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	<title>Blogo Numericus</title>
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	<description>Le blog d'Homo Numericus</description>
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		<title>Le fil RSS de Blogo Numericus change d'adresse : Mettez &#224; jour vos agr&#233;gateurs et liens de syndication. Voici la nouvelle adresse du flux : http://blog.homo-numericus.net/feed</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article203.html</link>
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		<dc:date>2009-11-11T09:37:30Z</dc:date>
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		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>



		<description>Mettez &#224; jour vos agr&#233;gateurs et liens de syndication. Voici la nouvelle adresse du flux : http://blog.homo-numericus.net/feed

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/rubrique1.html" rel="directory"&gt;Billets&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mettez &#224; jour vos agr&#233;gateurs et liens de syndication. Voici la nouvelle adresse du flux :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://blog.homo-numericus.net/feed' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://blog.homo-numericus.net/feed&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mod&#232;les &#233;conomiques pour l'&#233;dition num&#233;rique : l'exemple d'Elsevier</title>
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		<dc:date>2009-09-27T14:43:44Z</dc:date>
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		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>Economie du num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Edition &#233;lectronique</dc:subject>

		<description>Dans le cadre de la r&#233;daction du Rep&#232;res sur l'&#233;dition &#233;lectronique que je pr&#233;pare avec Marin Dacos, je tente de donner quelques exemples de mod&#232;les &#233;conomiques d'&#233;dition num&#233;rique. L'&#233;diteur de litt&#233;rature scientifique Elsevier me semble int&#233;ressant &#224; &#233;tudier. Cet exemple ne m'est pourtant pas familier. Je me permets de copier ici le passage que je compte ins&#233;rer dans le livre en demandant aux lecteurs de Blogo Numericus (parmi lesquels je sais &#234;tre de nombreux biblioth&#233;caires tr&#232;s au fait de ces questions) (...)

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot20.html" rel="tag"&gt;Edition &#233;lectronique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de la r&#233;daction du &lt;i&gt;Rep&#232;res&lt;/i&gt; sur l'&#233;dition &#233;lectronique que je pr&#233;pare avec Marin Dacos, je tente de donner quelques exemples de mod&#232;les &#233;conomiques d'&#233;dition num&#233;rique. L'&#233;diteur de litt&#233;rature scientifique Elsevier me semble int&#233;ressant &#224; &#233;tudier. Cet exemple ne m'est pourtant pas familier. Je me permets de copier ici le passage que je compte ins&#233;rer dans le livre en demandant aux lecteurs de Blogo Numericus (parmi lesquels je sais &#234;tre de nombreux biblioth&#233;caires tr&#232;s au fait de ces questions) de bien vouloir me signaler les erreurs que je pourrais avoir faites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div&gt;Elsevier est un bon exemple de la mani&#232;re dont les entreprises dominant l'&#233;poque de l'imprim&#233; ont su prendre le tournant du num&#233;rique, et tentent, avec difficult&#233;, de r&#233;inventer un mod&#232;le d'affaire aussi rentable que par le pass&#233;. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Fond&#233;e en 1880 &#224; Rotterdam, la maison Elsevier a certainement su anticiper tous les tournants historiques qu'a pris le secteur des publications scientifiques : c'est d'abord, au moment de sa fondation, l'installation des revues scientifiques modernes comme support central &#224; la communication des r&#233;sultats de la recherche dans les diff&#233;rentes disciplines. Puis, au lendemain de la seconde guerre mondiale, du fait en particulier de l'exil depuis le d&#233;but des ann&#233;es trente de la plupart des savants germanophones puis de l'Europe continentale enti&#232;re vers les Etats-Unis, la mont&#233;e en puissance de la langue anglaise comme &lt;em&gt;lingua franca&lt;/em&gt; du monde scientifique. Dans les ann&#233;es 60, la soci&#233;t&#233; s'internationalise en s'implantant durablement aux Etats-Unis. A partir des ann&#233;es 80, elle entre dans le bal des fusions-acquisitions qui touchent le secteur, en avalant successivement North Holland, puis Pergamon, The Lancet, Cell Press, Academic Press, Harcourt, parmi bien d'autres, et finalement fusionner avec l'&#233;diteur de presse professionnelle et grand public Reed pour former le groupe Reed Elsevier. D&#232;s les ann&#233;es 80, Elsevier s'est int&#233;ress&#233; &#224; la transmission par voie &#233;lectronique des articles de ses revues, vers les biblioth&#232;ques universitaires. De mani&#232;re assez int&#233;ressante, il appara&#238;t d'ailleurs que cette premi&#232;re exp&#233;rimentation cherchait &#224; r&#233;pondre au pr&#234;t inter-biblioth&#232;ques qui, gr&#226;ce &#224; la g&#233;n&#233;ralisation des photocopieuses au cours de la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente, leur permettait de se r&#233;partir les abonnements aux revues. Arrivant trop t&#244;t eu &#233;gard &#224; la maturit&#233; des technologies de consultation sur support &#233;lectronique, le projet,surnomm&#233; &quot;Adonis&quot; fut un &#233;chec, abandonn&#233; au bout de quelques ann&#233;es. Il fut suivi, dans les ann&#233;es 90, par le projet Tulip, un peu plus heureux, et qui d&#233;boucha en 1997, sur la mise en place d'un portail web d'acc&#232;s direct &#224; la totalit&#233; du catalogue propos&#233; par Elsevier : Science Direct. Le service Science Direct offre aujourd'hui un acc&#232;s &#224; pr&#232;s de 2500 revues scientifiques, 9 millions d'articles et 6000 livres. &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Service &#224; acc&#232;s restreint, Science Direct s'adresse aux biblioth&#232;ques de recherche et universitaires sur souscription. Les principes de tarification adopt&#233;s par Science Direct sont d'une grande complexit&#233;, et cette complexsit&#233; est en partie due &#224; la difficult&#233; de g&#233;rer la transition du papier &#224; l'&#233;lectronique. Ainsi, Elsevier distingue-t-il pour son service deux syst&#232;mes diff&#233;rents :&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span dir=&quot;LTR&quot;&gt;un syst&#232;me d'abonnement, con&#231;u comme le moyen pour une biblioth&#232;que de continuer &#224; acqu&#233;rir les nouveaux num&#233;ros de revues dont elle poss&#232;de une collection sur support papier. Dans ce cas, le prix de la licence varie en fonction du nombre de titres, des prix d'abonnements &#224; la version papier des diff&#233;rents titres, mais aussi des services dont la biblioth&#232;que veut b&#233;n&#233;ficier (droit d'archivage local, acc&#232;s &#224; des collections suppl&#233;mentaires, acc&#232;s aux articles sous presse)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style=&quot;margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;&quot;&gt;-&lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;span dir=&quot;LTR&quot;&gt;un syst&#232;me d'acc&#232;s, totalement ind&#233;pendant du papier, qui donne droit d'acc&#232;s &#224; des &#171; bouquets de titres &#187;, sans archivage local possible. Ici, la tarification est surtout &#233;tablie en fonction du nombre d'utilisateurs d&#233;clar&#233;s et de la pr&#233;vision d'usage (nombre de t&#233;l&#233;chargements) moyenne sur un an. L'&#233;diteur a format&#233; son offre pour des institutions types : agences gouvernementales, petites universit&#233;s, business schools, entreprises. Il doit &#234;tre compris comme un &#171; prix de gros &#187; &#233;tabli sur un nombre pr&#233;vu de t&#233;l&#233;chargements d'articles, chacun d'entre eux &#233;tant d'ailleurs possible &#224; tout internaute, sur la base d'une tarification &#224; l'unit&#233; ( principe du &#171; pay-per-vew &#187;).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pour r&#233;sumer, le syst&#232;me de tarification propos&#233; par Elsevier balance entre une facturation sur les contenus ind&#233;pendamment des usages (c'est le principe traditionnel de l'abonnement), et une facturation sur les usages de lecture, qui ob&#233;it &#224; des principes tout diff&#233;rents. Le manque d'exp&#233;rience de la plupart des prestataires sur ce dernier type d'offre incite &#224; la prudence : alors que 90% des souscriptions au bouquet de revues Elsevier, se fait via Science Direct, c'est-&#224;-dire sur support &#233;lectronique, il devient de plus en plus aberrant que les tarifs des abonnement soient &#233;tablis sur la base de ceux pratiqu&#233;s pour la version papier. Le mod&#232;le a pourtant un &#233;norme avantage sur tous les autres : il est pratiqu&#233;, connu depuis des d&#233;cennies, et surtout...extr&#234;mement rentable ! Ainsi pour l'ann&#233;e 2006, Elsevier annon&#231;ait un b&#233;n&#233;fice de 580 millions d'euros pour un chiffre d'affaire de 2,286 milliards...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>5 exceptions et 3 &#233;tapes</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article199.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blog.homo-numericus.net/article199.html</guid>
		<dc:date>2009-09-23T15:50:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>Droit d'auteur</dc:subject>

		<description>Je n'ai trouv&#233; nulle part sur Internet de r&#233;sum&#233; synth&#233;tique des nouvelles exceptions au droit d'auteur introduites par la loi DADVSI adopt&#233;e en 2006. En voici donc un, pr&#233;par&#233; dans le cadre du Rep&#232;res sur l'&#233;dition &#233;lectronique que je r&#233;dige avec Marin Dacos. L'exception p&#233;dagogique et de recherche (Art. L 122-5 3&#176;e) : L'auteur ne peut s'opposer &#224; la reproduction ou &#224; la repr&#233;sentation d'une oeuvre &#171; &#224; des fins exclusives d'illustration dans le cadre de l'enseignement et de la recherche &#187;. Le public (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je n'ai trouv&#233; nulle part sur Internet de r&#233;sum&#233; synth&#233;tique des nouvelles exceptions au droit d'auteur introduites par la loi DADVSI adopt&#233;e en 2006. En voici donc un, pr&#233;par&#233; dans le cadre du &lt;i&gt;Rep&#232;res&lt;/i&gt; sur l'&#233;dition &#233;lectronique que je r&#233;dige avec Marin Dacos.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;div&gt;
&lt;div&gt; &lt;img height='333' width='500' src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/IMG/293277608_0fa427d99e.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style='height:333px;width:500px;' /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;b&gt;L'exception p&#233;dagogique et de recherche (Art. L 122-5 3&#176;e)&lt;/b&gt; : L'auteur ne peut s'opposer &#224; la reproduction ou &#224; la repr&#233;sentation d'une oeuvre &#171; &#224; des fins exclusives d'illustration dans le cadre de l'enseignement et de la recherche &#187;. Le public doit &#234;tre compos&#233; majoritairement d'&#233;l&#232;ves, d'&#233;tudiants, d'enseignants ou de chercheurs directement concern&#233;s. Ne sont pas concern&#233;es par cette exception les oeuvres con&#231;ues &#224; des fins p&#233;dagogiques, les partitions de musique et les oeuvres r&#233;alis&#233;es pour une &#233;dition num&#233;rique de l'&#233;crit. L'exception p&#233;dagogique et de recherche donne lieu &#224; une r&#233;mun&#233;ration forfaitaire de l'Etat aupr&#232;s des ayants droits.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;b&gt;L'exception pour copie technique (Art. L 122-5 6&#176;)&lt;/b&gt;. La reproduction d'une &#339;uvre ne peut &#234;tre interdite par l'auteur en ce qui concerne &#171; la reproduction provisoire pr&#233;sentant un caract&#232;re transitoire ou accessoire, lorsqu'elle est une partie int&#233;grante et essentielle d'un proc&#233;d&#233; technique &#187;. Il s'agit ici des copies en cache sur les serveurs qui permettent une meilleure transmission des fichiers sur Internet. Les logiciels et les bases de donn&#233;es ne sont pas concern&#233;s par cette exception.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;b&gt;L'exception pour les personnes handicap&#233;es (Art. L 122-5 7&#176;)&lt;/b&gt; : l'auteur ne peut emp&#234;cher &#171; la reproduction et la repr&#233;sentation par des personnes morales et par les &#233;tablissements ouverts au public, tels que biblioth&#232;ques, archives, centres de documentation et espaces culturels multim&#233;dia, en vue d'une consultation strictement personnelle de l'oeuvre par des personnes atteintes d'une ou de plusieurs d&#233;ficiences des fonctions motrices, physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques &#187;. Cette exception est tr&#232;s encadr&#233;e, puisque le niveau de handicap permettant d'acc&#233;der &#224; ces copies est fix&#233; par d&#233;cret en Conseil d'Etat et les organismes effectuant ces copies doivent fournir la preuve de leur engagement.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;b&gt;L'exception &#224; fins de conservation (Art. L 122-5 8&#176;)&lt;/b&gt; : ne peut &#234;tre emp&#234;ch&#233;e &#171; la reproduction d'une oeuvre, effectu&#233;e &#224; des fins de conservation ou destin&#233;e &#224; pr&#233;server les conditions de sa consultation sur place par des biblioth&#232;ques accessibles au public, par des mus&#233;es ou par des services d'archives &#187;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;b&gt;L'exception de repr&#233;sentation d'une &#339;uvre d'art&lt;/b&gt; &lt;b&gt;(Art. L 122-5 9&#176;)&lt;/b&gt; : l'auteur &#171; d'une oeuvre d'art graphique, plastique ou architecturale &#187; ne peut en emp&#234;cher la reproduction ou repr&#233;sentation &#171; par voie de presse &#233;crite, audiovisuelle ou en ligne, dans un but exclusif d'information imm&#233;diate et en relation directe avec cette derni&#232;re, sous r&#233;serve d'indiquer clairement le nom de l'auteur. &#187; Cette derni&#232;re exception n'a en r&#233;alit&#233; que peu de rapport avec les probl&#233;matiques propres au num&#233;rique. Elle vise &#224; faciliter le travail de la presse emp&#234;ch&#233; par les d&#233;bordements dans la jurisprudence du droit &#224; l'image.&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Dans tous les cas, ces exceptions sont soumises &#224; des conditions qui prennent la forme d'un &lt;b&gt;&#171; test en trois &#233;tapes &#187;&lt;/b&gt; introduit en 1967 dans la convention de Berne, puis repris dans les accords de l'OMPI, la directive EUCD et finalement la loi DADVSI : ces exceptions ne peuvent s'appliquer que si elles&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;-&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span dir=&quot;LTR&quot;&gt;portent sur des cas sp&#233;ciaux&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;-&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span dir=&quot;LTR&quot;&gt;ne portent pas atteinte &#224; l'exploitation normale des &#339;uvres&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;-&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;span dir=&quot;LTR&quot;&gt;ne portent pas pr&#233;judice aux int&#233;r&#234;ts des auteurs&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Un c&#233;l&#232;bre arr&#234;t rendu par la Cour de Cassation en f&#233;vrier 2006 (d&#233;cision Mulholland Drive) refusait ainsi au possesseur d'un DVD l'exception de copie priv&#233;e, emp&#234;ch&#233;e de fait par les DRM pr&#233;sents sur le disque, au motif que leur d&#233;verrouillage entra&#238;nerait un risque de piratage trop important pour l'&#233;diteur. Cette d&#233;cision a clairement &#233;t&#233; comment&#233;e comme une interpr&#233;tation maximaliste du test des trois &#233;tapes, mais elle illustre bien comment cette disposition peut neutraliser une exception aussi importante que celle de copie priv&#233;e au profit de la l&#233;galisation des DRM.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Cr&#233;dits photographiques&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/topher76/293277608/&quot;&gt;dice another day&lt;/a&gt;, par Topher 76, en by-nd 2.0 sur Flickr&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conf&#233;rences sur l'&#233;dition &#233;lectronique 7-11 septembre &#224; Marseille</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article196.html</link>
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		<dc:date>2009-09-01T10:19:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>Edition &#233;lectronique</dc:subject>

