le patrimoine culturel à l’ère digitale » qu’organise l’Institut Historique Allemand à Paris</a>. Voici mon résumé et mon support de présentation</p>
<p><strong>Résumé</strong></p>
<p>On distingue habituellement deux voies au sein du mouvement pour l’accès ouvert aux résultats de la recherche : la voie « or » (gold open access) qui concerne les publications  — essentiellement les revues à comité de lecture, et la voie « verte » (green open access) qui désigne l’auto-archivage par les chercheurs eux-mêmes des version pré-prints de leurs articles. Deux interrogations sont régulièrement soulevées à ce propos :<br />
1. Le mouvement pour l’accès ouvert trouve son origine et s’est massivement développé au sein de disciplines scientifiques particulière (sciences physiques, mathématiques, biologie et médecine). Est-ce qu’il ne résulte pas d’un mode de communication scientifique propre à ces disciplines qui ne conviendrait pas à d’autres ? L’open access est-il un mode de développement soutenable pour les sciences humaines et sociales qui ont leur culture scientifique propre ?<br />
2. Un certain nombre d’observateurs opposent les voies « or » et  » verte » de l’accès ouvert, les considérant comme deux modèles alternatifs parmi lesquels il faudra choisir. Comment faire son choix, quels sont les intérêts et les inconvénients de l’une et de l’autre ?<br />
On montrera à partir d’une analyse de deux exemples français : le portail de revues en ligne de sciences humaines et sociales Revues.org (200 revues en ligne) et l’archive ouverte HAL-SHS (20 000 dépôts en texte intégral) qu’il est possible d’apporter des réponses viables, concrètes et en acte, à ces deux questions : d’un côté les modèles d’accès ouvert « or » et « vert » sont compatibles avec les sciences humaines et sociales, sous condition d’adaptations. De l’autre, les deux voies ne doivent pas être conçues comme concurrentes mais complémentaires, parce qu’elles répondent à des besoins très différents.</p>
<p><strong>Support de présentation</strong></p>
<div id="__ss_3049605" style="width: 425px; text-align: left;"><a style="font: 14px Helvetica,Arial,Sans-serif; display: block; margin: 12px 0 3px 0; text-decoration: underline;" title="Publications en accès libre en sciences humaines et sociales : les exemples de Revues.org et de HAL SHS" href="http://www.slideshare.net/revuesorg/publications-en-accs-libre-en-sciences-humaines-et-sociales-les-exemples-de-revuesorg-et-de-hal-shs-3049605" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.slideshare.net/revuesorg/publications-en-accs-libre-en-sciences-humaines-et-sociales-les-exemples-de-revuesorg-et-de-hal-shs-3049605?referer=');">Publications en accès libre en sciences humaines et sociales : les exemples de Revues.org et de HAL SHS</a><object style="margin: 0px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="355" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=mouniercleohalshs-100201155949-phpapp02&amp;stripped_title=publications-en-accs-libre-en-sciences-humaines-et-sociales-les-exemples-de-revuesorg-et-de-hal-shs-3049605" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed style="margin: 0px;" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="355" src="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=mouniercleohalshs-100201155949-phpapp02&amp;stripped_title=publications-en-accs-libre-en-sciences-humaines-et-sociales-les-exemples-de-revuesorg-et-de-hal-shs-3049605" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<div style="font-size: 11px; font-family: tahoma,arial; height: 26px; padding-top: 2px;">View more <a style="text-decoration: underline;" href="http://www.slideshare.net/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.slideshare.net/?referer=');">presentations</a> from <a style="text-decoration: underline;" href="http://www.slideshare.net/revuesorg" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.slideshare.net/revuesorg?referer=');">UMS CLEO</a>.</div>
</div>
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		<title>Les Digital humanities ont leur bande annonce</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10366.html</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 08:27:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[Open access]]></category>

