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« The book is a conversation ». Really ?

'Sitting on history'Ori­gi­nal ver­sion in french. Trans­la­tion with help from Google trans­late. Opi­nions are mine. Errors are Google’s. ;-)

The 1st and 2nd of July ‚ the Jisc and the consor­tium OAPEN jointly orga­ni­zed a confe­rence at the Bri­tish Library in Lon­don to invite a large com­mu­nity to work toge­ther on the future of open access books in the huma­ni­ties and social sciences.

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Le livre est une conversation”. Vraiment ?

BritishLibraryInterior02Les 1er et 2 juillet der­niers, le Jisc et le consor­tium Oapen ont orga­nisé ensemble une confé­rence à la Bri­tish Library de Londres pour convier une large com­mu­nauté d’acteurs de la publi­ca­tion en sciences humaines et sociales à réflé­chir ensemble à l’avenir de la dif­fu­sion du livre en libre accès.

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Publications en accès libre en sciences humaines et sociales : les exemples de Revues​.org et de HAL-​SHS

Open access logo

Je suis invité demain à inter­ve­nir dans le col­loque sur « Les sciences humaines et le patri­moine cultu­rel à l’ère digi­tale » qu’organise l’Institut His­to­rique Alle­mand à Paris. Voici mon résumé et mon sup­port de présentation

Résumé

On dis­tingue habi­tuel­le­ment deux voies au sein du mou­ve­ment pour l’accès ouvert aux résul­tats de la recherche : la voie « or » (gold open access) qui concerne les publi­ca­tions — essen­tiel­le­ment les revues à comité de lec­ture, et la voie « verte » (green open access) qui désigne l’auto-archivage par les cher­cheurs eux-​mêmes des ver­sion pré-​prints de leurs articles. Deux inter­ro­ga­tions sont régu­liè­re­ment sou­le­vées à ce pro­pos :
1. Le mou­ve­ment pour l’accès ouvert trouve son ori­gine et s’est mas­si­ve­ment déve­loppé au sein de dis­ci­plines scien­ti­fiques par­ti­cu­lière (sciences phy­siques, mathé­ma­tiques, bio­lo­gie et méde­cine). Est-​ce qu’il ne résulte pas d’un mode de com­mu­ni­ca­tion scien­ti­fique propre à ces dis­ci­plines qui ne convien­drait pas à d’autres ? L’open access est-​il un mode de déve­lop­pe­ment sou­te­nable pour les sciences humaines et sociales qui ont leur culture scien­ti­fique propre ?
2. Un cer­tain nombre d’observateurs opposent les voies « or » et » verte » de l’accès ouvert, les consi­dé­rant comme deux modèles alter­na­tifs parmi les­quels il fau­dra choi­sir. Com­ment faire son choix, quels sont les inté­rêts et les incon­vé­nients de l’une et de l’autre ?
On mon­trera à par­tir d’une ana­lyse de deux exemples fran­çais : le por­tail de revues en ligne de sciences humaines et sociales Revues​.org (200 revues en ligne) et l’archive ouverte HAL-​SHS (20 000 dépôts en texte inté­gral) qu’il est pos­sible d’apporter des réponses viables, concrètes et en acte, à ces deux ques­tions : d’un côté les modèles d’accès ouvert « or » et « vert » sont com­pa­tibles avec les sciences humaines et sociales, sous condi­tion d’adaptations. De l’autre, les deux voies ne doivent pas être conçues comme concur­rentes mais com­plé­men­taires, parce qu’elles répondent à des besoins très différents.

Sup­port de présentation

Les Digital humanities ont leur bande annonce

Dis­clai­mer : cette vidéo s’inscrit dans une série de détour­ne­ments de vidéos, et, en par­ti­cu­lier, du film La chute. Elle n’est pas dif­fu­sée ici pour assi­mi­ler cer­taines réti­cences face au numé­rique à Hit­ler ou au nazisme. Un peu de second degré et d’humour, que diable!

Nous la devons à http://​cri​ti​cal​com​mons​.org/

Le paradigme de l’accès

Open access, by AJC1, licence CC

Open access, by AJC1, licence CC

Depuis la Buda­pest Open Access Ini­tia­tive (BOAI), le mou­ve­ment en faveur du libre accès à la lit­té­ra­ture scien­ti­fique en ligne se struc­ture et pro­gresse fortement.

Ini­tiée en 2003, la Décla­ra­tion de Ber­lin pour le libre accès a été signée par 300 établis­se­ments dans le monde, mais par moins de 20 orga­nismes fran­çais. La dif­fu­sion la plus large pos­sible des résul­tats de la science est pour­tant dans les mis­sions et dans l’esprit des uni­ver­si­tés, depuis leur fon­da­tion. Il s’agit là d’un enjeu de société, tou­chant à la fois à des ques­tions de culture et de citoyen­neté, mais égale­ment à des ques­tions stric­te­ment heu­ris­tiques et, enfin, à des ques­tions d’impact.

Inter­net consti­tue une révo­lu­tion de l’accès. L’ancien para­digme de la rareté, lié à la contrainte ana­lo­gique, est aujourd’hui rem­placé par un para­digme de l’accès. La révo­lu­tion de l’accès, consti­tu­tive d’Internet, ne sera par­ache­vée que lorsque les bar­rières à l’accès aux textes auront pu être levées les unes après les autres, pour tous, riches et pauvres, du Nord et du Sud.

Cela ne peut se faire dans la pré­ci­pi­ta­tion, sans méthode et sans inven­ter un nou­veau modèle. Ce modèle s’appuie sur les deux voies, la voie dorée (édition élec­tro­nique ouverte) et la voie verte (archives ouvertes). Dans tous les cas, il ne s’agira pas de gra­tuité, mais de libre accès. La nuance est d’importance, car la gra­tuité n’existe pas : il est néces­saire d’inventer des modèles amont de finan­ce­ment de l’édition scien­ti­fique, au lieu de main­te­nir de coû­teuses et sté­riles bar­rières aval.

La science y gagnera en créa­ti­vité. Le savoir en puis­sance. La culture en diver­sité. La démo­cra­tie en éclai­rages. Alors que le NIH, le MIT et l’université de Stan­ford ont mis en place des obli­ga­tions (« man­dats ») de libre accès pour l’ensemble des recherches qu’ils financent, il est plus que temps de se pro­non­cer en faveur du libre accès à la lit­té­ra­ture scien­ti­fique, et de cher­cher à la mettre en oeuvre pro­gres­si­ve­ment, par­tout et chaque fois que cela sera possible.

Extrait d’une note de syn­thèse sur le libre accès, accom­pa­gnant une inter­ven­tion au Conseil scien­ti­fique de l’Université de Pro­vence en novembre 2009.