		<description>Toute la semaine prochaine, le Cl&#233;o organise son &quot;Universit&#233; d'&#233;t&#233; de l'&#233;dition &#233;lectronique ouverte&quot; &#224; Marseille. Il s'agit en r&#233;alit&#233; d'une semaine de formation &#224; l'&#233;dition &#233;lectronique, con&#231;ue essentiellement pour les professionnels et dont les inscriptions sont closes. Chaque soir cependant, de 18 &#224; 19h, nous organisons une s&#233;rie de conf&#233;rences ouvertes au public au cours desquels des personnalit&#233;s de premier plan viennent nous aider &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; l'avenir de la lecture, de l'&#233;criture, du livre, (...)

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot20.html" rel="tag"&gt;Edition &#233;lectronique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://leo.hypotheses.org/files/2009/07/aff_a3indd4.pdf&quot; alt=&quot;&quot; style='max-width: 500px; max-height: 100000px' /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://leo.hypotheses.org/files/2009/07/aff_a3indd4.pdf&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L500xH714/aff_a3jpg-0f0f06-76d45.jpg&quot; width='500' height='714' style='height:714px;width:500px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute la semaine prochaine, le Cl&#233;o organise son &quot;Universit&#233; d'&#233;t&#233; de l'&#233;dition &#233;lectronique ouverte&quot; &#224; Marseille. Il s'agit en r&#233;alit&#233; d'une semaine de formation &#224; l'&#233;dition &#233;lectronique, con&#231;ue essentiellement pour les professionnels et dont les inscriptions sont closes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque soir cependant, de 18 &#224; 19h, nous organisons une s&#233;rie de conf&#233;rences ouvertes au public au cours desquels des personnalit&#233;s de premier plan viennent nous aider &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; l'avenir de la lecture, de l'&#233;criture, du livre, de la culture &#224; l'&#232;re num&#233;rique. Nous disposons d'un grand amphith&#233;&#226;tre &#224; l'Universit&#233; de Provence pour accueillir tous ceux qui sont int&#233;ress&#233;s ; n'h&#233;sitez donc pas &#224; venir, l'entr&#233;e est libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A noter, le vendredi 11 septembre, la derni&#232;re conf&#233;rence de cl&#244;ture se d&#233;roulera sous la forme d'une table-ronde dans la magnifique biblioth&#232;que de l'Alcazar. L&#224; encore, l'entr&#233;e est libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici donc, pour les personnes int&#233;ress&#233;es, le programme complet de la s&#233;rie de conf&#233;rences :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Marseille et Aix-en-Provence, du 7 au 15 septembre&lt;/h2&gt;
&lt;h1&gt;Programme&lt;/h1&gt;
&lt;h2&gt;Campus St Charles : amphi Charves, 18h&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lundi 7 - &lt;i&gt;Cultures num&#233;riques : ce &#224; quoi il faut s'attendre&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Milad Doueihi&lt;/b&gt;, Universit&#233; de Glasgow&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mardi 8 - &lt;i&gt;Le droit d'auteur au d&#233;fi du num&#233;rique&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Philippe Aigrain&lt;/b&gt;, Sopinspace&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mercredi 9 - &lt;i&gt;O&#249; va l'&#233;dition &#233;lectronique ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Hubert Guillaud&lt;/b&gt;, InternetActu / La Feuille / Fing&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jeudi 10 - &lt;i&gt;L'impression &#224; la demande : une r&#233;volution pour l'objet-livre ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Luc Spooren&lt;/b&gt;, Unibook&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;Virginie Clayssen&lt;/b&gt;, Editis&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Biblioth&#232;que de l'Alcazar - BMVR, 18h&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 11 - &#171; Demain, le livre. La r&#233;volution a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#187; - Table-ronde avec Virginie Clayssen, Hubert Guillaud, Marin Dacos&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;MMSH, Aix-en-Provence : amphi G. Duby, 10h-13h&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mardi 15 - &lt;i&gt;L'&#233;dition &#233;lectronique ouverte : changement de paradigme ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
Table-ronde&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;Entr&#233;e libre&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;Renseignements : &lt;a mce_href=&quot;http://cleo.cnrs.fr/&quot; href=&quot;http://cleo.cnrs.fr/&quot;&gt;cleo.cnrs.fr&lt;/a&gt; | 04 88 57 69 40&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le soutien de l'Institut des sciences humaines et sociales du CNRS, du Tr&#232;s grand &#233;quipement Adonis, de l'Institut des sciences de l'homme, de la Maison m&#233;diterran&#233;enne des sciences de l'homme (P&#244;le Images-Sons et ANR IMASUD), des Presses universitaires de Lyon, d'OAPEN et d'UniBook.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'affiche &#224; t&#233;l&#233;charger : &lt;a mce_href=&quot;http://leo.hypotheses.org/files/2009/07/aff_a3indd4.pdf&quot; href=&quot;http://leo.hypotheses.org/files/2009/07/aff_a3indd4.pdf&quot;&gt;affiche &#171; L'avenir du livre en questions &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cyberdiscrimination</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article195.html</link>
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		<dc:date>2009-08-31T11:58:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>Economie du num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Usages</dc:subject>
		<dc:subject>e-book</dc:subject>

		<description>La mondialisation, m&#234;me num&#233;rique, n'est pas pour tout de suite. J'en ai fait l'exp&#233;rience en tentant d'acheter un livre &#233;lectronique sur la boutique Kindle d'Amazon. Comme je ne dispose pas de Kindle - et pour cause, il ne me servirait &#224; rien en France -, j'ai cherch&#233; &#224; utiliser l'application Kindle pour iPhone qui permet de lire les fameux fichiers sur son t&#233;l&#233;phone multi-fonctions. Premier obstacle : il est impossible de trouver le programme dans l'&quot;App Store&quot; d'Apple pour qui utilise un (...)

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot13.html" rel="tag"&gt;Usages&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot31.html" rel="tag"&gt;e-book&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mondialisation, m&#234;me num&#233;rique, n'est pas pour tout de suite. J'en ai fait l'exp&#233;rience en tentant d'acheter un livre &#233;lectronique sur la boutique Kindle d'Amazon. Comme je ne dispose pas de Kindle - et pour cause, il ne me servirait &#224; rien en France -, j'ai cherch&#233; &#224; utiliser l'application Kindle pour iPhone qui permet de lire les fameux fichiers sur son t&#233;l&#233;phone multi-fonctions. Premier obstacle : il est impossible de trouver le programme dans l'&quot;App Store&quot; d'Apple pour qui utilise un compte iTunes dont l'adresse est d&#233;clar&#233;e en France. En un mot, Kindle for iPhone n'est disponible que dans l'App Store am&#233;ricain. Pourquoi ? Myst&#232;re : ce produit est totalement immat&#233;riel et diffus&#233; gratuitement. On ne voit pas en quoi il serait nuisible &#224; Apple ou Amazon qu'il soit aussi disponibles pour les utilisateurs fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est possible de rem&#233;dier &#224; la situation en ouvrant un nouveau compte, localis&#233; aux Etats-Unis, c'est-&#224;-dire en d&#233;clarant une adresse dans ce pays. Attention, il ne faut pas attacher de moyen de paiement &#224; ce compte, sauf si l'on dispose d'une carte de cr&#233;dit am&#233;ricaine, car le syst&#232;me v&#233;rifie aussi la localisation de la carte. Fin de la premi&#232;re manche : j'ai un compte am&#233;ricain sur iTunes, et je peux t&#233;l&#233;charger gratuitement mon Kindle for iPhone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rendez-vous maintenant sur Amazon, via mon application, qui m'envoie en fait, pour acheter un livre, sur Safari o&#249; s'ouvre une version du site specialement con&#231;ue pour l'iPhone. Les trois cent mille r&#233;f&#233;rences disponibles dans le boutique Kindle sont pour le moins all&#233;chantes. Je jette mon d&#233;volu sur &lt;em&gt;Blog your book to the top&lt;/em&gt;, disponible pour un peu moins de 10$. L&#224; encore, l'acquisition est impossible &#224; cause de bien myst&#233;rieuses &quot;geographical restrictions&quot; !!. Il faut donc refaire la m&#234;me manipulation, en cr&#233;ant &#224; nouveau sur Amazon un nouveau compte que l'on localisera sur une adresse quelconque aux Etats-Unis. Petit probl&#232;me : le livre n'est pas gratuit, et il faut bien trouver un moyen de paiement. Pour contourner la difficult&#233;, il faut passer par les &quot;gifts cards&quot;, ces bons d'achat cadeaux que l'on peut envoyer &#224; ses amis. Retour donc dans mon compte Amazon fran&#231;ais, ou j'ach&#232;te une gift card de 10$, que je m'envoie. Je r&#233;cup&#232;re le code et l'utilise sur mon compte am&#233;ricain pour enfin acheter mon livre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne ferai pas de commentaire sur l'application de lecture sur iPhone propos&#233;e par Amazon ; ce n'est pas mon propos ici. Tout ce que je peux dire, c'est que &lt;em&gt;Blog your book to the top&lt;/em&gt; ne vaut pas les dix dollars que j'ai d&#233;pens&#233;s, ni surtout l'affreux casse-t&#234;te par lequel j'ai d&#251; passer pour me le procurer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai eu du mal &#224; qualifier le sentiment de col&#232;re et de frustration qui m'a tenaill&#233; pendant tout ce temps que je cherchais &#224; contourner des barri&#232;res d'acc&#232;s absurdes et injustes : pourquoi, parce que je vis en France, n'ai-je pas le droit d'acc&#233;der &#224; des contenus qu'il ne co&#251;te rigoureusement pas plus cher de me distribuer ? Ou est le probl&#232;me ? Qui donc serait l&#233;s&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je viens finalement de mettre un mot sur cette situation : discrimination. Dans le monde de la distribution des biens physiques, il est acceptable qu'un produit soit distribu&#233; dans tel pays et non dans tel autre car les co&#251;ts de diffusion sur le march&#233; sont importants. Mais lorsqu'on parle de fichiers num&#233;riques transmis par Internet, la notion de &quot;march&#233; domestique&quot; et d'&quot;exportation&quot; n'a pas de sens : le march&#233; est imm&#233;diatement mondial et tout utilisateur du r&#233;seau est un client potentiel ; imm&#233;diatement et sans d&#233;lai. Tout barri&#232;re d'acc&#232;s &#224; l'information sur la base de la nationalit&#233; est une discrimination inacceptable et doit &#234;tre d&#233;nonc&#233;e comme telle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En l'occurrence, je n'ai pas eu &#224; chercher l'ouvrage dont j'avais besoin sur des r&#233;seaux pirates car j'ai r&#233;ussi &#224; contourner le syst&#232;me (en violant, j'imagine, les conditions g&#233;n&#233;rales d'utilisation d'Amazon et d'iTunes). Mais il est probable qu'en cas d'&#233;chec je serai all&#233; plus loin ; un autre aurait sans doute abandonn&#233; et dans tous les cas, cela aurait &#233;t&#233; 10$ de perdu pour Amazon, l'&#233;diteur du livre et son auteur. Les &#233;diteurs et distributeurs de contenus semblent ne pas se rendre compte qu'en restreignant artificiellement les conditions d'usages de leurs produits, ils ne font que cr&#233;er dans le public une frustration qui se traduit par toutes sortes de comportements inappropri&#233;s. Quand le comprendront-ils ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Google Index as world heritage</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article190.html</link>
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		<dc:date>2009-06-20T13:33:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233; de l'information</dc:subject>
		<dc:subject>Google</dc:subject>