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		<description><![CDATA[Disclaimer : cette vidéo s’inscrit dans une série de détournements de vidéos, et, en particulier, du film La chute. Elle n’est pas diffusée ici pour assimiler certaines réticences face au numérique à Hitler ou au nazisme. Un peu de second degré et d’humour, que diable! Nous la devons à http://criticalcommons.org/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Disclaimer : </strong> cette vidéo s’inscrit dans une série de détournements de vidéos, et, en particulier, du film <em>La chute</em>. Elle n’est pas diffusée ici pour assimiler certaines réticences face au numérique à Hitler ou au nazisme. Un peu de second degré et d’humour, que diable!</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="504" height="306" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/VREJV--VHSw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/VREJV--VHSw&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Nous la devons à <a href="http://criticalcommons.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/criticalcommons.org/?referer=');">http://criticalcommons.org/</a></p>
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		<title>Lou Burnard : du Literary &amp; linguistic computing aux Digital Humanities : retour sur 40 ans de relations entre sciences humaines et informatique</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 10:18:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Mounier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[Séminaire Digital Humanities]]></category>

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		<description><![CDATA[Marin et moi accueillons mercredi 16 décembre à 14h00  Lou Burnard dans notre séminaire EHESS sur les Digital humanities. Voici une présentation du contenu de cette séance : Les sciences humaines sont en train de vivre un tournant majeur en intégrant de manière de plus en plus étroite l’usage des technologies numériques dans leurs pratiques de recherche. Cette évolution est pourtant en marche depuis plusieurs décennies, avec, dès les années 60, la réalisation de l’index Thomisticus par Roberto Busa. Dans son intervention, Lou Burnard revient sur cette évolution historique qu’il propose d’analyser suivant une structuration en trois périodes : Literary &#38; linguistic computing, Humanities computing et enfin Digital humanities. Ces trois moments peuvent être identifiés comme trois pistes et positionnements différents dans la manière d’explorer les relations entre sciences humaines et informatique. Après l’intervention de Corinne Welger-Barboza qui exposait le mois dernier le mode de fonctionnement des centres de digital humanities aujourd’hui aux Etats-Unis, la communication de Lou Burnard apporte au séminaire sur les Digital humanities une profondeur historique complémentaire permettant de mieux comprendre les enjeux devant lesquels nous nous trouvons actuellement. Lou Burnard est directeur de l’Information and support group des Oxford University Computing Services. Figure importante de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Marin et moi accueillons mercredi 16 décembre à 14h00  Lou Burnard dans notre <a href="http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2009/ue/928/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2009/ue/928/?referer=');">séminaire EHESS sur les Digital humanities</a>. Voici une présentation du contenu de cette séance :</p>
<p>Les sciences humaines sont en train de vivre un tournant majeur en intégrant de manière de plus en plus étroite l’usage des technologies numériques dans leurs pratiques de recherche. Cette évolution est pourtant en marche depuis plusieurs décennies, avec, dès les années 60, la réalisation de l’index Thomisticus par Roberto Busa. Dans son intervention, Lou Burnard revient sur cette évolution historique qu’il propose d’analyser suivant une structuration en trois périodes : Literary &amp; linguistic computing, Humanities computing et enfin Digital humanities. Ces trois moments peuvent être identifiés comme trois pistes et positionnements différents dans la manière d’explorer les relations entre sciences humaines et informatique.</p>
<p>Après l’intervention de Corinne Welger-Barboza qui exposait le mois dernier le mode de fonctionnement des centres de digital humanities aujourd’hui aux Etats-Unis, la communication de Lou Burnard apporte au séminaire sur les Digital humanities une profondeur historique complémentaire permettant de mieux comprendre les enjeux devant lesquels nous nous trouvons actuellement.</p>
<p><a href="http://users.ox.ac.uk/~lou/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/users.ox.ac.uk/_lou/?referer=');">Lou Burnard</a> est directeur de l’Information and support group des Oxford University Computing Services. Figure importante de la communauté TEI, il est co-éditeur des <a href="http://www.tei-c.org/release/doc/tei-p4-doc/html/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.tei-c.org/release/doc/tei-p4-doc/html/?referer=');"><em>Guidelines for Electronic Text Encoding and Interchange</em> </a>et participe aux travaux du <a href="http://www.natcorp.ox.ac.uk/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.natcorp.ox.ac.uk/?referer=');">British National Corpus</a>. Il travaille depuis cette année à temps partiel pour le TGE Adonis.</p>
<p>Le séminaire est ouvert à tous, mais sur inscription uniquement,  auprès de <a href="mailto:pierre.mounier@ehess.fr">Pierre Mounier</a> ou <a href="mailto:marin.dacos@revues.org">Marin Dacos</a></p>
<p>On peut aussi s’abonner à la <a onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/sympa.ehess.fr/sympa/subscribe/digital-humanities?referer=');pageTracker._trackPageview('/outgoing/sympa.ehess.fr/sympa/subscribe/digital-humanities?referer=');" href="https://sympa.ehess.fr/sympa/subscribe/digital-humanities">liste de discussion du séminaire</a></p>
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		<title>Vers un THATCamp à Paris en mai 2010</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10280.html</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 14:27:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>
		<category><![CDATA[Séminaire Digital Humanities]]></category>

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		<description><![CDATA[Introduction du séminaire « Digital humanities. Les transformations numériques du rapport aux savoirs. » Programme du séminaire : http://blog.homo-numericus.net/article10258.html Animateurs du séminaire : Pierre Mounier et Marin Dacos. Hashtag Twitter : #DHDM * * * Ce séminaire part de l’idée qu’émerge une discipline, appelée les Digital humanities, que l’on pourrait traduire en français sous l’appellation « Sciences humaines et sociales numériques ». Certains l’ont appelé Humanités numériques. D’autres ne l’appellent pas… C’est précisément de ce problème que nous souhaitons parler. Avec l’arrivée de l’informatique dans les années 1970, de la micro-informatique dans les années 1980, du web dans les années 1990 et du Web 2.0 dans les années 2000, la science a été influencée fortement par des dispositifs technologiques forts. Elle a d’ailleurs régulièrement contribué à leur invention. Le web vient de Tim Berners Lee, à l’époque au CERN. Les licences libres, qui structurent fortement le réseau et le web, ont une origine universitaire également : la licence GPL a été créée par Richard Stallmann, chercheur au laboratoire d’intelligence artificielle du MIT aux États-Unis (1983). En parallèle, les besoins en instrumentation de corpus n’ont cessé de croître. L’arrivée de la démographie historique, par exemple, est un exemple classique de besoins de calculs dépassant les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Introduction du séminaire « Digital humanities. Les transformations numériques du rapport aux savoirs. »</p>
<p><em>Programme du séminaire :</em> <a href="http://blog.homo-numericus.net/article10258.html">http://blog.homo-numericus.net/article10258.html</a></p>
<p><em>Animateurs du séminaire : </em>Pierre Mounier et Marin Dacos.</p>
<p><em>Hashtag Twitter :</em> <a href="http://twitter.com/search?q=%23DHDM" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/twitter.com/search?q=_23DHDM&amp;referer=');">#DHDM</a></p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p>Ce séminaire part de l’idée qu’émerge une discipline, appelée les <em>Digital humanities</em>, que l’on pourrait traduire en français sous l’appellation « Sciences humaines et sociales numériques ». Certains l’ont appelé Humanités numériques. D’autres ne l’appellent pas…</p>
<p>C’est précisément de ce problème que nous souhaitons parler. Avec l’arrivée de l’informatique dans les années 1970, de la micro-informatique dans les années 1980, du web dans les années 1990 et du Web 2.0 dans les années 2000, la science a été influencée fortement par des dispositifs technologiques forts. Elle a d’ailleurs régulièrement contribué à leur invention. Le web vient de Tim Berners Lee, à l’époque au CERN. Les licences libres, qui structurent fortement le réseau et le web, ont une origine universitaire également : la licence GPL a été créée par Richard Stallmann, chercheur au laboratoire d’intelligence artificielle du MIT aux États-Unis (1983).</p>
<p>En parallèle, les besoins en instrumentation de <em>corpus</em> n’ont cessé de croître. L’arrivée de la démographie historique, par exemple, est un exemple classique de besoins de calculs dépassant les capacités de manipulation manuelle. Depuis, l’explosion documentaire introduite par la numérisation du monde a augmenté considérablement les besoins d’instrumentation numérique. Cela passe, en fait, de l’identification à l’analyse, en passant par l’encodage et l’archivage. Mais il ne me semble pas avéré que les différentes vagues d’informatisation des méthodes de la recherche en sciences humaines, depuis les années 1970, aient débouché sur une approche cumulative, dans laquelles les premières initiatives auraient légué un héritage structuré, sur les épaules duquel les initiatives suivantes auraient pu s’appuyer.</p>