		<description>Google Index As World HeritageView more OpenOffice presentations from marind. Presentation at Lift 09, 18-20/06/2009, Marseille Hello everybody. I have got 5

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot43.html" rel="tag"&gt;Google&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&quot;width:425px;text-align:left&quot; id=&quot;__ss_1612537&quot;&gt;&lt;a style=&quot;font:14px Helvetica,Arial,Sans-serif;display:block;margin:12px 0 3px 0;text-decoration:underline;&quot; href=&quot;http://www.slideshare.net/marind/google-index-as-world-heritage?type=presentation&quot; title=&quot;Google Index As World Heritage&quot;&gt;Google Index As World Heritage&lt;/a&gt;&lt;object style=&quot;margin:0px&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=googleindexasworldheritage-090620080817-phpapp01&amp;stripped_title=google-index-as-world-heritage&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;/&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;/&gt;&lt;embed src=&quot;http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=googleindexasworldheritage-090620080817-phpapp01&amp;stripped_title=google-index-as-world-heritage&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div style=&quot;font-size:11px;font-family:tahoma,arial;height:26px;padding-top:2px;&quot;&gt;View more &lt;a style=&quot;text-decoration:underline;&quot; href=&quot;http://www.slideshare.net/&quot;&gt;OpenOffice presentations&lt;/a&gt; from &lt;a style=&quot;text-decoration:underline;&quot; href=&quot;http://www.slideshare.net/marind&quot;&gt;marind&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Presentation at &lt;a href='http://liftconference.com/' class='spip_out'&gt;Lift 09, 18-20/06/2009, Marseille&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hello everybody. I have got 5 minutes to trigger a revolution, right now, and right here, in Marseille ! Not easy ! But I'll do my best.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Googlography&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ok. To begin, here's a small Googlography ; this is the result of a search on &#8216;Google' keyword on Amazon.com.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;After reading all theses books and magazine, it's clear that Google scares most of us.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Is Google Evil ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;So the question is : Is Google evil ? Because, for many people, Google represents a threat to innovation, privacy, right to oblivion, pluralism, competition, the book, the press, culture... and even intelligence. So, apparently, the answer is : yes, it is.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Google is Evil&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;yet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Can't help using it...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yet we use more and more services offered by Google :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Google search to find information
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Google map to find our way
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Google calendar to remind our rendez-vous
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Gmail and Google talk to communicate
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Blogger to blog
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Picasa to store images
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Google docs to write
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Google books to read
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Google translate to read in other languages, and so on, &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; not talking of Google Adsense and Adwords.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;All in all, we can't help using it.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;We can not do without Google and its index, for precisely its ability to build relationships in a continuous mass of information that far exceeds our cognitive capacity. Google is now the indispensable Sibylla of our lives, and right now we cannot stop that. So to speak about our relationships with Google, I would say that it is a matter of love and hate&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Google &amp; us : Love and hate&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;We love and hate Google altogether, as we love and hate ourselves, because Google index is part of us. How that ? First, because our life is &#8220;googlized&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Our life is Googlized&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Every moment of our life is linked in a way or another with Google ; such as, in this example, even our car accidents are recorded in Google street view. But if our life is googlized, it means also that Google is, in some way &#8220;enlivened&#8221; by us.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gindex is fed by our lives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;And in fact, Google index is fed with our lives. it is fed with&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; our words
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; our links
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; our decisions
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; our images
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; memories
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; choices
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; and taste !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;So, in a way, Google index is also our index, because everything that is inside of it, belongs to us.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;So my dear fellow googlizen, my dear fellow humans, Let's unite to
Reclaim the Google index !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reclaim the Google index&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Because it is our index. At least partly, because the content is ours. And I won't deny that it is partly Google Inc. property too, as the manufacturer and operator of the index. But it's partly ours as well, and that is a very important point to make.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Therefore, may be we can begin to consider the Google index as a common good shared between Google and all the mankind.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gindex as a common good&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;It is a little bit like this bus. Imagine Gindex is the bus, we are the users inside, on top, everywhere, and Google is the driver. (and by the way, nobody knows where we go).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;May be we should now begin to consider it as a common good of mankind, just like this bus is a common good for these people. If we do that ; if you agree with me so far, then we need a governance device for this common index. And it seems to me, that UNESCO World heritage is an interesting lead to explore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Google as World heritage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;This is a presentation of World heritage from UNESCO website. It reads :
&#171; Heritage is our legacy from the past, what we live with today, and what we pass on to future generations. What makes the concept of World Heritage exceptional is its universal application. World Heritage sites belong to all the peoples of the world, irrespective of the territory on which they are located. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Well, this is a perfect definition for Google index, don't you think ? In fact, it is only if you think about the word &#8220;site&#8221; with a different meaning Not as a physical site, but as a cyberspace, an internet &#8220;site&#8221;. So when we think about World heritage today, we think to this :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Today&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;And may be, tomorrow, when we'll think about World heritage, we'll think to that :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Tomorrow &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(this is a Google datacenter in Netherlands). That's a huge progress, isn't it !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;In fact, the building is not important ; it's what is inside the building, or more accurately inside and elsewhere in the cyberspace that is important.
And I think we desperately need to get back our power and control back on this peculiar cyberspace &#8220;site&#8221;, the Google index.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Thank you ! &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Special thanks to Marin for coaching and live blogging, and to Hubert for cheering and invitation to Lift) !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Je suis un pirate ; voici pourquoi</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article189.html</link>
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		<dc:date>2009-03-12T23:31:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>Libert&#233; d'expression</dc:subject>
		<dc:subject>Techno-politique</dc:subject>
		<dc:subject>p2p</dc:subject>

		<description>Cela faisait longtemps que j'attendais cela. Apr&#232;s des ann&#233;es et des ann&#233;es de l&#233;gislations toujours plus arri&#233;r&#233;es et r&#233;pressives concernant les usages d'Internet, le projet de loi Cr&#233;ation et Internet touche le fond et provoque une r&#233;action salutaire. Car la constitution du R&#233;seau des pirates et la r&#233;daction du Pacte pour les libert&#233;s num&#233;riques que je viens de signer constituent une nouveaut&#233; assez importante. Les diff&#233;rentes lois qui ont &#233;t&#233; vot&#233;es depuis 2000, mais surtout 2001 : Loi pour la Soci&#233;t&#233; (...)

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot8.html" rel="tag"&gt;Libert&#233; d'expression&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot14.html" rel="tag"&gt;Techno-politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot24.html" rel="tag"&gt;p2p&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img width='300' vspace=&quot;5&quot; hspace='' height='250' border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/IMG/promo1.png&quot; alt=&quot;R&#233;seau des pirates&quot; style='margin:5px;height:250px;width:300px;' /&gt;Cela faisait longtemps que j'attendais cela. Apr&#232;s des ann&#233;es et des ann&#233;es de l&#233;gislations toujours plus arri&#233;r&#233;es et r&#233;pressives concernant les usages d'Internet, le projet de loi Cr&#233;ation et Internet touche le fond et provoque une r&#233;action salutaire. Car la constitution du R&#233;seau des pirates et la r&#233;daction du Pacte pour les libert&#233;s num&#233;riques que je viens de signer constituent une nouveaut&#233; assez importante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les diff&#233;rentes lois qui ont &#233;t&#233; vot&#233;es depuis 2000, mais surtout 2001 : Loi pour la Soci&#233;t&#233; de l'Information (LSI), Loi pour la confiance dans l'Economie Num&#233;rique (LCEN), Loi Droit d'auteur et droits voisins (DADVSI), parmi d'autres, n'ont jusqu'&#224; pr&#233;sent provoqu&#233; que des concerts de protestation de la part des associations de d&#233;fense des libert&#233;s publiques sur Internet (IRIS), puis des groupes de revendication particuliers, assez inutiles, il faut bien le dire. Pendant tr&#232;s longtemps, le d&#233;bat est rest&#233; bloqu&#233; en France entre ceux qui pr&#233;tendaient proposer des modes de r&#233;gulation visant &#224; mettre fin &#224; la soi-disant &quot;zone de non-droit&quot; que repr&#233;senterait Internet, et ceux qui, s'opposant &#224; ces mesures l&#233;gislatives, n'en proposaient cependant pas d'alternative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;bat sur la DADVSI a constitu&#233; un d&#233;but de changement puisque qu'&#224; la volont&#233; r&#233;pressive du gouvernement, un certain nombre de d&#233;put&#233;s ont propos&#233; une v&#233;ritable alternative, la licence globale, qui fut finalement rejet&#233;e, comme on le sait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je rejoins aujourd'hui le&lt;a href=&quot;http://reseaudespirates.org/&quot;&gt; R&#233;seau des pirates&lt;/a&gt; parce que le Pacte pour les libert&#233;s num&#233;riques qu'il propose repr&#233;sente un progr&#232;s consid&#233;rable par rapport aux formes de luttes pour les libert&#233;s num&#233;riques dont j'ai &#233;t&#233; t&#233;moin jusqu'&#224; pr&#233;sent. D'abord, parce qu'il n'est pas seulement oppositionnel mais tout autant propositionnel, pas seulement d&#233;fensif, mais aussi proactif. Ensuite, parce qu'il &#233;largit la probl&#233;matique des libert&#233;s num&#233;riques au del&#224; de la simple question du t&#233;l&#233;chargement et la met en relation avec celle de la surveillance des citoyens sur le r&#233;seau, avec celle du libre acc&#232;s aux savoirs, mais aussi avec celle de la n&#233;cessaire r&#233;forme du droit de propri&#233;t&#233; intellectuelle. Enfin parce qu'il remonte &#224; la source du probl&#232;me qui n'est pas seulement une question de l&#233;gislation, mais d'abord de l&#233;gitimit&#233; et de gouvernance. Je me permettrais de citer et de commenter les dix points du Pacte, absolument pertinents dans le contexte actuel :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;cite&gt;&lt;strong&gt;1) Pr&#233;server les libert&#233;s num&#233;riques&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Soutenir, en commission et en pl&#233;ni&#232;re, les r&#233;solutions et les amendements qui &#233;tendent le champ des libert&#233;s num&#233;riques, a fortiori, &#224; &#233;carter les dispositions qui les restreignent. Maintenir le r&#233;gime de responsabilit&#233; am&#233;nag&#233; des interm&#233;diaires techniques.&lt;/cite&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; Il s'agit ici &#224; la fois de pr&#233;server les &#233;l&#233;ments de libert&#233;, en particulier en d&#233;fendant le r&#233;gime de responsabilit&#233; limit&#233; de l'h&#233;bergeur, aujourd'hui menac&#233;, mais aussi d'en &#233;tendre le champ d'application. Int&#233;ressante perspective qui remet en cause l'implicite de notre &#233;poque selon lequel nous serions arriv&#233;s au maximum de l'extension des libert&#233;s, voire &quot;trop&quot; de libert&#233;, en particulier sur Internet. Or, les nouveaux usages qui se d&#233;veloppent sur le r&#233;seau reposent &#224; bien des &#233;gards sur la revendication de nouvelles libert&#233;s, celles de la &quot;culture libre&quot; : acc&#233;der, modifier, mixer, redistribuer qui sont le moteur de la soci&#233;t&#233; de l'information comme la libert&#233; d'expression est le moteur de la soci&#233;t&#233; lib&#233;rale. Il y a donc bien de nouvelles libert&#233;s &#224; conqu&#233;rir, plut&#244;t que seulement d'anciennes &#224; d&#233;fendre ; et cela repr&#233;sente une autre perspective de combat.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) Prot&#233;ger le droit &#224; la vie priv&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Renforcer les pouvoirs et les moyens du Groupe article 29 ( ), refuser toute disposition qui aboutirait &#224; transmettre l'ex&#233;cution pratique de pouvoirs de police ou de caract&#232;re judiciaire &#224; des acteurs priv&#233;s, ou qui induirait des transferts de donn&#233;es personnelles &#224; ces acteurs avant une d&#233;cision judiciaire au fond. Donner un coup d'arr&#234;t aux projets s&#233;curitaires, qui, sous pr&#233;texte de lutte contre le terrorisme ou la p&#233;dophilie, ouvrent la voie &#224; la surveillance g&#233;n&#233;ralis&#233;e. &lt;br /&gt;
Pour l'examen de tout projet de directive risquant de conduire &#224; un affaiblissement de l'&#233;tat actuel de protection des donn&#233;es personnelles au nom d'exigences s&#233;curitaires, demander l'avis conforme des organismes charg&#233;s de la protection des donn&#233;es et des associations de d&#233;fense des droits de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La plupart des pays europ&#233;ens ont identifi&#233;, &#224; quelques ann&#233;es de distance, les risques tr&#232;s importants que le d&#233;veloppement des technologies num&#233;riques font peser sur la protection de la vie priv&#233;e. Ils ont tr&#232;s bien identifi&#233;s que le r&#244;le de protection de la vie priv&#233;e ne peut &#234;tre confi&#233; &#224; l'acteur &#233;tatique parce qu'il repr&#233;sente lui-m&#234;me un des vecteurs les plus importants de ce risque. La cr&#233;ation dans ces pays d'autorit&#233;s administratives ind&#233;pendantes, comme la CNIL en France, constitue une voie tr&#232;s certainement prometteuse pour permettre une d&#233;fense efficace de ces droits fondamentaux. Or, ces organismes sont menac&#233;s, globalement affaiblis depuis le 11 septembre, et tout particuli&#232;rement en France o&#249; la CNIL est en butte aux attaques r&#233;p&#233;t&#233;es d'un gouvernement et du Pr&#233;sident de la R&#233;publique qui a en partie constitu&#233; son fond de commerce &#233;lectoral sur des arguments s&#233;curitaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) Encourager la libre circulation des connaissances scientifiques&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Encourager la libre diffusion des r&#233;sultats de la recherche recevant des financements publics.&lt;br /&gt;
Soutenir les publications scientifiques ouvertes.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;ressant de voir appara&#238;tre cette revendication dans un pacte pour les libert&#233;s num&#233;riques. Eh oui, le libre acc&#232;s aux connaissances scientifiques est &#224; juste titre identifi&#233; par les auteurs du Pacte comme faisant partie du socle des libert&#233;s fondamentales sur les r&#233;seaux. Internet, dans son d&#233;veloppement historique est une des manifestations les plus brillantes de l'av&#232;nement de soci&#233;t&#233;s techno-scientifiques. Dans ces soci&#233;t&#233;s, le libre acc&#232;s au savoir n'est pas un luxe, mais une n&#233;cessit&#233; vitale, sous peine d'ajouter d'insupportables fractures &#224; celles qui existent d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) Pr&#233;server et &#233;tendre le domaine public des cr&#233;ations de l'esprit&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Encourager l'acc&#232;s libre aux contenus culturels europ&#233;ens, favoriser l'&#233;mergence de m&#233;canismes de r&#233;mun&#233;ration &#233;quitable pour les cr&#233;ateurs, promouvoir les licences favorables a la r&#233;utilisation des oeuvres, encourager la mise &#224; disposition des donn&#233;es publiques, et refuser toute disposition ayant pour effet de restreindre le champ du domaine public.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Inutile de gloser outre-mesure ; c'est clairement la licence globale (ou l&#233;gale, ou &quot;cr&#233;ative&quot;) qui est ici d&#233;sign&#233;e, mais aussi une v&#233;ritable politique de libre acc&#232;s aux donn&#233;es produites par les administrations publiques, comme celle qui est en train de se d&#233;velopper aux Etats-Unis. On retrouve l&#224; un combat men&#233; avec raison depuis des ann&#233;es par Michel Briand. Il s'agit pour moi, ni plus ni moins, que du renouvellement du vieux combat r&#233;publicain - l'extension de l'espace public - dans le contexte de la soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5) Donner un coup d'arr&#234;t &#224; l'extension de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et au renforcement de ses m&#233;canismes d'ex&#233;cution&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
R&#233;viser et r&#233;&#233;quilibrer la directive 2001/29/CE (Directive sur l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteurs et des droits voisins dans la soci&#233;t&#233; de l'information).&lt;br /&gt;
Ecarter toute nouvelle disposition visant &#224; &#233;tendre la dur&#233;e des droits d'auteur et droits voisins. Exiger la plus grande transparence sur l'&#233;laboration du trait&#233; ACTA, actuellement discut&#233; dans la plus grande confidentialit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous vivons dans un soci&#233;t&#233; en constante acc&#233;l&#233;ration, o&#249; les id&#233;es sont diffus&#233;es de plus en plus rapidement, et o&#249; la dur&#233;e d'exploitation des oeuvres diminue aussi, d'ailleurs. Et pourtant, la dur&#233;e de protection du droit d'auteur ne cesse d'&#234;tre allong&#233;e, alors qu'elle devrait &#234;tre r&#233;duite ! Quant au fameux trait&#233; ACTA, il suffit de lire l&lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/10647-Propriete-intellectuelle-le-secret-du-traite-ACTA-critique-par-100-organisations.html&quot;&gt;e dernier article de Numerama&lt;/a&gt; pour se rendre compte du cauchemar qui nous attend.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6) Pr&#233;server le principe de neutralit&#233; de l'internet dans le cadre de r&#233;gulation europ&#233;en en mati&#232;re de t&#233;l&#233;communications&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
S'assurer du respect par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communication du principe d'&#233;galit&#233; devant les r&#233;seaux, selon lequel aucune donn&#233;e ne devrait &#234;tre trait&#233;e de fa&#231;on discriminatoire, quel que soit son contenu, son destinataire ou son exp&#233;diteur&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le principe de neutralit&#233; du r&#233;seau, &lt;a href=&quot;http://assets.opencrs.com/rpts/R40234_20090220.pdf&quot;&gt;aujourd'hui d&#233;fendu aux Etats-Unis par la FCC&lt;/a&gt; contre les vell&#233;it&#233;s des grands transporteurs de donn&#233;es n'est pas prot&#233;g&#233; de la m&#234;me mani&#232;re en Europe, &lt;em&gt;a fortiori &lt;/em&gt;en France. Ce principe est pourtant un des secrets de l'innovation que nous connaissons sur le R&#233;seau depuis sa cr&#233;ation, parce qu'il ne pr&#233;d&#233;termine aucun usage en particulier. Le r&#233;seau est &quot;neutre&quot; ; il transporte des donn&#233;es qui lui sont indiff&#233;rentes. Du coup, il constitue un terrain parfait pour que de nouveaux services soient invent&#233;s, o&#249; de nouveaux usages peuvent se d&#233;velopper. Surtout, la neutralit&#233; du r&#233;seau est un &#233;l&#233;ment cl&#233; pour l'application effective de la libert&#233; d'expression. Pour que le blog d'un simple citoyen soit accessible dans les m&#234;mes conditions que celle d'un gros m&#233;dia qui diffuse des vid&#233;os en masse. Toute remise en cause de ce principe revient, on le comprend bien, &#224; &#233;carter de l'espace public toute une partie de ceux qui s'y expriment aujourd'hui. C'est la porte ouverte &#224; une censure insidieuse mais bien connue ; la censure par l'argent, qui frappe de plein fouet la presse traditionnelle.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7) Promouvoir un projet de directive reconnaissant les droits et libert&#233;s num&#233;riques des salari&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
D&#233;fendre le droit au respect &#224; la vie priv&#233;e dans la sph&#232;re de l'entreprise. Favoriser l'&#233;mergence du t&#233;l&#233;-travail pour les salari&#233;s qui le souhaitent, le travail &#224; domicile pouvant devenir une composante importante d'une soci&#233;t&#233; de d&#233;veloppement durable.&lt;br /&gt;
Transposer les droits relatifs &#224; la communication &#224; l'&#232;re num&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Bien vu ! C'est par l'interm&#233;diaire du r&#233;seau de l'entreprise que la plupart des utilisateurs acc&#232;dent &#224; Internet aujourd'hui. Or la l&#233;gislation est encore trop timide sur ce sujet, avec une jurisprudence qui s'&#233;labore laborieusement et non sans contradictions. Pire, la r&#233;alit&#233; de l'usage des technologies num&#233;riques dans l'entreprise aujourd'hui, c'est bien souvent la soumission sans discussion possible &#224; des dispositifs de filtrage/contr&#244;le/surveillance mis en place par les DSI, encourag&#233;es par le manque de r&#233;activit&#233; de syndicats pas toujours aussi bien arm&#233;s pour discuter de ces questions avec leur direction que de droits disons plus classiques.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8) Favoriser l'implication des citoyens dans le d&#233;bat public et l'&#233;valuation des politiques publiques europ&#233;ennes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Veiller &#224; ce que les dispositions sur la publicit&#233; des travaux du Conseil pr&#233;vues par le Trait&#233; de Lisbonne soient mises en oeuvre de fa&#231;on ambitieuse (&quot;Lorsqu'il d&#233;lib&#232;re et vote sur un projet d'acte l&#233;gislatif, la s&#233;ance du Conseil est publique&quot;). &lt;br /&gt;
Mettre en oeuvre le droit de p&#233;tition pr&#233;vu par le Trait&#233; de Lisbonne.&lt;br /&gt;
D&#233;ployer une approche ambitieuse et exigeante du programme e-participation&lt;br /&gt;
Suspendre le financement des programmes de vote &#233;lectronique pour les &#233;lections politiques : les soumettre &#224; une &#233;valuation des avantages/risques du vote &#233;lectronique pour la d&#233;mocratie. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est un des &#233;l&#233;ments les plus importants du texte. Car ce que r&#233;v&#232;le la loi Cr&#233;ation et Internet, comme l'avait d&#233;j&#224; fait dans une moindre mesure la loi Dadvsi, c'est le foss&#233; consid&#233;rable qui s'est creus&#233; entre la classe politique et le mode de gouvernance dans lequel elle fonctionne d'un c&#244;t&#233;, et tout une partie de la population qui ne lui accorde pas la moindre parcelle de l&#233;gitimit&#233;, en particulier pour l&#233;gif&#233;rer sur ses usages des technologies num&#233;riques. Il est int&#233;ressant de voir que dans le d&#233;bat sur Hadopi, bien peu sont ceux qui s'int&#233;ressent &#224; cette question. Car comment oublier qu'une bonne r&#233;gulation, une r&#233;gulation efficace, ne peut l'&#234;tre que parce qu'elle est reconnue comme l&#233;gitime par ceux &#224; qui elle s'applique ?&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&quot;Le plus fort n'est jamais assez fort pour &#234;tre toujours le ma&#238;tre, s'il ne transforme sa force en droit, et l'ob&#233;issance en devoir. De l&#224; le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et r&#233;ellement &#233;tabli en principe. Mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot ? La force est une puissance physique ; je ne vois point quelle moralit&#233; peut r&#233;sulter de ses effets. C&#233;der &#224; la force est un acte de n&#233;cessit&#233;, non de volont&#233; ; c'est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-ce &#234;tre un devoir ?&quot; dit Rousseau dans &lt;em&gt;Du Contrat Social&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En s'attaquant &#224; la question de l'implication des citoyens dans la vie publique, le Pacte pour les libert&#233;s num&#233;riques ne r&#233;soud pas cette question, mais il la d&#233;signe comme strat&#233;gique : tout mesure r&#233;gulatrice qui ne proc&#232;de pas d'une &#233;laboration qui lui donne la l&#233;gitimit&#233; dont elle a besoin est n&#233;cessairement vou&#233;e &#224; l'&#233;chec. Aussi longtemps donc que ces lois seront &#233;labor&#233;es par et sur l'inspiration d'acteurs qui ne sont pas des utilisateurs du r&#233;seau, et aussi longtemps que ceux-ci ne participeront pas &#224; leur &#233;laboration, elles n'auront aucun effet. C'est donc bien &#224; la r&#233;duction du foss&#233; qui s&#233;pare les citoyens utilisateurs quotidiens du r&#233;seau et des lieux de l&#233;gislation soumis aux seules influences des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques qu'il s'agit de travailler. Cibler le niveau europ&#233;en n'est pas n&#233;cessairement le meilleur choix, vu le peu d'enthousiasmes que suscitent ses instances de d&#233;cision politique aupr&#232;s des citoyens. Mais il semble qu'il s'agisse d'un choix d'opportunit&#233;, &#233;tant donn&#233; la nature des prochaines &#233;lections. Par ailleurs,&lt;a href=&quot;http://www.temps-reels.net/article1846.html&quot;&gt; l'amendement Bono, aujourd'hui repris par Catherine Trautmann&lt;/a&gt;, ou le combat soutenu &#224; l'&#233;poque par Michel Rocard contre &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Brevet_logiciel_en_Europe&quot;&gt;le brevet logiciel&lt;/a&gt; ont montr&#233; que les militants du logiciel libre ou de la libre culture pouvaient avoir parfois plus de succ&#232;s aupr&#232;s du Parlement europ&#233;en en particulier, que d'une Assembl&#233;e Nationale finalement verrouill&#233;e par la solidarit&#233; gouvernementale.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9) Promouvoir au niveau europ&#233;en et national une approche exigeante de l'interop&#233;rabilit&#233;&lt;/strong&gt;, qui fasse de celle-ci un droit effectif&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Encore une d&#233;marche de conqu&#234;te de nouveaux droits : l'int&#233;rop&#233;rabilit&#233; est &#224; conqu&#233;rir ; elle est la condition essentielle de la libert&#233; d'acc&#232;s &#224; l'information quelle qu'elle soit, en m&#234;me temps qu'une condition &#233;conomique n&#233;cessaire, pourrait-on rappeler &#224; nos amis lib&#233;raux, au fonctionnement d'un march&#233; libre et concurrentiel. Tout verrouillage technique sur les contenus qui lie ce contenu &#224; un dispositif technique, logiciel ou mat&#233;riel, pose les bases d'une vente forc&#233;e (pour &#233;couter tel artiste, il faut acheter tel mat&#233;riel) et &#224; d'importantes distortions de concurrence. C'est au final un frein &#224; l'innovation en m&#234;me temps qu'une restriction de la libert&#233; des consommateurs.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10) Soutenir les initiatives soci&#233;tales visant les m&#234;mes objectifs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le R&#233;seau des Pirtates n'est pas seul. Il s'inscrit dans un environnement constitu&#233; d'une foultitude de mouvements et d'associations, et m&#234;me d'initiatives personnelles allant dans le m&#234;me sens. Plut&#244;t que de se voir comme concurrentes - en particulier pour aller chercher une reconnaissance du gouvernement -, ces initiatives doivent se mettre elles-m&#234;mes en r&#233;seau, mutualiser les moyens de mobilisation et faire circuler l'information, seul moyen pour elles de compenser leur faiblesse organisationnelle qui les fait voir des fen&#234;tres de la Rue de Valois sous l'apparence de &quot;5 gus dans un garage&quot;. 5 gus, peut-&#234;tre, mais qui en mobilisent des milliers d'autres, et qui alli&#233;s &#224; d'autres r&#233;seaux, peuvent en mobilier des millions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'esp&#232;re que le R&#233;seau des Pirates constitue un d&#233;but de tournant dans la question cruciale de la gouvernance de l'Internet. Que cette initiative r&#233;ussira &#224; faire la preuve qu'il n'y a pas les libert&#233;s d'un c&#244;t&#233;, et les libert&#233; num&#233;riques de l'autre. Simplement parce que les conditions d'exercice de ces libert&#233;s sont absolument et sans retour possible intimement li&#233;es au d&#233;veloppement des technologies et donc des usages du num&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment veilles-tu ?</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article173.html</link>
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		<dc:date>2009-01-25T12:28:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>Usages</dc:subject>
		<dc:subject>Google</dc:subject>
		<dc:subject>RSS</dc:subject>