<p>On débattra, sans doute, de savoir si chaque discipline déjà établie doit se doter d’une science auxiliaire, par exemple, pour l’archéologie, une archéologie numérique, ou si les <em>Digital humanities</em> sont un objet à part entière, avec un corpus de méthodes, de concepts et d’outils cohérent, qui est totalement transversal. Je m’attarderai peu, à titre personnel, sur cette question, parce que je pense que c’est un problème institutionnel plus qu’un problème scientifique. En effet, <strong>auxiliariser</strong> complètement le numérique à l’intérieur de problématiques très spécialisées, risque de mener à des impasses et à une multitude de réinventions de la roue. Les tentatives d’approche cumulative en seraient altérées. Et, à l’inverse, <strong>détacher</strong> arbitrairement les digital humanities du substrat constitué par chaque paradigme disciplinaire resterait à la surface des choses, transformant les <em>digital humanities</em> en ingéniérie hors-sol…</p>
<p>En revanche, ce qui m’intéresse plus, c’est de travailler sur ces deux axes : les <em>digital humanities</em> comme science auxiliaire et les <em>digital humanities</em> comme disciplines, pour permettre une véritable professionnalisation. Je m’interroge, toujours, sur les connaissances en statistiques des études médicales portant sur la probabilité d’avoir un cancer lorsqu’on a eu un demi-frère qui a pris son bain tous les lundi avant d’aller à l’école, par rapport à ceux qui ont eu une demi-soeur qui prenait son bain le dimanche soir… La maîtrise des statistiques est une subdivision des <em>Digital humanities</em>. Ici, comme ailleurs, les erreurs sont au coin de la rue. L’instrument fait facilement illusion. Je jette mes données dans la machine, et la machine me rend un gloubiboulga scientifique, parce qu’elle ne comprend que des 0 et des 1, donc elle ne peut pas se tromper…</p>
<p>Bref, la mise en oeuvre d’instruments impose des compétences précises, comme l’introduction des sondages, des analyses factorielles et de tout autre dispositif à vocation heuristique l’ont imposé en leur temps. Il faut, pour cela, oser entrer dans le détail, et maîtriser en profondeur les limites des outils exploités. Je soupçonne que de nombreux thésards sont en train de comparer des requêtes sur Google entre « Nicolas Sarkozy » et « Jacques Chirac » pour mesurer leur popularité respective sur le réseau. Or, le nombre de biais d’une telle mesure, grossière, est proprement colossal… et je ne sais pas combien de jurys sont capables d’en décortiquer en détail les lignes de faiblesse…</p>
<p>Ces enjeux, mis en place, montrent bien que s’impose la constitution d’un état de l’art des <em>digital humanities</em>. Que des compétences spécifiques, pointues, et transversales, puissent émerger, se développer et, ensuite, être identifiées. Un état de l’art ne s’imposera pas depuis un individu ou un groupe isolés. Il s’imposera sur la base du consensus, après débats, confrontations, et discussions. Pour cela, il nous faut construire une communauté, la doter d’outils et de moments d’échanges, de dispositifs de publication et d’évaluation.</p>
<p>Or, il se trouve que la communauté des <em>Digital humanities</em> émerge de plus en plus nettement, en particulier en Angleterre et aux USA. Nous, français et européens du continent, sommes invités par les américains à nous positionner, à participer au développement de la discipline. Comment y contribuer?</p>
<p>Il y a plusieurs méthodes. Celle du Congrès et de la Constitution d’une société savante internationale, très classique, me semble inadaptée à la situation. D’abord, parce que la communauté est trop éparpillée, trop fragile, et n’a pas encore identifié ses membres potentiels. Ensuite, parce que l’objet concerné est, par conjoncture, immature et, par nature, dispersé. Structurer vite et fort pourrait avoir pour effet de geler l’état de l’art sur des bases aléatoires, et créer artificiellement de l’obscolescence. Or, nous n’avons pas besoin d’institutionnalisation, mais plutôt d’invention et de co-invention.</p>
<p><strong><img title="THATCamp" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2009/11/THATCamp-300x215.png" alt="THATCamp" width="300" height="215" /></strong></p>
<p>Je vous propose donc plutôt une non-conférence. Une non-conférence « générée par l’utilisateur ». D’après Wikipedia, une non-conférence est une « <em> conference where the content of the sessions is created and managed by the participants, generally day-by-day during the course of the event, rather than by one or more organizers in advance of the event.” An unconference is not a spectator event. Participants in an unconference are expected to present their work, share their knowledge, and actively collaborate with fellow participants rather than simply attend »</em> .</p>