		<description>La masse d'information que nous devons traiter chaque jour est toujours plus importante. Face au risque d'infob&#233;sit&#233;, nous sommes tous contraints de mettre en place des strat&#233;gies de traitement de l'information au moyen d'outils plus ou moins perfectionn&#233;s. La d&#233;finition de telles strat&#233;gies repose sur la d&#233;finition d'un &#233;quilibre entre deux principes oppos&#233;s mais non contradictoires : la recherche de sources d'informations toujours plus nombreuses et diversifi&#233;es, afin de ne pas manquer les innovations (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_225 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L500xH335/2687043572_bdb1e83982-d9b5e.jpg' width='500' height='335' alt=&quot;&quot; style='height:335px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La masse d'information que nous devons traiter chaque jour est toujours plus importante. Face au risque d'infob&#233;sit&#233;, nous sommes tous contraints de mettre en place des strat&#233;gies de traitement de l'information au moyen d'outils plus ou moins perfectionn&#233;s. La d&#233;finition de telles strat&#233;gies repose sur la d&#233;finition d'un &#233;quilibre entre deux principes oppos&#233;s mais non contradictoires :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la recherche de sources d'informations toujours plus nombreuses et diversifi&#233;es, afin de ne pas manquer les innovations qui apparaissent constamment dans la plupart des champs d'activit&#233; (la soci&#233;t&#233; de l'information est une soci&#233;t&#233; de l'innovation)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; le filtrage toujours plus s&#233;v&#232;re de l'information collect&#233;e pour ne pas perdre de temps &#224; devoir traiter de l'information non pertinente ou redondante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La litt&#233;rature sur le sujet est assez souvent d&#233;cevante parce qu'elle s'int&#233;resse ou bien aux outils, ou bien aux principes g&#233;n&#233;raux. Il est en revanche bien difficile de trouver des conseils pratiques pour mettre en &#339;uvre une strat&#233;gie de veille mobilisant les outils &#233;voqu&#233;s et respectant les principes g&#233;n&#233;raux faisant l'objet de recommandations. La raison en est &#233;vidente : il revient &#224; chacun de d&#233;finir sa strat&#233;gie en fonction de ses objectifs particuliers. D&#233;finir une strat&#233;gie de veille efficace rel&#232;ve de la m&#233;canique de pr&#233;cision et demande une bonne connaissance, non seulement des outils &#224; disposition et du domaine sur lequel on travaille, mais aussi de ses propres habitudes intellectuelles, ce qui est le plus difficile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien n'emp&#234;che cependant d'&#233;changer sur nos pratiques de veille, sur nos strat&#233;gies concr&#232;tes, c'est &#224; dire pas seulement quels outils nous utilisons, mais comment nous les utilisons. Et pour &#233;changer, pourquoi ne pas d&#233;velopper une cha&#238;ne de blogs permettant de comparer les pratiques de chacun ? Je commence donc par exposer ma strat&#233;gie de veille et je demanderai en fin de billet &#224; 5 blogueurs d'en faire de m&#234;me. Je ne parlerai pas seulement de ma pratique de veille &#224; l'instant , mais aussi des &#233;volutions dans cette pratique.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les outils&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car il faut bien commencer par l&#224;, malgr&#233; tout. Etant assez gadgetophile, je crois bien avoir test&#233; la plupart des outils parus sur le march&#233; au cours des derni&#232;res ann&#233;es ; j'ai bien dit test&#233; ; pas utilis&#233;. Pour me tenir au courant, j'utilise en particulier l'excellent &lt;a href='http://www.outilsfroids.net/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Outils Froids&quot;&gt;Outils Froids&lt;/a&gt; qui est une r&#233;f&#233;rence en la mati&#232;re. En gros, pour effectuer une veille &#224; peu pr&#232;s efficace, il faut utiliser trois types d'outils compl&#233;mentaires : les agr&#233;gateurs de flux RSS, les signets et bibliographies partag&#233;es, les r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;C&#244;t&#233; agr&#233;gateurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir exp&#233;riment&#233; les logiciels install&#233;s en local (RSSowl entre autres, puis le gestionnaire de RSS de Thunderbird), je me suis port&#233; vers Bloglines, sur les conseils de &lt;a href='http://rpist.inist.fr/sites/rpist/IMG/pdf/V_GINOUVES_-_JC_PEYSSARD_-_DAUM.pdf' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;RSS&quot;&gt;V&#233;ronique et Jean-Christophe&lt;/a&gt;, que j'ai utilis&#233; pendant des ann&#233;es. J'ai pourtant fini par abandonner cet outil au profit de &lt;a href='http://www.google.fr/reader/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Google Reader&quot;&gt;Google Reader&lt;/a&gt; pour une raison simple : la facilit&#233; avec laquelle cet outil permet de s&#233;lectionner des items ('s'), de les partager avec les autres (Shift+'s') et de les taguer ('l'+tag) et de partager sa liste d'items tagu&#233;s avec d'autres. Ces fonctionnalit&#233;s existent sans doute aujourd'hui dans Bloglines, mais Google Reader a eu un temps d'avance sur son concurrent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne les signets partag&#233;s, je reste fid&#232;le &#224; &lt;a href='http://delicious.com/' class='spip_out' hreflang='en' title=&quot;Delicious&quot;&gt;Delicious&lt;/a&gt; sans trop aller voir ailleurs. Le principal int&#233;r&#234;t d'un service de signets partag&#233;s ne r&#233;side pas dans la sophistication des fonctionnalit&#233;s qu'il met &#224; disposition je pense, mais dans l'importance de sa base utilisateurs. Delicious donc : c'est rapide, c'est simple, c'est &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon utilisation des r&#233;seaux sociaux pour la veille est beaucoup plus r&#233;cente. Je suis sur &lt;a href='http://www.facebook.com/' class='spip_out' hreflang='en' title=&quot;Facebook&quot;&gt;Facebook&lt;/a&gt; et la plupart de mes &quot;amis&quot; sont des contacts professionnels (mais n&#233;anmoins amis sans guillemets pour la plupart). Garder un &#339;il sur les traces de vie qu'ils laissent sur cette plateforme m'est donc utile. Comme ils sont aussi sur d'autres plateformes, j'utilise aussi &lt;a href='http://www.friendfeed.com/' class='spip_out' hreflang='en' title=&quot;Friendfeed&quot;&gt;Friendfeed&lt;/a&gt; pour les suivre. J'avoue ne pas y passer des heures. J'ai r&#233;cup&#233;r&#233; le fil RSS de mes 'amis' Friendfeed dans Google reader qui m'annonce plusieurs centaines de traces produites par jour. Je regarde de temps en temps.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Place &#224; la strat&#233;gie maintenant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je crois assez peu &#224; l'efficacit&#233; d'un travail de veille qui ne serait pas du tout li&#233; &#224; une quelconque production. Autrement dit, le travail de traitement d'une masse tr&#232;s importante d'informations doit &#234;tre orient&#233;e par un objectif op&#233;rationnel concret ; veiller, ce n'est pas se tenir au courant ; c'est s&#233;lectionner, capitaliser, agr&#233;ger puis synth&#233;tiser l'information pour en faire quelque chose. De mon c&#244;t&#233;, l'&lt;i&gt;output&lt;/i&gt; de ma veille, c'est &lt;a href='http://www.homo-numericus.net/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Homo Numericus&quot;&gt;Homo Numericus&lt;/a&gt;. Les lecteurs de ce magazine en ligne savent qu'il est de publication irr&#233;guli&#232;re ; c'est vrai aussi de la veille qui le pr&#233;pare ; il y a toujours une distance plus ou moins grande entre les objectifs affich&#233;s et la r&#233;alit&#233;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour pr&#233;parer mes textes dans Homo Numericus, j'applique ce que je consid&#232;re &#234;tre une strat&#233;gie des tamis successifs :&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Premier tamis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans Google reader, je parcours tr&#232;s vite ma liste &quot;all items&quot; agr&#233;geant les derni&#232;res publication dans les 200 flux et quelques auxquels je suis abonn&#233;. J'essaie d'aller tr&#232;s vite. Je suis quand m&#234;me en mode de visualisation &quot;d&#233;ploy&#233;&quot; et non en mode liste, car les titres seuls ne me permettent pas toujours de juger de l'int&#233;r&#234;t d'un article.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ces 200 flux, j'en ai quelques uns qui sont automatiques : des flux issus de recherche de mots cl&#233;s sur Google news (&quot;informatique, internet&quot;, &quot;cyber*&quot;, etc), le flux de mes &quot;amis&quot; sur Friendfeed, le flux de mon &quot;network&quot; dans Delicious. A ce niveau mon travail consiste pour l'essentiel &#224; s&#233;lectionner, partager et taguer les articles qui me semblent dignes d'attention. C'est un premier tamis ; je suis donc large, en marquant aussi des informations purement factuelles, de d&#233;tail. Cette simplicit&#233; du premier tamis est toute r&#233;cente. Pendant longtemps, j'ai cherch&#233; &#224; classer mes flux : dans des dossiers th&#233;matiques d'abord (politique, &#233;conomie, usages, technos), puis par type de source (presse, blogs, communication institutionnelle), puis les deux. Je me suis rendu compte que ce classement ne me servait &#224; rien. J'ai ensuite cr&#233;&#233; un niveau de pr&#233;selection, un dossier &quot;A suivre&quot;, avec une trentaine de sources que je consid&#233;rais comme plus importantes que les autres. R&#233;sultat : je ne lisais plus que ces sources. Finalement, j'ai d&#233;cid&#233; d'abandonner tout principe de classement sur mes sources et de le d&#233;velopper plus finement sur les articles que je s&#233;lectionne.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Second tamis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme en g&#233;n&#233;ral, je n'arrive pas &#224; tout parcourir sur autant de sources, je regarde p&#233;riodiquement et syst&#233;matiquement un certain nombre de flux particuliers de publications qui sont tr&#232;s proches de mes pr&#233;occupations et/ou de tr&#232;s bonne qualit&#233; : &lt;a href='http://www.internetactu.net/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Internet Actu&quot;&gt;Internet Actu&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://lafeuille.homo-numericus.net/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;LaFeuille&quot;&gt;La Feuille&lt;/a&gt;, bien s&#251;r, OA news, &lt;a href='http://www.readwriteweb.com/' class='spip_out' hreflang='en' title=&quot;RWW&quot;&gt;ReadWriteWeb&lt;/a&gt;, la rubrique techno du &lt;a href='http://www.nytimes.com/pages/technology/index.html' class='spip_out' hreflang='en' title=&quot;NyTImes&quot;&gt;New York Times&lt;/a&gt; par exemple. L&#224;, il s'agit de ne rien laisser passer. Depuis peu, je fais de m&#234;me avec les listes de partage d'un certain nombre de mes contacts dans Google reader. Cette liste est tr&#232;s utile pour moi, et je regrette qu'un plus grand nombre de personnes ne l'utilise pas. Lorsque cela m'int&#233;resse, je s&#233;lectionne, partage, tague.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Troisi&#232;me tamis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je reprends ma liste d'items s&#233;lectionn&#233;s. La fonction Trends de Google reader me dit que sur 2700 items parcourus, j'en ai s&#233;lectionn&#233; une centaine, donc un peu moins de ...heu, je laisse les matheux faire le calcul. Je regarde &#224; t&#234;te repos&#233;e cette liste d'items s&#233;lectionn&#233;s, qui est aussi ma liste d'items partag&#233;s, et j'essaie de voir si des tendances se d&#233;gagent : quel sujet est en train de monter ? de quoi parle-t-on ? qu'est-ce qui fait l'objet de d&#233;bats int&#233;ressants ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Quatri&#232;me tamis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A partir de quelques r&#233;ponses &#224; ces questions, je d&#233;cide d'une br&#232;ve dans Homo Numericus, dans laquelle j'exploite quelques une des r&#233;f&#233;rences que j'ai pu trouver. Dans la plupart des cas, en cours d'&#233;criture, je fais une boucle de r&#233;troaction : je reviens dans le moteur de recherche du reader et je lance une requ&#234;te sur le sujet que je suis en train de traiter sur tous les items de mes flux. Cette recherche me permet souvent de d&#233;gager une profondeur historique du sujet que je n'ai pas toujours en premi&#232;re approche. Car le moteur retient tout ce qui a &#233;t&#233; syndiqu&#233; et me ressort souvent des articles vieux de plusieurs ann&#233;es. Ainsi, les articles que je n'ai pas eu le temps de lire ne sont pas totalement perdus. Il me servent &#233;ventuellement &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt; pour alimenter un corpus de veille dans lequel je viens puiser r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est d'ailleurs la force de Google d'offrir la puissance de son moteur de recherche sur des services comme Gmail et Google Reader : il s'agit bien de services de traitement de flux, mais tout l'int&#233;r&#234;t consiste &#224; pouvoir stocker aussi le flux et constituer un corpus cherchable, totalement personnalis&#233; et qui grandit avec le temps.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Branchement du percolateur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans tous mes textes sur Homo Numericus, j'essaie de rendre plus explicites mes r&#233;f&#233;rences et mes liens. Pour le faire de mani&#232;re plus efficace, j'utilise &lt;a href='http://www.zotero.org/' class='spip_out' hreflang='en' title=&quot;Zotero&quot;&gt;Zotero&lt;/a&gt; (o&#249; n'entrent donc que les r&#233;f&#233;rences qui font l'objet d'une citation effective dans mes textes) qui m'aide &#224; g&#233;rer et formater des r&#233;f&#233;rences. Cela m'int&#233;resse de proc&#233;der ainsi, parce que je sais que mes br&#232;ves dans Homo Numericus me fournissent des mat&#233;riaux pour l'&#233;criture d'articles plus longs, plus acad&#233;miques dans lesquels je reprendrai les m&#234;mes r&#233;f&#233;rences, m&#234;me s'il s'agit de billets de blogs ou d'articles de journaux. Sans &#234;tre arriv&#233; &#224; le mettre en pratique r&#233;ellement jusqu'&#224; pr&#233;sent, j'essaie d'ailleurs de renforcer cet aspect de percolation et de construction progressive de l'information depuis le premier acte de s&#233;lection de l'information jusqu'&#224; l'&#233;criture de discours longs et construits pour des publications formelles. Ce n'est pas &#233;vident, mais c'est &#224; cela que je travaille, avec l'aide d'Homo Numericus qui devrait constituer une bonne part de la colonne vert&#233;brale du percolateur &#224; id&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le percolateur a quelques tuyaux secondaires qui viennent l'alimenter de mani&#232;re annexe : je suis abonn&#233; &#224; quelques listes de diffusion, mais le moins possible. L'envahissement du mail est si important que je pr&#233;f&#232;re ne pas y ajouter en ajoutant dans ma bo&#238;te des milliers de messages qui ne me sont pas personnellement destin&#233;s. Je suis aussi d'un oeil les Twitt de mes contacts, via un gadget dans mon Gmail. Au passage, inutile de s'abonner au mien, je ne poste rien sur &lt;a href='http://twitter.com/' class='spip_out' hreflang='en' title=&quot;Twitter&quot;&gt;Twitter&lt;/a&gt;. Lorsque je rep&#232;re, par ces moyens des nouvelles int&#233;ressantes, je les ajoute manuellement sous forme de note dans Google Reader. Ces notes viennent alors s'ajouter au corpus global et je les s&#233;lectionne.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'art du recyclage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le secret d'un traitement efficace de l'information, il me semble, c'est de r&#233;ussir &#224; r&#233;utiliser &lt;i&gt;n&lt;/i&gt; fois la m&#234;me information. C'est ce que je m'efforce de faire. On a vu qu'une m&#234;me information peut &#234;tre utilis&#233;e deux fois, gr&#226;ce au couple Google Reader-Zotero : &#224; la fois pour l'&#233;criture de br&#232;ves dans Homo Numericus, et pour l'&#233;criture de textes plus longs sous forme de r&#233;f&#233;rences bibliographiques. Ces informations sont utilis&#233;es une troisi&#232;me fois via mon flux Friendfeed que j'ai branch&#233; sur mon compte Facebook. Ainsi, toute information partag&#233;e dans Google Reader passe dans Friendfeed et atterrit dans mon profil Facebook. Enfin, j'ai mis au point une petite astuce qui me permet d'alimenter automatiquement Homo Numericus en nouvelles syndiqu&#233;es par ce moyen : lorsque je s&#233;lectionne et partage une information dans Google Reader, je la tague. Le premier de mes tags correspond &#224; une des quatre rubriques d'Homo Numericus : &lt;a href='http://homo-numericus.net/spip.php?rubrique23' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;HN politique&quot;&gt;politique&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://homo-numericus.net/spip.php?rubrique3' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;HN &#233;co&quot;&gt;&#233;conomie&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://homo-numericus.net/spip.php?rubrique2' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;HN usages&quot;&gt;usages&lt;/a&gt; ou &lt;a href='http://homo-numericus.net/spip.php?rubrique24' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;HN technos&quot;&gt;technologies&lt;/a&gt;. J'ai partag&#233; le flux RSS de chacun de ces tags et branch&#233; ce flux sur chacune des rubriques d'Homo Numericus. Si vous allez sur la page de pr&#233;sentation de ces rubriques, vous verrez ces informations appara&#238;tre dans le bloc &quot;Nouvelles syndiqu&#233;es&quot;. Astucieux non ? Plus r&#233;cemment, j'ai essay&#233; de faire plus subtil en partageant les flux de chacun des tags particuliers par lesquels je d&#233;cris les informations que je s&#233;lectionne : &quot;&#233;dition &#233;lectronique&quot;, &quot;copyright&quot;, &quot;privacy&quot;, etc. Dans Homo Numericus, je tague de la m&#234;me mani&#232;re les br&#232;ves que j'&#233;cris, et j'ai mis en place un syst&#232;me, gr&#226;ce &#224; Spip, qui &#233;tablit une correspondance entre les deux. C'est encore incomplet et pas vraiment op&#233;rationnel mais &#231;a va venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, un certain nombre d'informations que je rel&#232;ve dans ma veille quotidienne sont tr&#232;s pointus et concernent plus particuli&#232;rement le domaine de l'&#233;dition &#233;lectronique scientifique qui est mon coeur d'activit&#233; professionnelle. Ces informations sont tagu&#233;es &quot;pro&quot; et je dirige le flux RSS g&#233;n&#233;r&#233; par ce tag sur notre wiki en intranet.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;A qui le tour ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bon voil&#224;, j'ai fait le tour de ma machine infernale. Peut-&#234;tre quelques uns d'entre vous auront pu y puiser quelques id&#233;es. Je suis preneur de toutes suggestions susceptible de l'am&#233;liorer. Si Marin avait &#233;crit ce billet, il nous aurait fait un superbe sch&#233;ma mettant en &#233;vidence tous les tuyaux qui se branchent dans tous les sens. Eh bien justement, c'est &lt;a href='http://blog.homo-numericus.net/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Marin&quot;&gt;&#224; lui en premier&lt;/a&gt; que je transmets la question : comment veilles-tu ? Je la pose aussi &#224; d'autres personnes donc j'admire la capacit&#233; &#224; d&#233;nicher des informations int&#233;ressantes : &lt;a href='http://www.internetactu.com/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Hubert&quot;&gt;Hubert&lt;/a&gt; bien s&#251;r (&#224; moins que ce soit un secret professionnel), &lt;a href='http://www.arhv.lhivic.org/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Andr&#233;&quot;&gt;Andr&#233;&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://phnk.com/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Fran&#231;ois&quot;&gt;Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://phonotheque.hypotheses.org/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;La phonoth&#232;que&quot;&gt;V&#233;ronique&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.bibliobsession.net/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Silv&#232;re&quot;&gt;Silv&#232;re&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.ifporient.org/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;JC&quot;&gt;Jean-Christophe&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.lespetitescases.net/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Got&quot;&gt;Gautier&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.affordance.info/' class='spip_out' hreflang='fr' title=&quot;Olivier&quot;&gt;Olivier&lt;/a&gt;...comment ? &#231;a ne fait pas 5 ? Je vous l'avais dit, c'est vous les matheux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P.S. : n'h&#233;sitez pas &#224; venir signaler ici en commentaire le billet o&#249; vous d&#233;crivez votre propre pratique de veille. Et pour ceux qui n'ont pas de blog, vous pouvez &#233;voquer vos pratiques directement en commentaire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Annexes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ma liste de partage sur Google Reader&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.google.fr/reader/shared/00919375885915026307' class='spip_out'&gt;http://www.google.fr/reader/shared/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon compte Delicious&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://delicious.com/piotrr' class='spip_out'&gt;http://delicious.com/piotrr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon profil Facebook&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.new.facebook.com/home.php#/profile.php?id=673866825' class='spip_out'&gt;http://www.new.facebook.com/home.ph...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon fil Friendfeed&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://friendfeed.com/piotrr' class='spip_out'&gt;http://friendfeed.com/piotrr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;dit photo : &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/slimjim/2687043572/' class='spip_out' hreflang='en' title=&quot;Bins&quot;&gt;&quot;Bins&quot;, par Slimmer Jimmer&lt;/a&gt;, sur Flickr, en CC by-nc-nd&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>J'ouvre mon carnet de recherches sur Hypoth&#232;ses - 17 octobre 2008, EHESS Paris</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article166.html</link>
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		<dc:date>2008-10-14T17:15:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>TIC-SHS</dc:subject>
		<dc:subject>Blog</dc:subject>
		<dc:subject>Ecritures en ligne</dc:subject>

		<description>Depuis quelques ann&#233;es, un nombre croissant de chercheurs en sciences humaines et sociales utilise des outils de mise en ligne rapides et l&#233;gers &#8211; les blogs &#8211; dans leur activit&#233; professionnelle. Ces &#171; carnets de recherche &#187; constituent de v&#233;ritables instruments de communication et d'information scientifique. Leurs usages sont tr&#232;s divers : carnets de fouilles arch&#233;ologiques, cahiers de terrain en sciences sociales, moyens de diffusion des savoirs, journaux de bord de projets de recherche, blogs de (...)

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/rubrique1.html" rel="directory"&gt;Billets&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot7.html" rel="tag"&gt;TIC-SHS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot16.html" rel="tag"&gt;Blog&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot19.html" rel="tag"&gt;Ecritures en ligne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_204 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L500xH250/219114767_c94225b26e-225b3.jpg' width='500' height='250' alt=&quot;Typography as a grid&quot; title=&quot;Typography as a grid&quot; style='height:250px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, un nombre croissant de chercheurs en sciences humaines et sociales utilise des outils de mise en ligne rapides et l&#233;gers &#8211; les blogs &#8211; dans leur activit&#233; professionnelle. Ces &#171; carnets de recherche &#187; constituent de v&#233;ritables instruments de communication et d'information scientifique. Leurs usages sont tr&#232;s divers : carnets de fouilles arch&#233;ologiques, cahiers de terrain en sciences sociales, moyens de diffusion des savoirs, journaux de bord de projets de recherche, blogs de revues ou de livres, chroniques scientifiques sur un th&#232;me pr&#233;cis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Centre pour l'&#233;dition &#233;lectronique ouverte (CLEO) a lanc&#233; en f&#233;vrier 2008 sa plateforme de carnets de recherche Hypoth&#232;ses. Ouverte &#224; la communaut&#233; de l'ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales, Hypoth&#232;ses permet aux chercheurs et &#233;quipes de recherche de diffuser facilement et rapidement de l'information en relation directe avec leur pratique scientifique.
Pr&#233;sentation de la formation&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Afin d'accompagner le d&#233;veloppement de sa plateforme, le CLEO organise une s&#233;rie de formations &#224; destination de tous les utilisateurs d&#233;j&#224; inscrits ou d&#233;sireux d'ouvrir un carnet de recherche. D'une dur&#233;e d'une journ&#233;e, ces formations permettent aux participants de cr&#233;er et ouvrir leur carnet de recherche le cas &#233;ch&#233;ant, de personnaliser et configurer leur carnet, de ma&#238;triser l'ensemble des fonctionnalit&#233;s d'&#233;dition et de gestion qui leur sont offertes. En compl&#233;ment de cette formation pratique, la journ&#233;e comprend une introduction aux enjeux des blogs scientifiques et une pr&#233;sentation des pratiques existantes appuy&#233;e sur l'analyse de diff&#233;rents exemples.
Programme&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Qu'est-ce qu'un carnet de recherche ? D&#233;finition et exemples
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le carnet de recherche : un outil d'information scientifique
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; L'environnement institutionnel et juridique des carnets de recherche
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pr&#233;sentation de la plateforme Hypoth&#232;ses
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Ouvrir un carnet de recherche sur Hypoth&#232;ses : prise en main de l'outil Wordpress
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#201;diter et publier des articles et des pages sur son carnet de recherche
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Personnalisation et configuration avanc&#233;e
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Gestion &#233;ditoriale des contenus&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Informations pratiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La formations se d&#233;roule &#224; Paris entre 9h30 et 13 heures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lieu : EHESS. 96 Bd Raspail, 75006, Paris.
Formateur&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pierre Mounier, EHESS, responsable du p&#244;le Formation et usages du CLEO et fondateur d'Homo Numericus.
Inscription&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour s'inscrire, il suffit d'&#233;crire &#224; formations@revues.org en pr&#233;cisant bien le titre et la date de la formation demand&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'est pas obligatoire d'avoir un carnet ou d'avoir l'intention d'en ouvrir un pour participer &#224; ces formations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour en savoir plus sur Hypoth&#232;ses : &lt;a href='http://hypotheses.org/about' class='spip_out'&gt;http://hypotheses.org/about&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cr&#233;dits photographiques : &#171; &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/bluekdesign/219114767/' class='spip_out'&gt;Typography is a grid&lt;/a&gt; &#187;, par &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/bluekdesign/' class='spip_out'&gt;bluekdesign&lt;/a&gt;, licence CC.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'&#233;dition en ligne : un nouvel eldorado ?</title>
		<link>http://blog.homo-numericus.net/article154.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://blog.homo-numericus.net/article154.html</guid>
		<dc:date>2008-05-22T11:41:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Piotrr</dc:creator>


		<dc:subject>TIC-SHS</dc:subject>
		<dc:subject>Economie du num&#233;rique</dc:subject>
		<dc:subject>Edition &#233;lectronique</dc:subject>
		<dc:subject>Wikipedia</dc:subject>

		<description>J'ai r&#233;cemment &#233;t&#233; invit&#233; par l'association Enth&#232;Se des doctorants de l'ENS LSH &#224; venir parler dans une apr&#232;s-midi de r&#233;flexion consacr&#233;e aux enjeux de l'&#233;dition scientifique. Pour cette double table-ronde, s'exprimaient Yves Winkin, Catherine Volpilhac, Kim Dani&#232;re de Cyberth&#232;ses, Olivier Jouslin, sur les questions de la publication de la th&#232;se et de son r&#244;le dans l'&#233;valuation du jeune chercheur. De mon c&#244;t&#233;, je m'exprimais dans une seconde session consacr&#233;e plut&#244;t aux enjeux de l'&#233;dition. J'ai eu le plaisir (...)