<p>Il s’agit simplement d’un événement sur le modèle des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp?referer=');">barcamps</a>. En France, le <a href="http://cleo.cnrs.fr" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/cleo.cnrs.fr?referer=');">Cléo</a> a déjà participé à l’organisation du <a href="http://lafeuille.homo-numericus.net/2009/09/26092009-bookcamp-2-les-inscriptions-sont-ouvertes.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/lafeuille.homo-numericus.net/2009/09/26092009-bookcamp-2-les-inscriptions-sont-ouvertes.html?referer=');">BookCamp</a>, non-conférence sur le livre numérique organisée par Hubert Guillaud. Nous souhaitons à présent développer un <a href="http://www.tge-adonis.fr/?THATCamp-unconference-de-SH" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.tge-adonis.fr/?THATCamp-unconference-de-SH&amp;referer=');">THATCamp</a>. The Humanities and Technology Camp a été inventé pour porter le modèle du Camp, de la non-conférence, dans le domaine des <em>Digital humanities</em>. Le directeur du <a href="http://chnm.gmu.edu/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/chnm.gmu.edu/?referer=');">CHNM</a>, <a href="http://www.dancohen.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.dancohen.org/?referer=');">Dan Cohen</a>, m’a autorisé à utiliser ce nom en France. Le nom définitif pourrait être « <strong> THATCamp Paris </strong> » (ou un autre nom, si vous proposez mieux).</p>
<p>Il aura lieu le 18 et 19 mai à Paris, Bd Raspail, à Paris.</p>
<p>Le séminaire a pour objectif de préparer cet événement, de réfléchir à ses modalités, d’identifier les lignes de force et de fracture des <em>digital humanities</em>, d’identifier les acteurs qui devront être associés à cette non-conférence.</p>
<p>L’événement doit être ouvert, très ouvert, communautaire. La modalité d’inscription et de création des ateliers sera le wiki.</p>
<p>La conférence sera, pour l’essentiel, en anglais. Nous chercherons à disposer de passerelles pour les intervenants n’osant pas parler en anglais, pour traduire en simultané leurs propos. Nous allons formuler des demandes de soutien auprès de plusieurs établissements, français et européens. Idéalement, la non-conférence pourrait déboucher sur un manifeste de <em>digital humanities</em> s’étant réunies à Paris, évoquant les enjeux, et permettant de commencer à proposer un discours collectif et de se doter d’un programme.</p>
<p>N’hésitez pas à nous contacter, si vous souhaitez participer à l’organisation ou à des ateliers qui auront lieu au cours du ThatCamp : contact@revues.org</p>
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		<title>Jongler</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article10265.html</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Nov 2009 09:44:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marin Dacos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogo-numericus]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Humanities]]></category>

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		<description><![CDATA[Les évolutions numériques de la science sont marquées par la vitesse. La mutation des usages et des enjeux s’opère à une vitesse inédite, bousculant en profondeur les représentations et déstabilisant l’organisation institutionnelle, construite pour stabiliser l’académie en tant que productrice de savoir, d’autorité et d’enseignements. Parallèlement, la science continue à progresser très vite et il est difficile pour les chercheurs de lire tout ce qui paraît dans leur domaine de spécialité. On comprend que les promoteurs des Digital humanities, dont je fais partie, soient quelquefois déstabilisés de constater des écarts vertigineux entre les prises de conscience par les acteurs (chercheurs, éditeurs, universités) selon les endroits et les moments. De 1999 à 2009, dix ans de rencontres permanentes n’ont cessé de me donner le sentiment que la puissance des évolutions était imprévisible. Dès lors, préparer une conférence sur les enjeux de l’édition électronique reste une mission impossible, si l’on n’a pas eu la chance de rencontrer la communauté scientifique qui invite. Au congrès Elpub, rencontre internationale annuelle sur l’édition électronique, on ne discute plus, depuis longtemps, de la pertinence du libre accès (OA). On s’interroge sur le façon de le structurer, de le rendre possible, de l’améliorer, etc. On discute de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><!-- BODY { FONT-FAMILY:Tahoma; FONT-SIZE:10pt } P { FONT-FAMILY:Tahoma; FONT-SIZE:10pt } DIV { FONT-FAMILY:Tahoma; FONT-SIZE:10pt } TD { FONT-FAMILY:Tahoma; FONT-SIZE:10pt } --><a href="http://www.flickr.com/photos/mario_groleau/3518757118/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.flickr.com/photos/mario_groleau/3518757118/?referer=');"><img class="size-medium wp-image-10269 aligncenter" title="mario_groleau - 3518757118" src="http://blog.homo-numericus.net/wp-content/uploads/2009/11/mario_groleau-3518757118-300x300.jpg" alt="mario_groleau - 3518757118" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Les évolutions numériques de la science sont marquées par la vitesse. La mutation des usages et des enjeux s’opère à une vitesse inédite, bousculant en profondeur les représentations et déstabilisant l’organisation institutionnelle, construite pour stabiliser l’académie en tant que productrice de savoir, d’autorité et d’enseignements. </br></br>Parallèlement, la science continue à progresser très vite et il est difficile pour les chercheurs de lire tout ce qui paraît dans leur domaine de spécialité. On comprend que les promoteurs des <em>Digital humanities</em>, dont je fais partie, soient quelquefois déstabilisés de constater des écarts vertigineux entre les prises de conscience par les acteurs (chercheurs, éditeurs, universités) selon les endroits et les moments. De 1999 à 2009, dix ans de rencontres permanentes n’ont cessé de me donner le sentiment que la puissance des évolutions était imprévisible. Dès lors, préparer une conférence sur les enjeux de l’édition électronique reste une mission impossible, si l’on n’a pas eu la chance de rencontrer la communauté scientifique qui invite.</p>
<p></br></p>
<div>Au congrès <a href="http://leo.hypotheses.org/164" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/leo.hypotheses.org/164?referer=');">Elpub</a>, rencontre internationale annuelle sur l’édition électronique, on ne discute plus, depuis longtemps, de la pertinence du libre accès (OA). On s’interroge sur le façon de le structurer, de le rendre possible, de l’améliorer, etc. On discute de fédération d’outils, de modèles économiques innovants, de stratégies en tous genres pour faire mieux.</div>
<div></br></div>
<div></div>
<div>Au Conseil scientifique puis au Conseil d’administration de l’université de Provence, on m’invite pour <a href="http://leo.hypotheses.org/3423" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/leo.hypotheses.org/3423?referer=');">présenter la question de l’Open Access</a>, afin que je défende l’idée d’une signature de la <a href="http://oa.mpg.de/openaccess-berlin/berlindeclaration.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/oa.mpg.de/openaccess-berlin/berlindeclaration.html?referer=');">Déclaration de Berlin</a>. Nombreux ont déjà participé à des débats sur le sujet, mais il est complexe et toujours marginal par rapport aux préoccupations disciplinaires. Il faut donc des <em>digital activists</em>, qui viennent présenter le dossier, en réaliser une synthèse, pousser les arguments, résumer le débat, annoncer les discussions à venir sur le « mandat OA ». Je fais une synthèse : 300 établissements ont signé la Déclaration de Berlin, depuis 2003. La France n’est pas bien représentée, car les signataires ne sont que 17…</div>
<p></br></p>
<div>L’Université de Provence va-t-elle relancer le mouvement de signatures françaises de la Déclaration de Berlin?</div>
<h2>Signataires français de la Déclaration de Berlin</h2>
<table style="height: 242px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="404">
<tbody>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Université Blaise   Pascal</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Institut National   Polytechnique de Grenoble</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Université de   Haute-Alsace</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Université Paris-Sud   11</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Université   Montpellier 2</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">European Research Consortium for Informatics and   Mathematics</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Centre de coopération   internationale en recherche agronomique pour le développement</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Centre national du   machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Université Lumière   Lyon 2</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Institut de   Recherche pour le Développement</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Ecole Pratique des   Hautes Etudes</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Institut National de   la Recherche   en Informatique et Automatique</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Institut National de   la Recherche Agronomique</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">Institut Pasteur</td>