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&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot7.html" rel="tag"&gt;TIC-SHS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot12.html" rel="tag"&gt;Economie du num&#233;rique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot20.html" rel="tag"&gt;Edition &#233;lectronique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://blog.homo-numericus.net/mot38.html" rel="tag"&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_180 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://blog.homo-numericus.net/local/cache-vignettes/L388xH303/2243154949_531178b0d3-c3775.jpg' width='388' height='303' alt=&quot;&quot; style='height:303px;width:388px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai r&#233;cemment &#233;t&#233; invit&#233; par l'&lt;a href='http://enthese.ens-lsh.fr/04343129%20/0/fiche___pagelibre/' class='spip_out'&gt;association Enth&#232;Se des doctorants de l'ENS LSH&lt;/a&gt; &#224; venir parler dans une apr&#232;s-midi de r&#233;flexion consacr&#233;e aux enjeux de l'&#233;dition scientifique. Pour cette double table-ronde, s'exprimaient &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Winkin' class='spip_glossaire'&gt;Yves Winkin&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://w3.ens-lsh.fr/annuaires/auteur.php3?id_auteur=2&amp;id_rubrique=128' class='spip_out'&gt;Catherine Volpilhac&lt;/a&gt;, Kim Dani&#232;re de &lt;a href='http://www.cybertheses.org/' class='spip_out'&gt;Cyberth&#232;ses&lt;/a&gt;, Olivier Jouslin, sur les questions de la publication de la th&#232;se et de son r&#244;le dans l'&#233;valuation du jeune chercheur. De mon c&#244;t&#233;, je m'exprimais dans une seconde session consacr&#233;e plut&#244;t aux enjeux de l'&#233;dition. J'ai eu le plaisir d'&#233;couter l'expos&#233; tr&#232;s int&#233;ressant de &lt;a href='http://www.editions-verticales.com/auteurs_fiche.php?id=108&amp;rubrique=4' class='spip_out'&gt;Jean-Luc Giribone&lt;/a&gt;, que je ne connaissais pas, des &#233;ditions du Seuil, et Denise Pierrot, d'&lt;a href='http://editions.ens-lsh.fr/simclient/home.asp?INSTANCE=ENSEDITIONS' class='spip_out'&gt;ENS &#233;ditions&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Intervenant en fin de journ&#233;e, je tenais le r&#244;le de Mr Edition en ligne. Il me revenait donc d'expliquer le ph&#233;nom&#232;ne &#224; une audience de doctorants en sciences humaines et sociales, dont, finalement, assez &#233;trangers &#224; ce qui s'apparente quand m&#234;me &#224; des discussions au sein d'un petit milieu. Voici donc l'essentiel de mon expos&#233; auquel j'ai tent&#233; de donner un tour relativement didactique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En guise d'introduction, il me semble n&#233;cessaire de faire le point sur un certain nombre de questions qui ont structur&#233; les d&#233;bats sur l'&#233;dition &#233;lectronique depuis 10 ans. A mon sens, ces questions sont aujourd'hui largement obsol&#232;tes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1.La &lt;i&gt;d&#233;sinterm&#233;diation&lt;/i&gt;. C'est le terme par lequel on a pu dire que la mise en ligne des publications scientifiques revenaient &#224; la suppression des interm&#233;diaires (ie les &#233;diteurs). On passerait donc &#224; un mod&#232;le de distribution directe du producteur au consommateur. On sait aujourd'hui que cette approche n'est pas pertinente, parce que toute forme de communication est marqu&#233;e par la pr&#233;sence d'interm&#233;diaires, aussi discrets soient-ils. Aujourd'hui, les plate-formes o&#249; les utilisateurs sont invit&#233;s &#224; d&#233;poser leurs propres productions (les archives ouvertes par exemple), sont des interm&#233;diaires. De par sa seule existence la plate-forme a un impact &#233;ditorial sur les contenus qu'elle h&#233;berge ; impact dont il faut tenir compte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. &lt;i&gt;L'&#233;lectronique &lt;i&gt;versus&lt;/i&gt; le papier&lt;/i&gt; : faut-il publier au format &#233;lectronique ou papier ? Cette question ne vaut plus la peine d'&#234;tre pos&#233;e ; en ces termes en tout cas. La r&#233;alit&#233; est qu'aujourd'hui, l'&#233;dition est forc&#233;ment &#233;lectronique ; les auteurs, les &#233;diteurs, les chefs de fabrication et m&#234;me les imprimeurs travaillent en num&#233;rique. La question du papier est donc r&#233;duite &#224; celle du support de diffusion. Et m&#234;me dans ce cas, elle ne concerne qu'un certain type de documents. Typiquement, les livres. Pour les revues, on est aujourd'hui dans une situation o&#249; il est peu imaginable qu'une revue s'abstienne d'&#234;tre diffus&#233;e en ligne (ou alors elle se pr&#233;pare un tr&#232;s mauvais avenir). La question qu'elle peut &#233;ventuellement se poser est de savoir si elle a int&#233;r&#234;t &#224; &#234;tre diffus&#233;e AUSSI sur papier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. &lt;i&gt;La cha&#238;ne du livre&lt;/i&gt; : est-elle remise en cause par l'&#233;lectronique ? Ce concept de cha&#238;ne du livre me semble inop&#233;rant pour penser les mutations actuelles ; parce qu'il d&#233;signe un secteur professionnel consacr&#233; &#224; la fabrication et la diffusion du livre comme objet mat&#233;riel et non type documentaire. Bref, il &#233;crase le concept de livre sur son actualisation physique et ne cherche pas &#224; le penser d'abord comme objet intellectuel. Finalement, le concept m&#234;me de cha&#238;ne est inop&#233;rant parce qu'il ne rend pas compte d'un mode circulaire de circulation des savoirs et pense les choses comme une transmission unilat&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au bout du compte, il appara&#238;t n&#233;cessaire, si on veut essayer de comprendre ce qui est &#224; l'oeuvre avec l'&#233;dition &#233;lectronique de remonter &#224; un plus haut niveau de g&#233;n&#233;ralit&#233;, d'&#233;largir la perspective, c'est &#224; dire de repartir de la d&#233;finition m&#234;me de ce qu'est l'&#233;dition. Bref, il faut ouvrir la bo&#238;te noire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'est-ce que l'&#233;dition ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est une activit&#233; hybride, b&#226;tarde, qui se d&#233;veloppe &#224; partir de l'id&#233;e de mise au jour, de transmission. L'&#233;dition scientifique, et singuli&#232;rement l'&#233;dition scientifique de sciences humaines peut &#234;tre approch&#233;e par trois c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. &lt;i&gt;C'est d'abord une activit&#233; &#233;conomique.&lt;/i&gt; Ce qui d&#233;finit d'un point de vue fonctionnel un &#233;diteur, c'est sa capacit&#233; &#224; mobiliser des ressources &#233;conomiques qu'un auteur ne peut ou ne veut mobiliser pour diffuser, donner &#224; conna&#238;tre son oeuvre. Depuis la deuxi&#232;me moiti&#233; du XIXe si&#232;cle, l'&#233;dition est une activit&#233; industrielle ; elle appartient au secteur des industries culturelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. &lt;i&gt;Qui est fortement articul&#233;e au champ scientifique&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Communication : the essence of science&lt;/i&gt;, &#233;crivait Garvey en 1980. Autrement dit, des connaissances, des r&#233;sultats de recherche qui ne sont pas connus, pas diffus&#233;s et partant, pas discut&#233;s n'existent pas dans le champ scientifique. Le moteur de l'activit&#233; scientifique, c'est la circulation interne au champ scientifique des r&#233;sultats de la recherche ; l'&#233;dition joue donc un r&#244;le essentiel dans ce champ&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. &lt;i&gt;et inscrite dans la soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt; : une particularit&#233; des connaissances produites dans le champs des sciences humaines est qu'elles impactent la soci&#233;t&#233; par des publications essentiellement, qui vont jouer un r&#244;le important dans le d&#233;bat public, alors que les sciences exactes impactent la soci&#233;t&#233; plus fr&#233;quemment par la m&#233;diation de l'ing&#233;nierie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au point de jonction entre ces trois dimensions, on trouve un mod&#232;le, qui s'actualise dans le mode de fonctionnement des maisons d'&#233;dition et des presses universitaires. Cette construction a fait mod&#232;le jusqu'&#224; pr&#233;sent par h&#233;ritage ou souvenir d'une p&#233;riode particuli&#232;re, celle des ann&#233;es 60-70 que l'on qualifie d'&#171; &#226;ge d'or des sciences humaines &#187;. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, il me semble que tout le monde a eu cet &#226;ge d'or en t&#234;te comme un id&#233;al r&#233;gulateur.Cet id&#233;al repose sur une conjonction miraculeuse entre les trois dimensions que j'ai &#233;voqu&#233;es. En gros, l'id&#233;e est qu'une d&#233;cision de publication satisfaisait les trois dimensions alors convergentes. Editer Levi-Strauss (Lacan, Foucault, Barthes, etc.) se traduisait &#224; la fois par une r&#233;ussite &#233;conomique, consacrait en m&#234;me temps la valeur scientifique de l'auteur (et lui permettait du coup de progresser dans le champ &#8211; avec le Coll&#232;ge de France comme P&#244;le magn&#233;tique), et enfin impactait fortement le d&#233;bat public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne me prononce pas sur le caract&#232;re r&#233;el ou mythique de cette conjoncture. Je dis simplement que nous l'avons tous en t&#234;te comme id&#233;al lorsque nous pensons &#224; l'&#233;dition de sciences humaines et qu'il a longtemps fonctionn&#233; comme id&#233;al r&#233;gulateur orientant le comportement de la plupart des acteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, nous sommes tous en train de faire le constat que ce mod&#232;le ne fonctionne plus, qu'il n'est plus op&#233;rant. On assiste &#224; une divergence entre les trois dimensions (on peut esquisser des pistes d'explication : la financiarisation du secteur de l'&#233;dition, la sur-sp&#233;cialisation des sciences humaines ou les effets d&#233;sastreux de la m&#233;diatisation du d&#233;bat public. En tout cas, il semble bien ne plus fonctionner, et c'est ce qu'on appelle &#171; la crise de l'&#233;dition de sciences humaines &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela pos&#233;, je vais maintenant essayer de dresser une esquisse d'un nouveau contexte de publication en &#233;mergence, o&#249;, effectivement, l'&#233;dition &#233;lectronique joue un r&#244;le important.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La dimension &#233;conomique d'abord&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle est caract&#233;ris&#233;e par un ph&#233;nom&#232;ne assez bien compris maintenant et qui est qualifi&#233; de &lt;a href='http://www.thelongtail.com/' class='spip_out'&gt;&#171; longue tra&#238;ne &#187;, propos&#233;e par le journaliste am&#233;ricain Chris Anderson&lt;/a&gt;. Sa proposition repose toute enti&#232;re sur l'analyse de la loi de distribution de la richesse, mod&#233;lis&#233;e par l'&#233;conomiste italien Vilfredo Pareto &#224; la fin du si&#232;cle dernier. Appliqu&#233;e au commerce, cette loi de distribution rend compte du fait que de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale pour tout type de produit, environ 80% des ventes sont r&#233;alis&#233;es sur 20% des produits. Pour le dire de mani&#232;re moins math&#233;matique, le succ&#232;s commercial est r&#233;parti de mani&#232;re tr&#232;s in&#233;galitaire. Cette constatation de sens commun mais qui a fait l'objet d'une mod&#233;lisation math&#233;matique a des cons&#233;quences particuli&#232;res pour la distribution des biens physiques. Elle explique en particulier que sur un catalogue total comportant plusieurs millions de livres disponibles en th&#233;orie, les libraires, qui ne peuvent en proposer &#224; la vente qu'un nombre limit&#233;, pour des raisons de simple rationalit&#233; &#233;conomique vont concentrer leur offre sur ceux qui se vendent le mieux ; les best-sellers. Dans un environnement physique, il est tr&#232;s co&#251;teux d'agrandir un magasin, d'ajouter des lin&#233;aires, bref, d'augmenter son offre. Il n'est donc pas int&#233;ressant de le faire pour accueillir des produits pour lesquels la demande est trop faible. On a donc une situation classique de raret&#233; cr&#233;&#233;e par les conditions de rentabilisation des investissement dans le monde physique. La th&#233;orie de Chris Anderson repose sur l'id&#233;e int&#233;ressante que les propri&#233;t&#233;s &#233;conomiques des objets num&#233;riques sont fondamentalement diff&#233;rentes. Ainsi, pour prendre l'exemple de la musique, s'il est tr&#232;s co&#251;teux pour un disquaire classique de proposer dans ses rayonnages une tr&#232;s grande diversit&#233; de CD - dont la plupart seront vendus &#224; un tr&#232;s faible nombre d'exemplaires, il n'est pas plus co&#251;teux pour un disquaire en ligne de proposer sur son serveur une tr&#232;s grande diversit&#233; de fichiers mp3 plut&#244;t qu'un faible nombre. Autrement dit, un CD suppl&#233;mentaire dans un rayonnage physique, co&#251;te proportionnellement beaucoup plus cher qu'un fichier mp3 suppl&#233;mentaire sur un serveur. Donc, alors que dans un environnement physique, la rentabilit&#233; r&#233;side seulement dans la vente &#224; un grand nombre d'exemplaires d'un faible nombre de produits diff&#233;rents - les best-sellers-, dans un environnement num&#233;rique, il devient aussi rentable, parce qu'&#233;conomiquement &#233;quivalent, de vendre un grand nombre de produits diff&#233;rents chacun &#224; un faible nombre d'exemplaires. C'est sur ces bases que naissent de nouveaux march&#233;s, de niches, qui viennent compl&#233;ter (et non remplacer) le march&#233; global.