</tr>
<tr>
<td width="435" valign="bottom">European Geosciences   Union</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div></div>
<div></div>
<div></br>Pour obtenir un vote quasi-unanime, il faut encore distinguer le <a href="http://www.revues.org/?page=catalogue&amp;pubtype=revue&amp;tri=6402" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.revues.org/?page=catalogue_amp_pubtype=revue_amp_tri=6402&amp;referer=');">libre accès</a> et les <a href="http://hal.archives-ouvertes.fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/hal.archives-ouvertes.fr/?referer=');">archives ouvertes</a>, le premier étant plus facile à comprendre pour certains que le second, effrayés par l’objet nouveau et son apparente absence de régulation. Et c’est dommage. Evoquer les établissements qui ont adopté le mandat, l’obligation de dépôt pour toutes leurs productions, l’<a href="http://www.earlham.edu/~peters/fos/2008/06/details-on-stanford-oa-mandate.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.earlham.edu/_peters/fos/2008/06/details-on-stanford-oa-mandate.html?referer=');">Université de Stanford</a>, le <a href="http://www.earlham.edu/~peters/fos/2009/03/mit-adopts-university-wide-oa-mandate.html" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.earlham.edu/_peters/fos/2009/03/mit-adopts-university-wide-oa-mandate.html?referer=');">MIT</a>, le <a href="http://publicaccess.nih.gov/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/publicaccess.nih.gov/?referer=');">National institutes of health</a>, apaise les inquiets et permet le vote d’une décision forte en faveur de la Déclaration de Berlin, avec le soutien sans ambiguïté du <a href="http://www.univ-provence.fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.univ-provence.fr/?referer=');">Président </a>(Jean-Paul Caverni) et du Vice-Président (Denis Bertin).</div>
<div></div>
<div></div>
<div></br></br>Au <a href="http://www.sciforum.hu/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.sciforum.hu/?referer=');">World science forum</a> (WSF), à Budapest, le débat s’ouvre à peine. Cela semble paradoxal pour la ville qui a accueilli dès 2001 le <a href="http://www.soros.org/openaccess" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.soros.org/openaccess?referer=');">Budapest Open Access Initiative</a> (BOAI), mais c’est manifeste. L’activiste digital qui vient expliquer les vertus du libre accès doit faire assaut de pédagogie, ne doit pas introduire la notion de cyberinfrastructure ni engager le débat en direction des difficultés liées à la main-mise de <a href="http://www.crossref.org/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.crossref.org/?referer=');">Crossref </a>sur le « marché » des identifiants uniques <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Digital_Object_Identifier" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Digital_Object_Identifier?referer=');">DOI </a>et du Crosslinking (liens croisés). Il faut redire, avec simplicité, l’efficacité scientifique, éditoriale et politique de l’open acces. Préciser clairement que l’open access ne doit pas être confondu avec la gratuité… car il faut bien que quelqu’un paie, quelque part. L’orateur qui me suit présente les difficultés des jeunes chercheurs africains à faire émerger des pôles de recherche forts en Afrique. Ce message, sans doute préparé par des décennies de prise de conscience politique, est audible et trouve un fort écho. Mais peu de gens, dans l’assemblée, semblent en mesure de relier la question de l’open access à la question des relations Nord/Sud.</div>
<div>Pas facile, de jongler entre les publics, dont la conscience des enjeux est si inégale.</div>
<div></div>
<div></div>
<div></br>En expliquant les fondements de la réflexion sur le libre accès, débattus depuis 10 ans, on risque d’endormir le public avec un propos trop général, trop philosophique et politique, qui a été ressassé. Mais, en précisant l’argumentaire, en l’actualisant et le contextualisant, c’est-à-dire en entrant plus en détails dans les enjeux de gouvernance de l’écosystème numérique universitaire (Science commons, DOI, OAIster, OAI-PMH, …), on risque de donner une teinte excessivement technologique au propos, et, ce faisant, de le disqualifier, en le rendant inaudible.</div>
<div></div>
<div></div>
<div>La suite à <a href="http://www.bibalex.org" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.bibalex.org?referer=');">Alexandrie</a> en avril 2010.</div>
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