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;dition de sciences humaines, royaume des petits tirages risque d'&#234;tre concern&#233;e par ce mod&#232;le.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles sont donc les cons&#233;quences pour le secteur qui nous occupe ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Premi&#232;re cons&#233;quence&lt;/i&gt; : l'explosion documentaire. C'est un constat que nous faisons tous, le d&#233;veloppement d'Internet est synonyme d'une multiplication consid&#233;rable de documents soudainement rendus disponibles. On assiste &#224; une augmentation du nombre de revues purement &#233;lectroniques en cr&#233;ation, une multiplication des sites web de chercheurs, d'&#233;quipes et de projets de recherche, une explosion documentaire sur les archives ouvertes, la diffusion des rapports, etc. Tout cela est rendu possible par l'abaissement du co&#251;t de fabrication et diffusion des documents. C'est le premier principe d'Anderson : &#171; &lt;i&gt;make everything available&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Deuxi&#232;me cons&#233;quence&lt;/i&gt; : cette explosion est quand m&#234;me rendue possible et n'est viable &#233;conomiquement, selon le m&#234;me principe, que par une mise en facteur des moyens de production. Il y a 5 ou 6 ans, la plupart des revues &#233;lectroniques &#233;taient dispers&#233;es ; cela signifie une dispersion des comp&#233;tences et des moyens de production. Cette situation ne s'inscrit pas du tout dans la logique de la longue tra&#238;ne, pour laquelle il y a rentabilit&#233; des publications &#224; faible usage si elles sont agr&#233;g&#233;es sur une plate-forme unique. La logique de la longue tra&#238;ne est coh&#233;rente avec la mont&#233;e en puissance, au cours des derni&#232;res ann&#233;es des grosses plate-formes de diffusion de revues : Revues.org, CAIRN, Pers&#233;e, etc. Donc, l'explosion documentaire s'accompagne d'une concentration des plate-formes de publication.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;
Troisi&#232;me cons&#233;quence&lt;/i&gt; : le deuxi&#232;me slogan d'Anderson, qui compl&#232;te imm&#233;diatement le premier, c'est : &#171; &lt;i&gt;help me find it&lt;/i&gt; &#187;. C'est tout &#224; fait logique : l'explosion documentaire signifie que tout existe. On n'a plus de d&#233;cision de publication en amont. Dans ce contexte, les outils de recherche d'information deviennent strat&#233;giques. Google l'a compris avant les autres ; on ne peut s'&#233;tonner de la position que cette entreprise occupe. Pour ce qui nous concerne, on peut dire que d'une certaine mani&#232;re, dans l'ancien mod&#232;le, l'organisation &#233;ditoriale des publications reposait sur la notion de collection. Dans le nouveau contexte, le principe organisateur d'un point de vue &#233;ditorial, c'est le moteur de recherche (principalement).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Derni&#232;re cons&#233;quence&lt;/i&gt; : dans l'ancien mod&#232;le, seules les publications les plus rentables existent (font l'objet d'une d&#233;cision de publication favorable). La raret&#233; est donc du c&#244;t&#233; des publications. Dans le nouveau contexte, toutes les publications possibles existent. Ce sont donc les lecteurs qui deviennent rares. C'est le fondement de ce qu'on appelle l'&#233;conomie de l'attention, avec une cons&#233;quence importante : si ce sont les lecteurs qui sont rares et non les publications (relativement les unes aux autres), alors les barri&#232;res d'acc&#232;s aux documents (l'acc&#232;s sur abonnement par exemple) deviennent contre-productives. Le principe de la restriction d'acc&#232;s est contradictoire avec la logique de ce nouveau contexte. On voit donc que le mouvement de l'&lt;i&gt;open access&lt;/i&gt;, qui s'est d&#233;ploy&#233; avec une face politique et id&#233;ologique (libre acc&#232;s aux r&#233;sultats de la recherche) repose en fait sur une propri&#233;t&#233; tr&#232;s puissante de l'&#233;conomie des biens num&#233;riques. Il suffit de regarder les nouvelles revues purement &#233;lectroniques qui se cr&#233;ent. Aucune ne veut d'une barri&#232;re d'acc&#232;s sur abonnement ; parce que leur principal souci est d'&#234;tre lues et connues.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
Passons maintenant aux relations entre l'&#233;dition &#233;lectronique dans ses relations avec le fonctionnement du champ scientifique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ici, on constate des &#233;volutions qui ne sont pas le fait des &#233;volutions technologiques, mais plut&#244;t de l'organisation de la recherche, des &#233;volutions politiques et &#233;conomiques, ou propres aux paradigmes scientifiques. En revanche, on voit comment l'&#233;dition &#233;lectronique r&#233;pond plut&#244;t bien &#224; ces &#233;volutions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Premi&#232;re &#233;volution&lt;/i&gt; : l'acc&#233;l&#233;ration du rythme de communication. Comme la recherche est de plus en plus contractualis&#233;e et &#233;valu&#233;e, les pressions sur les &#233;quipes de recherche pour communiquer, publier, rendre compte publiquement de l'avanc&#233;e de leurs travaux vont croissant. Alors que l'&#233;dition classique avec des d&#233;lais de publications qui se comptent en ann&#233;es ne peut pas suivre le rythme, l'&#233;dition &#233;lectronique aide les chercheurs &#224; r&#233;pondre &#224; cette pression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Deuxi&#232;me &#233;volution&lt;/i&gt; : une modification de l'&#233;quilibre documentaire en faveur des formes courtes. Traditionnellement, la monographie est la forme canonique de la publication en sciences humaines. Aujourd'hui, on assiste &#224; une mont&#233;e en puissance de l'article comme forme &#171; normale &#187; et r&#233;mun&#233;ratrice pour les carri&#232;res des chercheurs. Cette &#233;volution a beaucoup de facteurs diff&#233;rents. L'influence de mod&#232;les de communication propres aux sciences exactes me semble &#234;tre l'un de ces facteurs. Quoi qu'il en soit, l'&#233;dition &#233;lectronique est bien positionn&#233;e pour r&#233;pondre &#224; cette &#233;volution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Troisi&#232;me &#233;volution&lt;/i&gt; : le renforcement du collectif dans le travail de recherche. Beaucoup de chercheurs le disent : la figure mythique du savant g&#233;nial isol&#233;, qui travaille dans son coin et r&#233;volutionne son domaine au bout de vingt ans d'obscurit&#233; n'existe pas (plus). La recherche scientifique, m&#234;me en sciences humaines, est aujourd'hui un travail d'&#233;quipe reposant sur une collaboration forte, &#224; tous les niveaux, entre chercheurs. L&#224; encore, les outils num&#233;riques sont tr&#232;s utiles pour r&#233;pondre &#224; ces besoins croissants de coordination.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;
Derni&#232;re &#233;volution&lt;/i&gt; : pas la plus simple &#224; cerner, elle concerne l'&#233;valuation de la recherche. Dans le mod&#232;le id&#233;al, comme il y a convergence entre les 3 dimensions, la d&#233;cision de publication sanctionne la valeur scientifique qui est consacr&#233;e par le succ&#232;s. Il ne me semble pas tout &#224; fait juste de dire que la communaut&#233; scientifique d&#233;l&#232;gue aux &#233;diteurs l'activit&#233; d'&#233;valuation car, dans les maisons d'&#233;dition, les directeurs de collection et les referees sont bien des coll&#232;gues ; ils font partie du monde universitaire. Le probl&#232;me est qu'il y a une divergence de plus en plus importante entre l'&#233;valuation de la qualit&#233; scientifique d'un travail et la d&#233;cision de publication. Dans le nouveau contexte, il n'y a pas de v&#233;ritable d&#233;cision de publication. Toute publication possible existe. L'&#233;valuation est donc n&#233;cessairement d&#233;plac&#233;e ailleurs. Il me semble qu'on se retrouve alors dans des situations documentaires assez connues en sciences dures qui vivent depuis longtemps des situations d'&#233;conomie de l'attention avec une abondance relative de publication (ce qui n'&#233;tait pas le cas des sciences humaines jusqu'&#224; aujourd'hui). Des syst&#232;mes bibliom&#233;triques du type ISI, des syst&#232;mes de classement des revues que l'on voit arriver en sciences humaines constituent des m&#233;canismes d'&#233;valuation diff&#233;rents. Il faudrait compl&#233;ter l'analyse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais pour finir sur cet aspect, poser une question qui me semble importante : cette &#233;volution du mode de fonctionnement du champ scientifique doit avoir des cons&#233;quences &#233;pist&#233;mologiques importantes. Quelles sont-elle ? Je me garderai bien de r&#233;pondre &#224; cette question maintenant. Je renvoie la question aux diff&#233;rentes communaut&#233;s scientifiques qui, me semble-t-il, doivent en d&#233;battre s&#233;rieusement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;dition &#233;lectronique et l'inscription sociale de la recherche scientifique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur cet aspect, il y a une bonne nouvelle et une mauvais nouvelle pour les chercheurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La bonne nouvelle, c'est que les r&#233;seaux num&#233;riques leur donnent de nouveau la possibilit&#233; d'intervenir directement dans le d&#233;bat public sans devoir passer sous les fourches caudines du formatage m&#233;diatique. Les blogs de chercheurs (ceux de &lt;a href='http://aixtal.blogspot.com/' class='spip_out'&gt;Jean V&#233;ronis&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.arhv.lhivic.org/' class='spip_out'&gt;Andr&#233; Gunthert&lt;/a&gt;,&lt;a href='http://coulmont.com/blog/' class='spip_out'&gt;Baptiste Coulmont&lt;/a&gt;, parmi d'autres, les revues intellectuelles en ligne, &lt;a href='http://www.laviedesidees.fr/' class='spip_out'&gt;La Vie des id&#233;es&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.telos-eu.com/' class='spip_out'&gt;Telos&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.sens-public.org/' class='spip_out'&gt;Sens Public&lt;/a&gt;) sont un moyen pour eux de prendre position dans le d&#233;bat public et de perp&#233;tuer d'une certaine mani&#232;re la position de l'intellectuel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mauvaise nouvelle (pour les chercheurs) maintenant, c'est que si les chercheurs peuvent de nouveau intervenir directement dans le d&#233;bat public, ils ne sont pas les seuls &#224; pouvoir le faire. Il sont m&#234;me plut&#244;t mis en concurrence avec....tout le monde ! Pire encore, la position de pr&#233;&#233;minence par l'expertise dont ils pouvaient se pr&#233;valoir (et sur laquelle ils comptent) est de moins en moins reconnue a priori...La manifestation de cela, c'est &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipedia' class='spip_glossaire'&gt;Wikipedia&lt;/a&gt; qui est une &#233;pine dans le pied de la communaut&#233; scientifique. La question qui est derri&#232;re ce ph&#233;nom&#232;ne est la suivante : quelle est d&#233;sormais la place, quelle reconnaissance pour la sp&#233;cificit&#233; des connaissances scientifiques, c'est-&#224;-dire de connaissances produites selon des normes professionnelles particuli&#232;res, dans la soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dernier ph&#233;nom&#232;ne int&#233;ressant : ce sont les usages non-contr&#244;l&#233;s des publications scientifiques. Dans un contexte d'acc&#232;s ouvert aux publications, avec la particularit&#233; des sciences humaines que les connaissances produites sont communiqu&#233;es en langage naturel (pas de rupture linguistique comme ailleurs), on voit des articles pointus, publi&#233;s dans des revues qui n'&#233;taient jusqu'&#224; r&#233;cemment consultables qu'en biblioth&#232;que universitaires, &#234;tre cit&#233;s dans des forums de discussion, sur des sites personnels, bref, dans des discussions courantes, sans &#234;tre pass&#233;es par le filtre de la vulgarisation patent&#233;e. C'est un ph&#233;nom&#232;ne mal connu &#224; mon avis, et pourtant assez passionnant.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de l'expos&#233;, j'ai essay&#233; de d&#233;passer les visions idylliques ou infernales, pour tenter de jeter un &#233;clairage sur un nouveau contexte de publication en &#233;mergence. Ce que j'ai d&#233;crit n'est &#233;videmment pas un instantan&#233; de la situation actuelle. Dans cet instantan&#233;, j'ai choisi de braquer le projecteur uniquement sur des &#233;l&#233;ments encore peu visibles, encore en &#233;mergence, et tent&#233; de montrer qu'ils &#233;taient la manifestation d'une logique assez puissante en cours de constitution &#224; l'int&#233;rieur des cadres h&#233;rit&#233;s dans lesquels nous agissons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS : Un grand merci tr&#232;s amical &#224; &lt;a href='http://www.calberac.org/' class='spip_out'&gt;Yann Calb&#233;rac&lt;/a&gt; et&lt;a href='http://www.ens-lsh.fr/vobry/0/fiche___annuaireksup/&amp;RH=LABORATOIRES' class='spip_out'&gt;Vanessa Obry&lt;/a&gt; qui ont eu la gentillesse de m'inviter &#224; m'exprimer au cours de cette apr&#232;s-midi et &#224; qui revient la paternit&#233; du titre de mon intervention !&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;dit photo : &#171; &lt;a href='http://www.flickr.com/photos/donsolo/2243154949/' class='spip_out'&gt;OMG MACRO !&lt;/a&gt; &#187;, par Don solo, en CC by-nc-sa 2.0, sur Flickr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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